Manchester City cible Elias de Palmeiras mais fait face à un refus
Manchester City a choisi sa nouvelle cible au Brésil. Selon The Athletic, le club anglais travaille sur un dossier pour recruter l’ailier de Palmeiras, Elias, dans l’espoir de retoucher un secteur offensif fragilisé par plusieurs départs majeurs. À 22 ans, le joueur fait partie d’une liste de pistes étudiées par City cet été, alors que Tottenham accélère de son côté pour attirer Savinho.
Le problème, c’est que Palmeiras ne veut pas entendre parler de vente. Pas cet été. Le message venu du club brésilien est clair : l’ailier n’est pas sur le marché. Derrière cette position, une réalité contractuelle lourde à assumer pour n’importe quel prétendant : toute équipe intéressée devra activer une clause libératoire fixée à 100 M€. Rien en dessous.
Un talent qui a explosé à toute vitesse
Depuis son arrivée en équipe première de Palmeiras en 2025, Allan – autre jeune pépite du club – a pris une dimension centrale. En Serie A brésilienne, il compte déjà 48 apparitions, avec six buts et cinq passes décisives. Une montée en puissance nette, portée par une technique fine, une grande sérénité balle au pied et une maturité rarement vue à cet âge.
Cette saison, il a déjà inscrit six buts toutes compétitions confondues, contribuant au solide départ de Palmeiras dans la course au titre au sommet du championnat brésilien. Malgré cette ascension fulgurante, le joueur attend encore sa première convocation avec la sélection A du Brésil. Les recruteurs européens, eux, n’attendent plus : son nom circule désormais dans les bureaux des plus grands clubs.
City en plein chantier XXL
Si Manchester City s’active autant, c’est que l’été ressemble à un séisme à l’Etihad. Le cœur de l’équipe a été retouché en profondeur. Le milieu de terrain a perdu son métronome : Rodri a rejoint Barcelona. Bernardo Silva, couteau suisse offensif, est parti au Real Madrid. Tijjani Reijnders a lui aussi quitté le club.
Enzo Maresca se retrouve donc face à un vaste chantier. Il doit recomposer un effectif qui a perdu plusieurs de ses repères, réinventer les circuits de passes, rééquilibrer un milieu orphelin de ses cadres et redonner des armes à son secteur offensif. D’où cette volonté de frapper fort sur le marché, y compris en allant chercher des talents encore en formation au plus haut niveau européen.
Un mercato à plusieurs bandes
À City, les mouvements ne se limitent pas aux départs des stars et à la piste Elias. Newcastle United discute pour recruter le milieu Nico Gonzalez. Tottenham Hotspur, de son côté, avance sur Omar Marmoush tout en poursuivant ses négociations pour Savinho. Le marché anglais s’entrecroise, chacun cherchant à profiter des failles et des besoins du voisin.
Si Allan venait à débarquer à Manchester, il incarnerait un choix stratégique assumé : celui d’aller piocher directement en Amérique du Sud, sans attendre l’explosion des joueurs sur le Vieux Continent. Une tendance déjà visible ces derniers mois.
City, nouvelle passerelle avec l’Amérique du Sud
Le club a déjà posé plusieurs jalons sur ce terrain. Vitor Reis est arrivé en janvier 2025. Un an plus tôt, Manchester City avait déjà conclu un accord avec River Plate pour le jeune international argentin Claudio Echeverri, pour un montant d’environ 12,5 M£ plus bonus.
Cet été, la ligne de recrutement s’est encore étoffée. Elliott Anderson est arrivé en provenance de Nottingham Forest, le jeune Jeremy Monga (17 ans) a été récupéré à Leicester City, et le gardien Geronimo Rulli a quitté Marseille pour rejoindre l’Etihad. Des profils différents, un même objectif : renouveler l’ossature tout en préparant la suite.
Un début de saison déjà sous pression
Sur le terrain, le réveil a été brutal. City a lancé sa saison par une lourde défaite 3-0 face à Arsenal lors du Community Shield. Un avertissement sec, presque une piqûre de rappel sur l’ampleur du travail qui attend Maresca.
Dimanche, la Premier League s’ouvrira à domicile contre Bournemouth. Le décor est planté : un effectif en mutation, un entraîneur sous obligation de reconstruire vite, un mercato encore en mouvement… et un bras de fer potentiel avec Palmeiras pour Elias en toile de fond.
Reste une question : jusqu’où City est-il prêt à aller pour arracher un nouveau joyau brésilien à 100 M€ au cœur de son plus grand chantier depuis des années ?



