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Le marché des reines : Paralluelo et les stars du football féminin

Le marché des reines : Paralluelo, Guijarro, Buhl… l’Europe s’arrache les patronnes du jeu

Quand la plupart des grands clubs ont déjà verrouillé leurs priorités, il reste encore une ombre gigantesque au-dessus du marché des transferts féminins : Salma Paralluelo.

La star de la finale de la Champions League, 22 ans, deux buts inscrits face à Lyon en mai, est libre. Et c’est tout sauf un détail.

Paralluelo, la bombe à retardement du mercato

Contrairement à Alexia Putellas, Ona Batlle ou Mapi León, le départ de Paralluelo n’a pas été acté avant la fin de la saison 2025-26. Le Barça voulait la garder, la joueuse hésitait encore.

Le verdict est tombé au fil des négociations : la buteuse a refusé la dernière offre catalane. Elle a ensuite dit non à Chelsea, le mois dernier, le club londonien refusant de monter jusqu’aux exigences salariales de l’internationale espagnole, estimées à plus d’1 million de livres par an selon The Athletic.

Résultat : une championne du monde 2023, capable de jouer sur un côté comme dans l’axe, décisive dans les plus grands rendez-vous, se retrouve au cœur d’une bataille à plusieurs étages. Arsenal, London City, Lyon, Paris Saint-Germain : tous ont été cités. Tous savent qu’une opportunité de ce calibre ne se présente quasiment jamais à ce stade du mercato.

Terland, l’équation délicate de Manchester United

Autre dossier brûlant : Elisabeth Terland.

Un an de contrat restant, 27 buts en 59 matchs avec Manchester United, et un club qui ne veut pas la voir partir libre dans douze mois.

The Athletic révélait en mai que United envisageait de la vendre cet été si une offre satisfaisante arrivait. La Norvégienne a déjà refusé une prolongation en novembre, avant que l’option d’une année supplémentaire soit activée en janvier. Elle souhaiterait rester, mais aucun accord n’a été trouvé.

Le départ de Melvine Malard vers Chelsea, contre un montant important, change la donne. L’attaque de United se vide, Terland devient encore plus essentielle. Et pendant ce temps, selon The Cutback, l’intérêt autour d’elle grandit au fil de ce mercato.

United peut-il se permettre de la sacrifier pour ne pas la perdre gratuitement l’an prochain ? Ou le transfert de Malard rend-il sa vente tout simplement impossible sportivement ? C’est le genre de décision qui marque une saison.

Barcelone sous pression : après Putellas et Paralluelo, Guijarro dans le viseur de Lyon

Barcelone a déjà vu partir Putellas, León, Batlle et Paralluelo. Une saignée au sommet de l’Europe.

Les dirigeants n’ont aucune envie d’ajouter un nom de plus à cette liste. Lyon, si.

Selon Mundo Deportivo, l’OL travaille sur un transfert de Patri Guijarro. Son contrat expire dans un an. Le club français serait prêt à tester la résistance du Barça avec une offre potentiellement record pour une milieu défensive, pour beaucoup la meilleure numéro 6 du monde. Des cadors anglais surveillent aussi la situation.

Barcelone veut prolonger. Lyon veut frapper fort. Le temps, lui, joue contre les Catalanes : laisser filer Guijarro gratuitement en 2026 serait un scénario catastrophique, sportivement comme symboliquement.

Leuchter, l’attaquante qui fait monter les enchères

Avec des options plus évidentes comme Khadija Shaw, Schroder ou Sam Kerr déjà indisponibles, les regards se tournent vers des buteuses encore sous contrat. Romee Leuchter est en première ligne.

Soulier d’or de la Première Ligue avec 18 buts en 20 matchs pour le PSG, 25 ans seulement, des chiffres déjà impressionnants et une marge de progression réelle. Le profil idéal pour un club en quête de garanties offensives.

Vrouwen Voetbal Nieuws affirmait qu’elle se dirigeait vers Chelsea, malgré l’intérêt du Bayern Munich et de Manchester United. Puis le deal s’est effondré, le PSG ayant relevé son prix à 1 million d’euros, toujours selon le même média. Dans le même temps, The Athletic assurait que Chelsea n’avait ciblé que Malard ces dernières semaines.

Quoi qu’il en soit, Paris chercherait désormais à prolonger Leuchter. Des clubs anglais et américains restent à l’affût. Le PSG sait qu’il tient une arme offensive rare, mais aussi un actif de marché précieux.

Mayra Ramirez, la tentation coûteuse du Real Madrid

Mayra Ramirez n’a pas joué une minute en 2025-26, plombée par une blessure aux ischio-jambiers. Cela n’a pas empêché son nom de circuler avec insistance du côté du Real Madrid.

En mars, ESPN évoquait l’intérêt madrilène pour l’attaquante de Chelsea, sous contrat jusqu’en 2028. En avril, le même média assurait que des discussions avaient été entamées avec les Blues.

Depuis, Madrid a investi très gros sur une autre avant-centre, la jeune Schroder, pour ce qui serait le deuxième plus gros transfert de l’histoire du football féminin. De quoi refroidir l’idée Ramirez. Son contrat long, le montant déjà payé par Chelsea il y a deux ans, le manque de profondeur des Blues au poste : tout pointe vers un dossier devenu presque irréaliste.

Mais le Real a montré avec Schroder qu’il voulait franchir un cap. Reviendra-t-il à la charge pour une joueuse qu’il apprécie clairement ? Impossible à exclure totalement, surtout si le projet féminin merengue s’accélère.

Buhl, l’éternel coup manqué du Barça… ou l’occasion à ne plus rater ?

Klara Buhl revient sur toutes les lèvres.

L’ailière allemande, 25 ans, n’a plus qu’un an de contrat au Bayern Munich. Elle avait déjà été ciblée par Barcelone, et avait avoué être « fière » de l’intérêt blaugrana. Aitana Bonmatí elle-même avait déclaré que Buhl était l’une des joueuses qu’elle rêverait de voir arriver en Catalogne.

Avec le départ de Paralluelo, le besoin d’un ailier de classe mondiale devient criant. Si le Barça a les moyens de se positionner dès cet été, l’opportunité est là. Attendre 2026, c’est prendre le risque de se faire doubler, comme l’an dernier.

Car Buhl n’est un secret pour personne. L’une des meilleures ailières du monde, courtisée par Manchester City, Chelsea, Arsenal, ainsi que par des grandes écuries américaines et françaises. Si Barcelone hésite encore, d’autres n’hésiteront pas.

Ella Toone, l’icône de United face à son choix

Imaginer Ella Toone ailleurs qu’à Manchester United paraît presque contre-nature. Et pourtant, à un an de la fin de son contrat, le scénario est bien réel.

Comme trois autres joueuses, son bail devait expirer cet été. Le club a déclenché une option d’un an en janvier. Marc Skinner expliquait alors que cela offrait un espace de négociation et du temps pour discuter d’une prolongation plus longue.

Six mois plus tard, rien n’a avancé. Interrogée en juin en sélection anglaise, Toone a reconnu qu’il était « temps de parler » et qu’elle devait choisir ce qui serait « le mieux pour elle ».

Supporter de United depuis l’enfance, formée au club, revenue en 2018 lorsque l’équipe première a été relancée, la meneuse de jeu incarne le projet. Mais les titres et la Champions League régulière se font attendre. Partir pour gagner plus vite ? Ou rester pour tenter de faire de United un prétendant permanent ? À 26 ans, elle arrive à un carrefour majeur. Les prétendants, eux, ne manqueront pas.

Kerolin, le pari XXL que le Barça rêve de boucler

Au milieu de ce jeu de chaises musicales, Barcelone sait qu’il doit reconstruire son attaque. Les buts perdus avec Putellas et Paralluelo obligent à agir fort.

La prolongation de Caroline Graham Hansen, annoncée mi-juillet, sécurise une pièce maîtresse. Mais le club travaille aussi sur un transfert de Kerolin. Arrivée à Manchester City en janvier 2025, la Brésilienne est au cœur de discussions entre les deux clubs, selon ge.

Le deal serait colossal : un record pour le Barça, supérieur à la somme payée pour Keira Walsh en 2022. Problème, les Catalanes auraient du mal à s’aligner sur la clause libératoire de la joueuse.

Si l’opération échoue, ou traîne, une autre équipe pourrait-elle se glisser dans la brèche ? Kerolin est polyvalente, décisive, capable de faire basculer un match à elle seule. Elle n’était pas censée être sur le marché cet été. Le simple fait que son nom circule à ce niveau peut déclencher une réaction en chaîne.

Fudalla, le secret le moins bien gardé de Bundesliga

En Allemagne, une autre attaquante a fait exploser les radars : Vanessa Fudalla.

Dans la Frauen-Bundesliga, seules Buhl et Cerci ont été impliquées directement dans plus de buts qu’elle. Devant le but, seules Cerci, Pernille Harder et Larissa Muhlhaus ont marqué davantage.

Élue joueuse de la saison du Bayer Leverkusen, Fudalla a confirmé que son sens du but n’était pas un feu de paille. Formée à Bayern Munich, redoutable avec la réserve, elle a enchaîné à Jena, puis surtout à RB Leipzig : 63 buts en 95 matchs de championnat, dont 20 en 42 rencontres de l’élite, avant de rejoindre Leverkusen l’été dernier.

Elle n’a signé que pour deux ans. Leverkusen, cinquième du dernier championnat, veut logiquement la prolonger. Mais vu son rendement et son âge – 24 ans – il serait étonnant qu’aucun club ambitieux ne tente sa chance.

Echegini, la pièce manquante du milieu offensif ?

Enfin, un dossier qui n’a pas quitté les radars de Chelsea : Jennifer Echegini.

En janvier, en pleine défense de titre ratée en WSL, les Blues cherchaient du talent capable de changer un match. Leur cible prioritaire : la milieu offensive polyvalente du PSG. Le club parisien a résisté, refusant toutes les offres.

La situation contractuelle de la Nigériane change le décor. Il ne lui reste plus qu’un an de contrat. Si Paris estime qu’elle ne prolongera pas, une vente cet été serait logique pour éviter un départ gratuit. Chelsea, en manque de tranchant offensif après sa pire saison devant le but depuis sept ans, pourrait revenir à la charge.

Avec son profil et son contrat qui s’amenuise, Echegini attire forcément d’autres regards. Et si elle brille à la prochaine Coupe d’Afrique des Nations féminine, prévue plus tard ce mois-ci, son prix comme le nombre de prétendants pourraient grimper encore.

Dans un mercato où les grandes attaquantes, les milieux dominantes et les ailières de haut vol se raréfient, chaque décision prise cet été peut redessiner la hiérarchie européenne pour plusieurs années. La question n’est plus de savoir qui bougera. Mais quels clubs oseront aller au bout de leurs ambitions.