Maddison fait son retour avec Tottenham
James Maddison a enfin rejoué. Pas devant le public du Tottenham Hotspur Stadium, pas sous les projecteurs, mais derrière les grilles fermées de Hotspur Way, presque en secret, à une semaine du coup d’envoi de la saison de Premier League.
Maddison, retour discret mais capital
Le meneur de jeu n’avait pas disputé une seule minute de l’été avec Tottenham, encore gêné par un problème non précisé, dans le sillage de la grave blessure au ligament croisé antérieur subie en pré-saison l’an dernier. Une blessure qui lui avait coûté la quasi-totalité de la saison suivante. De quoi nourrir la crainte d’un nouveau départ depuis l’infirmerie.
Cette fois, il était bien là. Titulaire dans un onze totalement remanié pour affronter Hoffenheim, de nouveau, moins de 24 heures après un succès 3-0 face au même adversaire en public au Tottenham Hotspur Stadium. Dimanche, le décor était tout autre : huis clos, terrains d’entraînement à Enfield, ambiance de répétition générale.
Maddison a joué 45 minutes pour sa première titularisation depuis près de douze mois. Un retour sans éclat, parfois brouillon. Il perd le ballon très tôt dans sa propre surface, commet une faute sur Leon Avdullahu et offre à Adam Hlozek l’occasion d’ouvrir le score sur penalty. Pas le scénario rêvé, mais l’essentiel était ailleurs : il a couru, il a enchaîné les courses, il a tenu une mi-temps complète. À la pause, il cède sa place au jeune Reiss Elliot-Parris.
Fernandes en patron, Davies en renard
Si le retour de Maddison rassure, une autre bonne nouvelle s’impose : Mateus Fernandes a enfin 90 minutes dans les jambes. Recruté pour 85 millions de livres en provenance de West Ham, le milieu portugais sort d’une préparation perturbée par un souci au mollet lors de la tournée en Nouvelle-Zélande et en Australie. Dimanche, il a semblé prêt.
Actif, propre techniquement, il se distingue surtout par un centre millimétré sur un corner joué court. Ben Davies se jette au premier poteau et égalise de près à la 20e minute. Un geste simple, mais révélateur : Fernandes commence déjà à dicter le tempo.
Tottenham renverse le match juste avant la pause. Pape Matar Sarr, lui aussi de retour, percute plein axe, casse des lignes, puis le ballon arrive sur le très prometteur Luca Williams-Barnett. L’ailier ne tremble pas : frappe sèche, finition clinique face à Luca Philipp. Spurs mène, et la journée prend une autre tournure pour Roberto De Zerbi.
Hoffenheim réplique, les jeunes se montrent
Au retour des vestiaires, Hoffenheim ne baisse pas la tête. Valentin Gendrey trouve la faille d’une belle volée qui trompe Brandon Austin et remet les deux équipes à égalité. La rencontre s’ouvre, les espaces apparaissent.
Kevin Danso touche la barre, Tottenham pousse pour reprendre l’avantage. Le jeune ailier Miracle Adewole frôle le but en fin de match, sans réussir à offrir la victoire. Le score ne bougera plus. Pas de triomphe, mais une séance de travail intense, avec des minutes importantes pour plusieurs cadres et espoirs : Sarr, Rodrigo Bentancur, Williams-Barnett, Souza.
Une liste d’absents qui inquiète
Derrière ces signaux positifs, une ombre persiste. Micky van de Ven, Destiny Udogie et Mohammed Kudus n’ont pas disputé la moindre minute de toute la pré-saison. À une semaine d’un déplacement piégeux à Brentford pour ouvrir le championnat, l’alerte est réelle.
Même constat pour Dejan Kulusevski, seulement de retour à l’entraînement après une blessure au genou qui le tient éloigné des terrains depuis mai 2025. Dominic Solanke manquait encore à l’appel dimanche, tout comme Guglielmo Vicario, attendu partant avant la clôture du mercato le 1er septembre.
Wilson Odobert et Xavi Simons restent eux aussi à l’infirmerie pour des blessures de longue durée. Pedro Porro, absent de toute la préparation en raison de ses vacances après le sacre mondial de l’Espagne, vient seulement de réintégrer le groupe cette semaine.
Tottenham retrouve peu à peu ses pièces maîtresses, mais en perd d’autres sur le chemin. Maddison et Fernandes donnent de l’air et des idées. La question est désormais simple : ce noyau à moitié reconstitué tiendra-t-il le choc dès la première journée à Brentford ?




