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Manchester United en crise : mercato sous pression avec Lewis-Skelly et Zirkzee

La saison de Manchester United a commencé par un coup de froid. Une gifle, même. Battus 2-0 par le promu Hull dès la première journée, les Mancuniens ont vu, en 90 minutes, toutes leurs urgences de recrutement exposées au grand jour.

Un couloir gauche en alerte, un effectif déséquilibré, la Ligue des champions qui arrive à grands pas : le club n’a plus le droit à l’erreur d’ici la fermeture du marché le 1er septembre.

Un besoin criant au poste de latéral gauche

Le poste de latéral gauche est au cœur des préoccupations. Manchester United scrute le marché, et deux noms sont revenus avec insistance : le jeune d’Arsenal Myles Lewis-Skelly et Lewis Hall de Newcastle.

Myles Lewis-Skelly, profil polyvalent et très suivi, a bien été discuté entre clubs. Arsenal, selon les informations rapportées, ne s’est pas caché : un départ était envisageable, mais pas à n’importe quel prix. Et c’est précisément là que tout a coincé pour United.

D’après David Ornstein (The Athletic), le montant réclamé a été jugé « trop élevé » par les dirigeants de Manchester United, qui ont alors décidé de se retirer du dossier et de concentrer leurs efforts sur une cible de longue date : Carlos Baleba, en provenance de Brighton.

Mikel Arteta a ensuite fermé la porte publiquement : il se dit « à 100 % » certain que Lewis-Skelly restera à Arsenal. Message clair. Dossier refermé.

Même scénario ou presque pour Lewis Hall. Le latéral gauche de Newcastle plaît aussi à United, mais là encore, le prix refroidit les ardeurs mancuniennes. Hall discute désormais d’une prolongation à Newcastle, avec, en prime, une place annoncée dans le groupe de leaders du vestiaire sous les ordres du nouveau manager Matthias Jaissle. Une autre piste qui s’éloigne.

Un milieu renforcé, mais un effectif encore incomplet

Au milieu, Manchester United a déjà bougé. Andrey Santos est arrivé de Chelsea, Youri Tielemans a été recruté à Aston Villa, et Carlos Baleba est en route depuis Brighton. Sur le papier, la ligne médiane gagne en volume, en technique et en options.

Mais le constat reste brutal : pour rivaliser en Premier League et assumer en plus une campagne de Ligue des champions, cet effectif a encore besoin de renforts à plusieurs postes. La défaite face à Hull n’a fait que le rappeler avec fracas.

Les deux prochaines semaines s’annoncent décisives. Les besoins sont identifiés, les cibles aussi, mais les contraintes financières et les exigences des clubs vendeurs compliquent chaque négociation.

Aston Villa entre dans la danse pour Zirkzee

Pendant que United cherche à se renforcer, un départ majeur se précise. Joshua Zirkzee, en difficulté à Old Trafford, est plus proche de la sortie que jamais.

L’attaquant néerlandais est fortement lié à un transfert vers Napoli. Mais ce mouvement est à l’arrêt : le club italien doit d’abord vendre avant de finaliser l’opération. Ce blocage a ouvert une brèche dont d’autres clubs tentent de profiter.

Aston Villa s’y est engouffré. Selon Fabrizio Romano, le club de Birmingham a récemment « passé un coup de fil » à Manchester United pour se renseigner sur la situation de Zirkzee. Un intérêt encore à un stade précoce, mais bien réel.

Le timing n’a rien d’anodin. Villa a profondément remodelé son effectif cet été, avec les départs de Lucas Digne, Morgan Rogers, Ezri Konsa et… Youri Tielemans, justement parti à United. Dans l’autre sens, plusieurs recrues ont débarqué, dont deux anciens de Manchester United : Alejandro Garnacho et Aaron Wan-Bissaka.

Dans ce contexte de grands travaux, Zirkzee représente une opportunité offensive intéressante pour Villa, surtout si le dossier Napoli continue de traîner.

Deux semaines pour éviter une saison piégée

Entre des pistes abandonnées pour cause de prix jugés excessifs, un latéral gauche toujours introuvable et un attaquant sur le départ, Manchester United aborde la fin du mercato sous tension.

Le club a déjà renforcé son milieu, mais la gifle reçue face à Hull a rappelé une vérité simple : sans un recrutement ciblé, rapide et efficace, la saison peut vite se transformer en course derrière les autres.

Il reste une quinzaine de jours. Suffisant pour corriger le tir ? Ou le début d’une année passée à courir après les erreurs de l’été ?