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Manchester United : aucun départ prévu avant la fermeture du mercato

À dix jours de la fermeture du mercato estival en Premier League, Manchester United s’active encore… mais dans un seul sens. Michael Carrick, lui, ne voit pas son vestiaire se vider avant la deadline.

L’entraîneur de United ne s’attend tout simplement pas à des sorties majeures. Ni même à des sorties tout court.

« Pas à moi, non », a-t-il lâché quand on lui a demandé si des joueurs lui avaient fait part de leur envie de partir. Relancé sur la possibilité de conserver le même groupe au moins jusqu’à l’hiver, il a enchaîné : « Oui, au moins. Je ne sais pas ce qui peut sortir, je ne sais pas ce qui peut venir d’ailleurs. On peut contrôler ce qu’on peut contrôler. Je suis vraiment content de l’effectif qu’on a pour l’instant, et sinon, on veut l’améliorer. »

Un mercato animé… mais surtout à l’entrée

Le club prépare une troisième recrue au milieu de terrain et cherche encore à se renforcer au poste de latéral gauche. En revanche, les gros mouvements dans le sens des départs se font attendre.

Le cas Manuel Ugarte illustre ce virage. Longtemps promis à un départ, le milieu a vu son avenir basculer avec une grave blessure au genou lors de la Coupe du monde. Son nom circulait, sa situation semblait ouverte, tout s’est refermé brutalement.

Même scénario figé pour Marcus Rashford : Barcelona n’a pas levé son option d’achat à 26 millions de livres. Résultat, l’attaquant reste à Old Trafford. Pour Andre Onana, United espérait une vente définitive, mais a dû se résoudre à un nouveau prêt d’une saison.

Les arrivées, elles, sont bien concrètes. Trois joueurs ont déjà rejoint le vestiaire : Karl Darlow, Andrey Santos et Youri Tielemans. De quoi donner de la matière à Carrick, qui affiche une sérénité presque déconcertante face à l’agitation du marché.

Le cas Zirkzee, seule vraie incertitude

S’il doit y avoir du mouvement, il pourrait bien porter un seul nom : Joshua Zirkzee.

L’attaquant néerlandais attire les regards en Italie. Il avait tenté de forcer la porte en janvier pour trouver un temps de jeu plus conséquent. Refus net du club. Derrière, il a manqué la Coupe du monde avec les Pays-Bas. Frustration assumée.

Les derniers jours du mercato pourraient raviver le dossier. Pour l’instant, Carrick se retranche derrière un constat simple : aucun joueur n’est venu frapper à sa porte pour réclamer un départ. Tant que la situation reste ainsi, United verrouille.

Carrick, loin des coups de pression à la Mourinho

Sur le mercato, le technicien ne joue pas la carte du conflit. Il a bien rappelé récemment que le club devait « continuer à pousser » sur les transferts, mais sans le moindre dérapage public.

Le contraste avec 2018 est évident. À l’époque, José Mourinho n’avait pas caché son mécontentement lors de la tournée de pré-saison aux États-Unis, s’agaçant ouvertement de la gestion des arrivées. Sa relation avec Ed Woodward s’était ensuite tendue tout l’été. Carrick était déjà là, dans le staff, témoin direct de la fracture.

Interrogé sur ce qu’il avait retenu de cette période, il a mis l’accent ailleurs : sur le terrain, sur le travail, sur la structure.

« J’ai été vraiment content de la structure de la pré-saison », explique-t-il. Il aurait aimé récupérer certains joueurs plus tôt, bien sûr, mais il savoure aussi d’avoir vu plusieurs des siens aller loin en Coupe du monde.

Surtout, il insiste sur la dynamique : le retour progressif des joueurs, la qualité des séances, le visage du groupe. « On peut être content de beaucoup de choses », résume-t-il.

La vraie réponse viendra avec le coup d’envoi

Carrick ne se raconte pourtant pas d’histoires : « On sait tous que la pré-saison, c’est une chose, et qu’une fois que la saison commence, c’est une toute autre histoire. » La préparation ne reste, à ses yeux, qu’un socle.

Une base, rien de plus. À partir de là, il réclame de « grands pas » au fil des semaines pour avancer.

Le mercato va se refermer, les rumeurs vont retomber. Si aucun départ majeur ne se concrétise, Carrick aura ce qu’il voulait : la continuité, un groupe stable, quelques renforts ciblés. Reste une question, brutale et simple : avec cet effectif-là, United peut-il réellement tenir le rythme de la saison qui arrive ?