Marc Cucurella rejoint le Real Madrid en 36 heures
Marc Cucurella n’a pas eu besoin de tourner longtemps autour de la question. Son transfert au Real Madrid s’est décidé à une vitesse rare pour un joueur de ce niveau, au point qu’il reconnaît à peine avoir eu le temps d’envisager une autre destination.
Le latéral gauche espagnol, officiellement arrivé au Bernabéu cet été, vient renforcer l’un des rares postes que José Mourinho voulait absolument consolider avant la nouvelle saison. Plusieurs clubs suivaient son dossier, dont Barcelona et l’Atletico Madrid, mais tout a basculé dès que le Real Madrid est entré dans la danse.
Un transfert éclair
En entretien avec El Mundo, l’ancien défenseur de Chelsea a raconté les coulisses d’une opération menée tambour battant. À peine amorcées, les discussions ont filé à toute allure.
« Je pense que tout s’est fait en un jour et demi ou deux. Pour moi, c’était bien mieux comme ça – beaucoup plus rapide, sans prise de tête », explique-t-il. Pas de feuilleton, pas de suspense étiré sur des semaines : une offre, une conviction, une décision.
Il admet avoir jeté un œil à d’autres options avant de trancher. Mais l’appel du Real Madrid a tout balayé.
« Au final, jouer pour le Real Madrid est un honneur et peu de joueurs peuvent dire ça, donc je n’ai eu aucun doute. Je crois que moi comme mes proches – ma famille – on était tous d’accord : c’était une opportunité qu’on ne pouvait pas laisser passer, et je suis très heureux de la décision prise. »
En à peine deux jours, Cucurella est passé du statut de joueur courtisé à celui de recrue madrilène, sans cette zone grise d’incertitude qui accompagne d’ordinaire les grands transferts.
De La Masia au Bernabéu
Ce qui donne une saveur particulière à ce mouvement, c’est évidemment son passé à Barcelona. Formé à La Masia avant de faire son trou ailleurs, le défenseur débarque désormais chez le grand rival, un chemin qui ne laisse jamais les supporters indifférents.
Certains se sont interrogés : comment un produit de l’école catalane vit-il le fait de signer au Real Madrid ? Cucurella, lui, ne laisse aucune place au romantisme mal placé. Il parle de carrière, d’ambition, de marche à gravir.
« La vie a différentes étapes. Là, j’ai dû prendre une décision importante et je n’ai aucun doute ; je pense que c’est un énorme pas pour moi. Quand tu es enfant, tu rêves de jouer pour les grands clubs, et je pense que le Real Madrid en fait partie. C’est l’équipe qui a le plus de titres de Champions League au monde et j’espère gagner des trophées avec elle et y vivre une période magnifique. »
Les sentiments d’enfance laissent la place à la réalité du très haut niveau : on ne refuse pas un club qui domine l’Europe, encore moins quand il vous propose un rôle clé.
Le rôle décisif de Mourinho
Derrière le blason, il y a aussi un entraîneur. José Mourinho a pesé lourd dans la balance. Le Portugais avait coché le nom de Cucurella très tôt, en faisant l’une de ses priorités sur le marché.
Le premier contact a été direct, sans détour. Le discours a fait mouche.
« On a discuté et il m’a dit qu’il avait vraiment envie de travailler avec moi, que je m’adapterais très bien, et que le Real Madrid était un grand club. Ensuite, c’est tout, il m’a souhaité le meilleur pour la Coupe du monde et m’a dit qu’on se verrait à Madrid. »
L’idée que Mourinho se soit battu bec et ongles pour obtenir sa signature a rapidement circulé. Interrogé sur l’hypothèse d’un ultimatum lancé par le coach à ses dirigeants, Cucurella coupe court.
« Est-ce qu’il a dit : “C’est lui ou je ne signe aucun latéral gauche” ? Non, je ne sais pas s’il a dit ça. »
Ce qu’il sait en revanche, c’est que la volonté de Mourinho était claire. Pour un joueur, entendre un entraîneur de ce calibre affirmer qu’il vous veut, vous, à ce poste précis, pèse lourd dans un choix de carrière.
En quelques heures, tout s’est aligné : l’appel du Real Madrid, la parole de Mourinho, l’envie de franchir un cap. Le reste appartient déjà à l’histoire du mercato. La suite, elle, se jouera sur la ligne blanche du Bernabéu.



