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Manchester City : Enzo Maresca face au casse-tête de Porto

Enzo Maresca n’a pas l’intention de figer son onze. Pas en septembre, pas avec la Ligue des champions qui s’enchaîne et un derby de Manchester qui se profile déjà à l’horizon. À l’heure d’aborder le déplacement brûlant sur la pelouse de l’Estadio do Dragao, l’entraîneur de Manchester City semble prêt à bousculer quelques hiérarchies. Y compris celle d’un milieu recruté 125 millions de livres.

Samedi, Enzo Fernandez n’aurait jamais dû débuter face à Coventry City en Premier League. Le plan était simple : le laisser sur le banc, le faire entrer progressivement, le protéger. Tout a volé en éclats dans le rond central, pendant l’échauffement. Nico O’Reilly se bloque le dos, forfait de dernière minute. Maresca change tout, Fernandez est propulsé titulaire pour sa grande première.

Le milieu argentin tient 76 minutes, associé à Elliot Anderson. Sérieux, appliqué, sans être encore dominateur. Un baptême accéléré plus qu’un vrai lancement programmé. Et déjà, la question se pose : retour sur le banc dès mardi en Ligue des champions ?

Bouaddi frappe à la porte

Avec seulement trois jours entre Coventry et Porto, Maresca sait qu’il joue sur une corde fine. La gestion des corps devient centrale, surtout avec le Manchester derby en embuscade. Il a de la profondeur, il compte s’en servir.

Au milieu, un nom s’impose naturellement : Ayyoub Bouaddi. Le jeune milieu a déjà goûté à la Ligue des champions avec Lille, il connaît l’odeur de ces soirées-là. Pas besoin de le tester, il est prêt. Sa présence dans le onze aurait tout d’un signal fort : City ne se contente plus d’empiler les talents, il les utilise.

Bouaddi pourrait ainsi être l’un des quatre changements attendus par rapport à l’équipe alignée contre Coventry. Une rotation assumée, pas un bricolage.

Foden pour lancer la grande scène

Autre dossier chaud : Iliman Ndiaye. Le Sénégalais a vu son premier match avec City se terminer prématurément, rattrapé par des crampes à la 87e minute. Rien d’alarmant, son voyage à Porto n’est pas menacé. Mais son statut de titulaire, lui, l’est clairement.

Car Phil Foden revient, et revient bien. De nouveau à 100 %, le meneur anglais se tient à la porte du onze, prêt à reprendre sa place dans la ligne offensive. Dans ce contexte, Maresca pourrait décider de ménager Ndiaye et de relancer Foden au coup d’envoi. Une arme de plus entre les lignes, un lien direct avec Erling Haaland.

Jeremy Doku, lui, reste à l’infirmerie avec un souci au mollet. Une absence qui limite un peu les options sur les ailes, mais renforce presque la nécessité de titulariser Foden.

Des couloirs à réinventer

Face à Coventry, Abdukodir Khusanov et Josko Gvardiol ont occupé les postes de latéraux. Une solution solide, mais énergivore. À Porto, les duels s’annoncent intenses sur les côtés, avec William Gomes et Pepe en face pour verrouiller et harceler.

Maresca a déjà sa réponse : Matheus Nunes et Rayan Aït-Nouri se tiennent prêts à apporter du sang frais sur les flancs. Deux profils capables d’apporter autant dans la relance que dans la projection, deux relais essentiels pour sortir proprement sous pression. De quoi changer le visage de City sans toucher à son identité.

Un onze taillé pour le Dragao

Dans ce contexte, la composition probable de Manchester City pour défier Porto prend forme. Un mélange assumé de cadres, de recrues majeures et de jeunes déjà habitués aux grandes soirées :

Donnarumma ; Nunes, Guehi, Dias, Ait-Nouri ; Anderson, Bouaddi ; Semenyo, Cherki, Foden ; Haaland.

Un gardien XXL, une charnière avec Dias en patron, des couloirs remaniés, un double pivot Anderson–Bouaddi pour tenir le centre, un trio créatif derrière Haaland. Sur le papier, City ne se présente pas affaibli. Juste différent.

Reste à voir si Maresca acceptera de laisser un milieu à 125 millions sur le banc un soir de Ligue des champions. Gestion intelligente ou pari risqué ? La réponse tombera au Dragao, bien avant le coup d’envoi du derby de Manchester.