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Manchester City relance l’offensive pour Enzo Fernandez

Manchester City n’a pas lâché l’affaire. Après avoir semblé rater la fenêtre fixée par Chelsea, le club d’Enzo Maresca s’apprête à revenir à la charge pour Enzo Fernandez avec une nouvelle offre cette semaine, porté par une série de ventes majeures et par la volonté claire du joueur de changer d’air.

Un banc qui en dit long

Lundi soir, sous les projecteurs de Craven Cottage, le message était brutal mais limpide. Enzo Fernandez, champion du monde, était assis sur le banc au coup d’envoi du derby remporté 3-2 par Chelsea face à Fulham. Une première en Premier League depuis décembre 2025.

Xabi Alonso avait choisi de confier l’axe du milieu à Romeo Lavia et Reece James. Un choix fort, presque politique, qui a immédiatement relancé les spéculations autour de l’avenir de l’Argentin. Chaque plan serré sur le banc de Chelsea alimentait un peu plus l’idée que quelque chose se préparait en coulisses.

Son entrée à la 65e minute, à la place de Lavia, n’a pas apaisé l’atmosphère. Fernandez a été copieusement sifflé par une partie du public de Craven Cottage, rancunier depuis son rôle dans l’élimination de l’Angleterre par l’Argentine en Coupe du monde. Ambiance électrique, contexte brûlant, et un joueur au cœur d’un mercato qui s’emballe.

Interrogé après la rencontre, Alonso n’a rien fait pour calmer le jeu : « Nous verrons. Mon souhait est que nous sachions ce qui va se passer pour l’avenir, mais nous verrons cette semaine. » Une phrase courte, mais lourde de sous-entendus.

City revient à la table

Selon Fabrizio Romano, le dossier a clairement changé de rythme. Manchester City, lié à Fernandez tout l’été, prépare désormais une nouvelle proposition officielle à destination de Chelsea.

Romano rappelle qu’un accord verbal autour d’une clause de sortie à 120 millions de livres avait existé. City avait refusé de payer cette somme à la date fixée, faisant tomber cet arrangement informel ce jour-là. Depuis, plus de clause, plus de cadre prédéfini. Juste une négociation ouverte, au prix « juste » aux yeux de Chelsea.

Le message du club londonien, rapporté par Romano, est simple : le départ reste possible si l’offre est suffisamment élevée et permet de renforcer l’effectif. Chelsea ne ferme plus la porte. Elle l’entrouvre, à condition de toucher le montant jugé adéquat.

Ventes, masse salariale et feu vert du joueur

Si City passe à l’action maintenant, ce n’est pas un hasard. Les départs de Tijjani Reijnders, Nico Gonzalez et Rodri ont déjà fait entrer de l’argent frais. Celui de Bernardo Silva, parti libre, allège encore une masse salariale colossale. Savinho et Oumar Marmoush sont eux aussi attendus sur le départ dans les prochains jours, dans le cadre du grand ménage orchestré par Maresca.

Ce mouvement de chaises musicales ouvre un espace clair pour un milieu de la dimension d’Enzo Fernandez. Et, surtout, le club a reçu la réponse qu’il attendait du principal intéressé.

Romano l’affirme : Fernandez a donné son accord à Manchester City. Contrat, projet, conditions personnelles : feu vert sur toute la ligne. Le joueur est prêt à quitter Stamford Bridge, alors qu’il lui reste pourtant encore six ans de contrat avec Chelsea.

Pour City, c’est le signal pour « revenir très, très fort », selon les mots de Romano. Le club a déjà lourdement investi sur Elliot Anderson (Nottingham Forest), Mathys Detourbet (Troyes) et Jeremy Monga (Leicester City), avec Ayyoub Bouaddi attendu en provenance de Lille. Mais le profil de Fernandez, plus mûr, plus référencé au plus haut niveau, coche toutes les cases pour structurer le cœur du jeu.

Retrouvailles annoncées avec Maresca ?

Un transfert à l’Etihad Stadium offrirait à Fernandez une réunion symbolique avec Enzo Maresca, qu’il a côtoyé à Chelsea. L’Italien n’a jamais caché son admiration pour le milieu argentin, qu’il avait décrit comme « fantastique » et « leader », autant par son activité avec ballon que par son travail sans ballon.

Aujourd’hui, Maresca se montre officiellement prudent. Interrogé plus tôt ce mois-ci sur un éventuel mouvement pour Fernandez, il a répété sa ligne de conduite : le joueur appartient à un autre club, et il refuse de commenter des éléments qui ne sont pas sous contrat avec City.

Mais les actes parlent plus fort que les formules de conférence de presse. L’ossature de l’équipe est en train d’être remodelée. Le milieu, vidé de plusieurs cadres, attend un patron. Et Fernandez, à 23 ans, arrive avec un statut de champion du monde, une expérience européenne et le profil technique idéal pour incarner le cœur du projet Maresca.

La semaine qui s’ouvre s’annonce décisive. Chelsea acceptera-t-il de monnayer l’un de ses actifs majeurs pour financer sa propre reconstruction ? City ira-t-il jusqu’au montant réclamé pour boucler l’un des transferts phares de l’été ?

La balle n’est plus seulement dans les pieds d’Enzo Fernandez. Elle est désormais sur la table des négociations. Et là, les marges d’erreur sont bien plus fines que sur la pelouse.