Manchester City fixe le prix de Rodri : 70 M£ ou rien
Manchester City a posé ses conditions, et elles sont brutales : selon The Times, le club anglais ne laissera partir Rodri qu’en cas d’offre à hauteur de 70 millions de livres. Pas un centime de moins.
Le FC Barcelona pensait pourtant avoir fait le plus dur. Les Catalans sont revenus à la charge avec une deuxième proposition, revue à la hausse : 51,3 M£ plus 5 M£ de bonus pour le milieu de 30 ans. Une offre jugée sérieuse, voire décisive, dans les coulisses espagnoles.
City n’a pas tremblé. Réponse nette : « inacceptable ».
Barcelone recalé, City durcit le ton
Cette deuxième offensive du Barça était largement annoncée comme celle qui devait débloquer le dossier. Dans un marché tendu, mettre plus de 50 M£ fixes sur un milieu de terrain déjà trentenaire n’a rien d’anodin.
Mais à Manchester, on ne parle pas d’un joueur quelconque. Rodri est au cœur du système depuis des années, pièce maîtresse des quatre titres de Premier League remportés sous ses ordres et artisan majeur du sacre en Champions League en 2022-2023.
City l’assume : pour priver Pep Guardiola de son régulateur, il faudra payer le prix fort. Le message envoyé à Barcelone est clair, presque provocateur : 70 M£, sinon le dossier s’arrête là.
Reste à savoir si le club catalan aura les moyens – ou la volonté – de monter encore. Pour l’instant, rien n’indique une troisième offre immédiate. Le Barça pourrait choisir d’attendre, de voir comment évolue la situation du joueur à l’approche de la fin de son contrat.
Rodri ne veut pas prolonger
Un élément pèse lourd dans ce bras de fer : Rodri ne souhaite pas prolonger. Son contrat actuel expire en juin de l’année prochaine.
Manchester City se retrouve donc dans une position délicate. Garder un joueur clé une saison de plus en prenant le risque de le voir partir libre, ou encaisser un gros chèque maintenant et reconstruire le cœur de son milieu ?
Pour l’instant, les Citizens tentent un numéro d’équilibriste : afficher une fermeté totale sur le prix, tout en sachant que la valeur du joueur chutera mécaniquement au fil des mois si aucune prolongation n’est signée.
Enzo Fernandez ciblé, mais Chelsea fixe la barre très haut
En coulisses, City prépare déjà l’après-Rodri. Le nom en haut de la liste : Enzo Fernandez. Le milieu argentin de Chelsea est vu comme le successeur idéal.
Problème : Chelsea a fixé son tarif à 120 M£. Et le club londonien a prévenu ses rivaux de Premier League qu’il n’écouterait que les offres atteignant cette somme, et seulement jusqu’à 17h vendredi. Une vraie deadline, presque un ultimatum.
Pour un club qui vient déjà de dépenser un montant record de 116 M£ pour recruter Elliot Anderson plus tôt dans l’été, la note devient salée. Très salée.
City ne devrait pas s’aligner sur les exigences de Chelsea. Le scénario le plus probable, à ce stade, ressemble davantage à une longue négociation pour tenter de faire baisser le prix, plutôt qu’à un coup de folie de dernière minute.
Un été sous haute tension au milieu de terrain
Le cœur du projet de Manchester City est en jeu. Rodri incarne la stabilité, l’équilibre, la continuité d’un cycle victorieux. Enzo Fernandez représente la transition, la projection vers un nouveau milieu, plus cher, plus jeune, mais encore à façonner.
Barcelone, lui, guette la moindre ouverture. Le club catalan sait qu’un joueur de ce profil, avec cette expérience et à un an de la fin de son contrat, ne se présentera pas tous les étés. Mais jusqu’où peut-il monter, déjà plombé par des contraintes financières récurrentes ?
La ligne est tracée : 70 M£ pour Rodri, 120 M£ pour Enzo Fernandez, un contrat qui expire en juin prochain, et un marché qui se referme vite.
La prochaine décision appartiendra aux dirigeants. Mais une chose est sûre : si Rodri bouge, c’est tout l’équilibre de Manchester City – et peut-être celui de la saison à venir – qui vacillera.




