Milan se tourne vers Brahim Diaz pendant l'ombre du départ de Leao
L’été s’échauffe à Milanello, et ce n’est pas seulement la température. Selon Calciomercato.com, citant le Corriere della Sera, l’AC Milan a réorienté son mercato offensif : la priorité se nomme désormais Brahim Diaz.
Le club lombard a vu lui filer entre les doigts Konstantinos Karetsas, parti à Borussia Dortmund pour 33 millions d’euros. Un coup dur pour la cellule de recrutement, contrainte de revoir son plan. La réponse a été rapide : revenir vers un visage connu, un joueur qui a déjà laissé son empreinte sur San Siro.
Brahim Diaz, le retour idéal ?
Les dirigeants milanais évaluent sérieusement l’idée de rapatrier l’international marocain. Le profil coche toutes les cases : créativité, connaissance du club, capacité à évoluer entre les lignes. Son précédent passage n’a rien d’anodin : 18 buts, 15 passes décisives en 124 rencontres, et un rôle concret dans la conquête du Scudetto 2022.
Pour Milan, un retour à San Siro est perçu comme le scénario idéal. Le joueur connaît le vestiaire, les attentes, la pression. Il n’aurait pas besoin de temps d’adaptation, un argument de poids dans un été où les Rossoneri doivent reconstruire sans perdre de terrain en Serie A et en Europe.
Le club ne se limite toutefois pas à une seule piste. Ethan Nwaneri et Matias Soule figurent aussi sur la liste. Deux paris d’avenir, deux profils plus prospectifs. Mais dans un contexte où l’équipe a besoin de certitudes immédiates, l’option Diaz garde une longueur d’avance, presque naturellement.
Leao, sept ans et un tournant
En parallèle, un autre dossier domine l’été milanais : l’avenir de Rafael Leao. C’est la grande histoire de départ de cette fenêtre de transferts.
Selon les mêmes sources, l’attaquant portugais a fait savoir qu’il considère son cycle à San Siro comme achevé après sept années. L’envie de changement est claire, assumée. Il se voit ailleurs, prêt à relever un nouveau défi.
Son premier désir le poussait vers la Premier League ou la Liga. Les deux championnats qui font rêver, les vitrines les plus exposées. Mais un élément clé manque : les offres concrètes. L’absence de propositions sérieuses en provenance d’Angleterre ou d’Espagne a progressivement rebattu les cartes.
Galatasaray en pole, la Turquie comme plan B… ou nouvelle scène principale ?
Dans ce vide laissé par les grands d’Angleterre et d’Espagne, une autre porte s’est ouverte. Galatasaray s’est avancé, avec un argument que peu de clubs peuvent proposer : la garantie de disputer la phase de ligue de la Champions League.
Le club stambouliote mène la course pour recruter Leao. Le joueur se montre réceptif à cette perspective. La Turquie n’était pas le premier choix, mais le projet, la visibilité européenne et le statut proposé changent la donne.
Reste une condition majeure : le salaire. Leao réclame un contrat à huit chiffres annuels, un montant très élevé, à la hauteur de son statut et de ses ambitions. Milan, de son côté, reste ferme sur un point : en cas de départ, ce sera via un transfert définitif. Pas de prêt, pas de formule hybride. Le club veut une vente claire, nette, capable d’alimenter une reconstruction offensive.
Un été charnière pour l’AC Milan
Entre la tentation de renouer avec Brahim Diaz et la possible fin de l’ère Leao, Milan se trouve à un carrefour. Le choix des prochains jours dira beaucoup de ce que le club veut être : une équipe qui capitalise sur ses anciens artisans du Scudetto ou une formation prête à tourner la page et à se réinventer.
Une chose est sûre : si Leao s’en va et que Diaz revient, San Siro ne ressemblera plus tout à fait au théâtre de 2022. Reste à savoir si ce changement marquera le début d’un nouveau cycle gagnant… ou le début d’une longue transition.




