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Manchester City en pleine forme face à Sunderland

Manchester City avance sans lever le pied. Sans Pep Guardiola, mais avec la même faim. Sous les ordres d’Enzo Maresca, les champions d’Angleterre ont remporté tous leurs matches officiels depuis le début de saison et abordent la réception de Sunderland comme un rouleau compresseur déjà lancé.

Le succès, controversé, dans le derby mancunien a servi de déclic émotionnel. Avant cela, City avait déjà frappé fort en Ligue des champions avec un 2-0 maîtrisé sur la pelouse du FC Porto. Retour à l’Etihad, confiance maximale, dynamique parfaite : tout pointe vers une nouvelle après-midi très longue pour Sunderland.

City en pleine confiance, Sunderland face au mur

Les bases sont claires. La projection la plus logique, c’est une victoire nette des locaux. Le score annoncé par les pronostiqueurs donne le ton : 3-0 pour Manchester City, avec un doublé d’Erling Haaland et un but de Rayan Cherki.

Les chiffres soutiennent ce scénario. City reste sur cinq victoires consécutives toutes compétitions confondues depuis sa défaite au Community Shield contre Arsenal. La saison dernière, les Cityzens n’avaient perdu que deux fois en 19 rencontres de championnat à l’Etihad Stadium. Leur stade est redevenu une forteresse.

En face, Sunderland découvre les exigences du très haut niveau sur plusieurs fronts. Les Black Cats ont savouré leur première sortie en Europa League mercredi, avec une victoire 1-0 contre AZ Alkmaar. Belle soirée européenne, oui. Mais le championnat raconte une autre histoire, surtout face aux gros.

Le week-end dernier, Arsenal est venu s’imposer 2-0 au Stadium of Light, là où les deux équipes s’étaient quittées sur un 2-2 la saison passée. Cette fois, Sunderland se déplace chez le vice-champion, dans un stade où il n’avait déjà pas trouvé la faille l’an dernier (0-0). Le problème, c’est que leur rendement loin de leurs bases reste fragile : huit défaites sur 19 déplacements la saison passée, seulement cinq victoires, et aucun succès en deux matches de championnat à l’extérieur cette saison (un nul, une défaite).

Une défense de City nettement durcie

La grande différence avec la saison dernière, c’est l’assise défensive de City. L’équipe de Maresca vient d’enchaîner trois clean sheets toutes compétitions confondues. Derrière, le bloc a gagné en stabilité, et les chiffres le confirment.

Les dernières confrontations entre les deux clubs vont dans le même sens : lors des trois derniers duels, jamais les deux équipes n’ont marqué dans le même match. D’un côté, une défense mancunienne qui verrouille. De l’autre, une équipe de Sunderland dont quatre des cinq dernières rencontres n’ont vu qu’une seule formation trouver le chemin des filets.

Dans ce contexte, l’hypothèse d’un succès de City sans encaisser le moindre but s’impose naturellement. Le pari combiné victoire de Manchester City et « les deux équipes ne marquent pas » prend tout son sens.

Les compos probables : Cherki chef d’orchestre, Brobbey en pointe

Sur le papier, City devrait aligner un onze très offensif :

  • Donnarumma – Nunes, Guehi, Dias, Gvardiol – Anderson, Fernandez, Allan – Cherki, Semenyo, Haaland.

En face, Sunderland devrait se présenter avec :

  • Roefs – Mukiele, Danso, Ballard, Alderete – Xhaka, Sadiki – Meunier, Le Fée, Angulo – Brobbey.

Tout indique un scénario classique : City monopolise le ballon, Sunderland se replie bas, tente de jaillir en contre en s’appuyant sur Brian Brobbey. Ce plan de jeu avait déjà posé des problèmes à Arsenal, qui avait eu besoin d’un éclair de Bruno Guimarães pour faire sauter le verrou.

Cherki, le détonateur contre le bloc bas

C’est précisément là que Rayan Cherki devient central. Dans les petits espaces, à l’entrée de la surface, le Français fait la différence. Son centre de gravité bas, sa capacité à glisser entre les lignes, à éliminer dans un mouchoir de poche : c’est ce profil qui fissure les blocs bas.

Cherki est déjà le meilleur passeur de City en championnat. Son début de saison parle pour lui : deux buts et deux passes décisives en quatre matches de Premier League. Il sort pourtant d’un derby frustrant, limité à 45 minutes et sans vraie influence sur le jeu. De quoi attiser sa volonté de marquer ce match de son empreinte.

La saison dernière, il avait empilé 12 passes décisives en championnat. Il semble parti pour viser à nouveau les doubles chiffres. Face à une équipe qui va s’enfermer devant sa surface, son rôle de créateur devient essentiel. Le pari d’une nouvelle passe décisive de Cherki s’inscrit dans cette logique.

Haaland, la dernière cible à faire tomber

Il reste un détail, et pas des moindres. Depuis son arrivée à Manchester City, Erling Haaland a affronté 25 adversaires différents en Premier League. Il a marqué contre 24 d’entre eux. Le seul à lui résister encore ? Sunderland.

Difficile d’imaginer que le Norvégien n’y pense pas en entrant sur la pelouse de l’Etihad. Un but, et il aurait marqué contre chacune des équipes de Premier League qu’il a croisées. Une case de plus à cocher dans une carrière déjà obsédée par les statistiques.

Les signaux sont au vert. Haaland reste sur six buts lors de ses quatre dernières rencontres toutes compétitions confondues. Il domine déjà le classement des buteurs avec quatre réalisations en quatre journées de championnat. Signe fort : lors de ces quatre derniers matches, chaque but inscrit par le Norvégien a ouvert le score.

Dans un City qui démarre souvent fort à domicile, le voir frapper le premier paraît plus qu’envisageable. Si Sunderland est le dernier bastion à faire tomber, Haaland n’a jamais semblé aussi prêt à l’ajouter à sa collection.