Mondial : Salah titulaire pour le choc contre l’Australie
Le suspense n’aura duré qu’une journée. Annoncé incertain, Mohamed Salah est bien titulaire pour le choc des seizièmes de finale du Mondial face à l’Australie, ce vendredi, au Texas. Le capitaine égyptien, touché aux ischio-jambiers lors du dernier match de poule contre l’Iran (1-1), mène encore une fois la ligne offensive des Pharaons.
Jeudi, Hossam Hassan n’avait pas joué la carte du bluff : le sélectionneur reconnaissait qu’il n’était « pas sûr » de pouvoir aligner son joueur phare. Vingt-quatre heures plus tard, la feuille de match raconte une autre histoire. Salah est là, en tête d’affiche, crampons bien lacés, pour un rendez-vous qui peut marquer un tournant dans l’histoire de son pays en Coupe du monde.
À ses côtés, Omar Marmoush, attaquant de Manchester City, complète un duo pensé pour faire mal à une défense australienne disciplinée mais rarement confrontée à un tel volume de talent individuel. L’Égypte assume son statut : avec Salah, elle n’a plus le même visage, ni les mêmes ambitions.
Le numéro 10 arrive déjà lancé dans ce tournoi nord-américain : un but, deux passes décisives, une influence constante et cette statistique qui pèse lourd – en sélection, il tourne à un but tous les deux matches. Quand il est sur le terrain, l’Égypte croit davantage, ose davantage, presse plus haut. Sans lui, elle subit. Ce soir, elle attaque.
En face, l’Australie joue gros, elle aussi. Les deux nations partagent le même plafond de verre : aucune n’a encore gagné le moindre match à élimination directe en Coupe du monde. Le décor texan, dans l’enceinte habituellement réservée aux Dallas Cowboys, offre un cadre presque symbolique : grand stade, grandes lumières, grande occasion.
La tension sportive est claire : le vainqueur s’offre un huitième de finale face soit aux champions en titre emmenés par Lionel Messi, soit aux surprenants débutants du Cap-Vert. Deux destins radicalement différents, mais dans les deux cas, la promesse d’un match à haute exposition.
Pour l’instant, une certitude suffit à enflammer les supporters égyptiens : leur talisman est sur la pelouse. Blessé ou pas à 100 %, Salah démarre. Et avec lui, c’est tout un pays qui se remet à rêver de son premier grand soir en phase à élimination directe.



