Marc Guehi incertain pour le quart de finale contre la Norvège
L’Angleterre pensait avoir lancé son Mondial pour de bon. Une victoire 3-2 arrachée au Azteca Stadium face au Mexique, un Jude Bellingham irrésistible, un Harry Kane encore buteur pour la sixième fois dans la compétition. Le décor semblait idéal avant un quart de finale face à la Norvège, samedi soir, au Miami Stadium.
Puis la mauvaise nouvelle est tombée.
Un pilier défensif sur la sellette
Selon Sky Sports News, Marc Guehi est désormais un « sérieux doute » pour ce quart de finale. Le défenseur de Manchester City a quitté Mexico avec une douleur aux ischio-jambiers, contractée lors de la bataille de 90 minutes au Azteca. Depuis, plus aucune trace de lui à l’entraînement collectif à la veille du choc.
Le staff se veut rassurant : la blessure du joueur de 25 ans ne serait pas grave. L’Angleterre garde l’espoir de le voir tenir son rang, au moins pour une partie de la rencontre, face à Erling Haaland et à une Norvège qui avance sans complexe. Mais l’alerte est sérieuse. Et elle tombe au pire moment.
Car ce quart de finale n’est pas un rendez-vous comme les autres. Sur le papier, le classement FIFA et l’histoire donnent un net avantage aux Three Lions. Sur la pelouse, il y aura Haaland, l’un des attaquants les plus redoutés au monde, déjà devenu l’attraction de ce Mondial par son impact, ses buts, mais aussi sa personnalité hors du terrain.
Perdre son patron défensif dans ce contexte, même temporairement, change tout.
Dan Burn, géant de secours
L’Angleterre ne veut pas se retrouver prise au dépourvu. Si Marc Guehi est jugé inapte au coup d’envoi, Thomas Tuchel a déjà une solution en tête : Dan Burn. Le géant anglais pourrait être propulsé dans le onze de départ pour former la charnière avec Ezri Konsa, le défenseur d’Aston Villa.
Burn n’a joué qu’un quart d’heure contre le Mexique. Quinze minutes suffocantes, à défendre sa surface comme une forteresse. Six dégagements en un temps record, un chiffre qui en dit long : aucun remplaçant n’avait autant dégagé de ballons dans un match de Coupe du monde depuis le sacre de l’Angleterre en 1966.
Un signe. Ou un avertissement. Le message est clair : s’il faut aller au combat aérien face à Haaland, Burn est prêt.
Une défense décimée à droite
Le problème ne se limite pas à l’axe. Le côté droit de la défense anglaise se délite un peu plus chaque jour. Jarell Quansah, exclu directement lors de la victoire à Mexico, a écopé de deux matches de suspension. Fin de Mondial ou presque pour lui.
Tino Livramento, lui, n’a même pas eu le temps de découvrir la compétition. Blessé avant le premier match, il a quitté le groupe, laissant un vide supplémentaire dans une zone déjà fragile.
Dans ce paysage accidenté, une bonne nouvelle tout de même : Reece James pourrait faire son retour dans le onze après ses propres soucis aux ischio-jambiers. Un pari calculé, mais un pari quand même. Car face à la Norvège, chaque duel, chaque sprint, chaque replacement défensif comptera.
Rice isolé, Tuchel sous pression
Comme si cela ne suffisait pas, Declan Rice est tenu à l’écart de ses coéquipiers depuis plusieurs jours en raison d’un virus intestinal. Le milieu, pièce maîtresse de l’équilibre anglais, prépare ce quart de finale loin du groupe, entre soins et précautions sanitaires.
Tuchel voit donc son plan initial grignoté de toutes parts. Un défenseur central incertain, un couloir droit amputé, un milieu clé malade. À l’approche d’un match couperet, ce n’est plus une simple gestion d’effectif, c’est un numéro d’équilibriste.
Face à eux, la Norvège avance sans le poids du costume de favori, portée par Haaland et par une équipe qui n’a rien à perdre. L’Angleterre, elle, sait qu’un faux pas serait vécu comme un échec majeur.
La question n’est plus seulement de savoir comment arrêter Haaland. Elle est désormais plus brute, plus inquiétante : avec quelle défense l’Angleterre va-t-elle tenter de le faire ?



