Joshua Zirkzee : l'avenir entre Manchester United et la Juventus
Joshua Zirkzee, l’éternel pari de Manchester United, se retrouve de nouveau au carrefour de sa carrière. Et cette fois, la sortie pourrait bien le mener vers Turin.
United doute, la Juventus insiste
Selon la presse anglaise, Manchester United et la Juventus seraient engagés dans des discussions avancées pour un prêt de l’attaquant néerlandais, assorti d’une option d’achat d’environ 30 millions de livres. Un montant inférieur aux quelque 36,5 millions déboursés par les Mancuniens il y a deux ans, mais que les dirigeants considèrent désormais comme un reflet plus réaliste de sa valeur après deux saisons sans décollage.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes : cinq buts en 56 apparitions en Premier League. Pour un avant-centre censé s’imposer à Old Trafford, le bilan est maigre. Zirkzee n’a jamais réussi à s’installer comme titulaire, ni sous Ruben Amorim, ni sous Michael Carrick, après être arrivé sous les ordres d’Erik ten Hag en 2024. À 25 ans, il reste une promesse plus qu’une certitude.
Zirkzee veut encore y croire à Old Trafford
Le paradoxe est là : alors que United semble ouvert à un départ, Zirkzee, lui, ne pousse pas vers la sortie. Le Néerlandais serait prêt à rester et à se battre pour une place dans les plans de Carrick, convaincu que la perspective de jouer l’Europe avec Manchester United en 2026-2027 lui offrira davantage de minutes et un rôle plus important.
En janvier déjà, il souhaitait partir. Le club l’en avait alors empêché. Aujourd’hui, le discours a changé : les dirigeants ne ferment plus la porte à un prêt, avec cette option d’achat qui pourrait clore définitivement un dossier jamais vraiment maîtrisé.
Sur le terrain, le contraste est frappant. Zirkzee vient de signer une prestation convaincante lors du succès 5-0 en match de préparation contre Rosenborg. Mais dès que le niveau s’élève en Premier League, son influence s’évapore. Dans la hiérarchie actuelle, il reste derrière Benjamin Sesko et Mateus Cunha, et le possible retour en force de Marcus Rashford pourrait encore le repousser un peu plus dans l’ombre.
Turin se tourne vers Zirkzee
La Juventus, elle, avance. Le club piémontais cherchait d’abord à boucler l’arrivée de Kolo Muani en provenance du Paris Saint-Germain, après son prêt peu concluant à Tottenham la saison passée. Les négociations auraient cependant buté sur le prix, au point de faire dérailler l’opération.
Alors la Juve a changé de cible. Rapidement. Zirkzee est devenu la priorité, avec l’idée de l’installer comme nouveau point d’ancrage offensif. Les dirigeants turinois auraient déjà reçu des signaux positifs de la part de l’entourage du joueur, séduit par la perspective d’un retour dans un championnat qu’il connaît bien.
Car l’attaquant néerlandais n’arriverait pas en terrain inconnu. Il a déjà goûté à la Serie A, d’abord en prêt à Parma, puis durant deux saisons à Bologna. Là-bas, il a trouvé un cadre tactique qui colle davantage à son profil : un attaquant associatif, à l’aise dos au but, capable de participer au jeu entre les lignes plutôt que de vivre uniquement pour la surface.
Serie A, terre promise ?
Zirkzee verrait dans un retour en Italie un environnement plus favorable à son football. Le rythme, les espaces, la dimension tactique : tout semble mieux convenir à son jeu qu’un championnat anglais plus direct, plus exigeant physiquement, où il n’a jamais réussi à imposer sa touche.
La Juventus ne serait pas seule sur le coup. Roma suivrait le joueur depuis longtemps et resterait intéressée. Mais le club turinois apparaîtrait aujourd’hui comme le prétendant le plus sérieux, avec un dossier plus avancé et une volonté claire de boucler rapidement l’affaire.
À Manchester, on ne s’y oppose plus vraiment. Entre un joueur qui n’a jamais trouvé la régularité attendue, une concurrence féroce en attaque et un club prêt à encaisser une somme correcte pour rééquilibrer son effectif, tous les ingrédients d’une séparation à l’amiable sont réunis.
Reste une question : Zirkzee saisira-t-il enfin sa chance loin d’Old Trafford, ou restera-t-il le symbole d’un talent qui, pour l’instant, n’a brillé qu’à éclipses ?



