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Mohamed Salah combatif après la débâcle de Trabzonspor en Ligue Europa

Trabzonspor a pris une claque, et Mohamed Salah avec. Jeudi soir, le club turc a été balayé 4-0 par Ferencvaros en Ligue Europa, une humiliation qui a fait exploser tout ce qui couvait déjà en coulisses.

L’attaquant égyptien, arrivé cet été après avoir tourné la page Liverpool, n’a rien pu faire. Titulaire, il a quitté la pelouse après 64 minutes, impuissant, alors que son équipe glissait tout droit vers l’élimination. Résultat : Trabzonspor quitte la Ligue Europa et retombe en Conference League.

Une défaite, une démission… et un refus

Le chaos ne s’est pas arrêté au coup de sifflet final. En conférence de presse, l’entraîneur Fatih Tekke a lâché une bombe : il annonçait sa démission.

« Je pense que j’ai le droit de me punir de cette façon », a-t-il déclaré, visiblement touché par la lourdeur du revers.

Mais la direction du club a vite refermé la porte. Dans un communiqué, Trabzonspor a expliqué que Tekke avait pris cette décision « sous l’effet de l’intensité émotionnelle causée par la défaite face à Ferencvaros », avant de préciser que sa démission n’était pas acceptée. Le coach reste en poste et sera bien « à la tête de notre équipe lors du match de championnat contre Amedspor ».

Un vestiaire secoué, un entraîneur sur la corde raide, une élimination précoce en Europe : le décor semblait parfait pour le doute. Salah a choisi l’inverse.

Salah prend la parole : « Trabzonspor est mon club »

Face à la tempête, le vétéran de 34 ans est sorti du silence. Sur les réseaux sociaux, il a signé un message fort, presque un manifeste de ses intentions.

« Rien dans ma carrière n’a jamais été facile », a-t-il écrit sur X. « Les mauvaises soirées et les déceptions font partie du football, et j’ai appris à les transformer en motivation et en trophées. »

Puis il s’est projeté, clairement, avec Trabzonspor : « Trabzonspor est mon club, et je fais partie de ce projet, corps et âme. La nuit dernière ne changera pas cela. Je sais que les attentes sont élevées, et je crois vraiment que nous pouvons et que nous allons répondre à ces attentes. “Je suis venu ici pour gagner” n’est pas juste un slogan pour moi.

Des mots lourds de sens pour un joueur qui a choisi, l’été dernier, de tourner le dos à la Premier League et à Liverpool après une rupture anticipée de contrat. Trabzonspor avait alors remporté la course à sa signature après la Coupe du monde, l’accueillant avec une ferveur impressionnante.

Un engagement total malgré le choc

À son arrivée, Salah avait déjà planté le décor : deux ans de contrat, et un objectif clair.

« Les derniers jours, c’est une expérience que je n’avais jamais vécue dans ma vie », avait-il confié lors de sa présentation. « Je suis ici pour gagner. Je veux gagner quelque chose avec ce club parce que vous m’avez montré tellement d’amour, et je l’apprécie vraiment. »

La gifle reçue face à Ferencvaros ne change donc pas son discours. Elle le durcit. L’Égyptien sait que les projecteurs se braquent sur lui, sur son entraîneur, sur un club qui l’a accueilli comme une star et qui attend des titres, pas des excuses.

La suite se jouera désormais sur deux fronts : une Conference League à rattraper et un championnat à assumer, avec Fatih Tekke toujours sur le banc et Salah au centre du projet. Reste une question brûlante : cette nuit noire en Europe servira-t-elle de déclic, ou de signal d’alarme pour la saison de Trabzonspor ?