Ligue des champions : l'arbitre Ștefan Kovács et son passif avec le Barça et l'Atlético
Le quart de finale aller entre Barcelona et Atlético Madrid, mercredi prochain au Camp Nou, aura un invité de marque… et un passif lourd avec les deux clubs espagnols. L’UEFA a désigné le Roumain Ștefan Kovács pour diriger cette première manche, un choix qui n’a rien d’anodin.
À 41 ans, Kovács s’est imposé comme l’un des patrons du sifflet sur le continent. L’instance européenne lui a déjà confié le sommet absolu : la dernière finale de Champions League entre Inter Milan et Paris Saint‑Germain. Ce match l’a fait entrer dans un cercle extrêmement fermé.
Avec cette désignation, le Roumain est devenu le premier arbitre à avoir dirigé les finales des trois grandes compétitions européennes de clubs : la finale de l’UEFA Conference League 2022 entre Roma et Feyenoord, la finale de l’UEFA Europa League 2023‑24 entre Atalanta et Bayer Leverkusen, puis la finale de Champions League. Un triplé qui dit tout de la confiance que lui accorde l’UEFA.
Un historique inquiétant pour les clubs espagnols
Mais derrière ce CV brillant se cache une statistique qui fait grincer des dents en Espagne. Dès que Kovács croise la route de Barcelona ou de l’Atlético, la victoire leur échappe.
Le Roumain a déjà arbitré plusieurs rencontres des deux clubs, en Liga comme sur la scène européenne. Résultat : ni les Blaugrana ni les Colchoneros n’ont remporté le moindre match sous sa direction. Zéro victoire, toutes compétitions confondues.
Le quotidien espagnol Mundo Deportivo rappelle que la rencontre de mercredi sera le septième match de Kovács en Champions League cette saison. Il a déjà dirigé des rencontres de l’Atlético dans cette édition, mais n’a encore jamais arbitré Barcelona en Champions League. Le Camp Nou le découvrira donc dans ce contexte, mais pas dans l’absolu : ce sera déjà la troisième fois que le Roumain croise la route du club catalan.
Pour le Barça, le constat est brutal : deux matchs arbitrés par Kovács, aucune victoire. La série reste courte, mais elle pèse dans l’imaginaire d’un club qui scrute chaque détail à l’approche d’un quart de finale européen.
Real Madrid aussi dans le dur avec Kovács
Les chiffres ne sont pas plus flatteurs de l’autre côté de la capitale. Le club espagnol le plus souvent arbitré par Kovács reste Real Madrid, avec cinq rencontres dirigées en Espagne. Le bilan de cette série est tout sauf royal : quatre défaites et un match nul cette saison.
Autrement dit, les grands d’Espagne ne trouvent pas la clé lorsque le Roumain est au centre. Les Madrilènes l’ont appris à leurs dépens, Barcelona et l’Atlético le savent déjà : avec Kovács, rien n’est jamais simple.
Un quart de finale sous haute tension
Dans un duel déjà chargé de rivalité, la présence de Ștefan Kovács ajoute une couche de dramaturgie. Un arbitre au sommet de sa carrière, une réputation solide, un historique défavorable pour les Espagnols et un Camp Nou qui attend une grande nuit européenne.
Reste une question, simple et tranchante : mercredi, l’un des deux géants espagnols brisera‑t‑il enfin la malédiction Kovács, ou le Roumain prolongera‑t‑il encore un peu plus cette étrange série noire ?




