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Manchester City recrute Ayyoub Bouaddi pour 100 M€

Manchester City a trouvé son nouveau joyau au milieu. Le club anglais a conclu un accord avec Lille pour le milieu international marocain Ayyoub Bouaddi, dans un transfert pouvant atteindre 100 M€ (86 M£).

City versera un montant fixe de 81,3 M£, assorti de 4,3 M£ de bonus. À 18 ans seulement, Bouaddi va devenir le transfert le plus cher de l’histoire pour un adolescent en Premier League, dépassant les 58,9 M£ déboursés par Manchester United pour Leny Yoro, lui aussi arraché à Lille en 2024.

Un prix record, une conviction claire

Lille a obtenu exactement ce qu’il réclamait depuis le début des discussions. Le club nordiste a tenu sa ligne, convaincu de la valeur de son milieu, l’une des révélations de la dernière Coupe du monde avec le Maroc. City, déterminé à remodeler son entrejeu, a fini par céder au prix fort.

Ce montant astronomique s’inscrit dans une fenêtre de transferts déjà historique pour les champions d’Angleterre, qui ont déjà conclu un accord record à 116 M£ pour Elliot Anderson en provenance de Nottingham Forest. Avec Bouaddi, City enchaîne un deuxième investissement massif au milieu de terrain.

Refaire un milieu orphelin de ses patrons

Le chantier est immense. Rodri, Bernardo Silva et Tijjani Reijnders ont quitté le club, laissant un vide considérable au cœur du jeu. Dimanche, face à Bournemouth, c’est Marc Guehi qui a débuté dans l’axe du milieu, symbole d’un effectif en recomposition et d’un entraîneur contraint à l’expérimentation.

City ne s’arrête pas là. Le club suit aussi de près Enzo Fernandez (Chelsea) et Manu Kone (Roma) pour renforcer encore ce secteur, alors que l’avenir de Nico Gonzalez, ciblé par Newcastle, reste incertain.

Mais la pierre angulaire de ce nouveau milieu pourrait bien être Bouaddi.

Le profil : sentinelle ou meneur avancé

Bouaddi arrive avec une étiquette claire : polyvalence et personnalité. Capable d’évoluer en sentinelle devant la défense comme dans un rôle plus avancé, il offre à City des options tactiques précieuses. Un joueur qui peut casser les lignes, mais aussi protéger sa défense. Un relayeur moderne, à la fois récupérateur et organisateur.

Pour un club en quête d’un successeur à Rodri, la question s’impose : Bouaddi est-il l’héritier désigné ?

Le monde l’a découvert au Mondial

Ceux qui ont suivi la dernière campagne mondiale du Maroc connaissent déjà son nom. Les autres se souviennent peut-être simplement de ce jeune milieu aux boucles épaisses, impossible à manquer, qui a imposé son style sans trembler sur la plus grande scène internationale.

Son tournoi a marqué les esprits, notamment lors d’un match de poules face au Brésil. Dans un milieu rempli d’expérience, avec Casemiro et Bruno Guimaraes côté brésilien, c’est Bouaddi qui a illuminé la rencontre. Son aisance dans les duels, sa capacité à dicter le tempo et à résister à la pression ont attiré les regards… et les carnets de notes.

Carlo Ancelotti, alors sur le banc brésilien, n’a pas été le premier entraîneur à se surprendre à ruminer sur ce jeune adversaire qui gagnait plus de duels que ses propres cadres. Mais ce soir-là, le contraste a frappé tout le monde.

Un pari colossal, un message au reste de l’Europe

En alignant une telle somme sur un joueur de 18 ans, City envoie un signal fort : le club ne se contente pas de combler des départs, il veut redessiner son futur autour de talents capables de marquer une décennie.

Bouaddi arrive dans un vestiaire où la concurrence sera féroce, dans un championnat où chaque erreur se paie cash. Mais s’il parvient à reproduire la sérénité et l’autorité affichées avec le Maroc, le débat sur son statut ne durera pas longtemps.

City cherchait l’héritier de son patron du milieu. Le club vient de miser 100 M€ sur l’idée que la réponse porte un nom : Ayyoub Bouaddi.