Kenan Yildiz fait son retour avec la Juventus contre Chelsea
Kenan Yildiz refait surface. Sous la chaleur moite de Hong Kong, le jeune attaquant turc retrouve enfin le banc de la Juventus pour un choc de prestige face à Chelsea, ce mercredi après-midi au Kai Tak Stadium. Un simple match de préparation sur le papier, mais une étape clé pour plusieurs protagonistes d’une saison qui s’annonce lourde d’attentes.
Le retour attendu de Yildiz
Depuis son retour de la Coupe du monde, Kenan Yildiz vivait au rythme des examens médicaux et des séances individualisées. Le genou inquiétait, la condition physique aussi. Jusqu’ici, la tournée estivale de la Juve s’était donc déroulée sans lui.
À Hong Kong, Luciano Spalletti le réintègre enfin dans le groupe. Le Turc figure parmi les remplaçants et se prépare à gratter ses premières minutes de l’été en seconde période. Pour un joueur censé incarner une partie du futur offensif bianconero, ce n’est pas un détail : c’est le début réel de sa pré-saison.
Une Juventus entre continuité et tests
Sur la feuille de match, un autre constat saute aux yeux : ni Randal Kolo Muani ni Kerim Alajbegovic ne débutent. Les deux recrues patientent, Spalletti préférant offrir une rare fenêtre de tir à Arkadiusz Milik en pointe.
Le Polonais aura les clés de l’attaque au coup d’envoi, épaulé par Jeremie Boga et Fabio Miretti dans les zones de création. Une configuration qui sent le test grandeur nature pour un joueur souvent cantonné au rôle de doublure.
Au milieu, Douglas Luiz accompagne le capitaine Manuel Locatelli. Un duo à la fois technique et robuste, chargé de donner du rythme face au pressing londonien. Sur les côtés, Andrea Cambiaso et la recrue estivale Zeki Çelik animent les couloirs dans un 3-4-2-1 qui ne laisse aucune ambiguïté sur les intentions : occuper le terrain, imposer le tempo, faire courir Chelsea.
Derrière, Di Gregorio garde les buts, protégé par un trio Kalulu–Gatti–Kelly. Une base défensive solide sur le papier, taillée pour encaisser les transitions rapides des Blues.
Palestra, vitrine italienne à Chelsea
En face, Chelsea aligne une composition qui raconte elle aussi une partie de son été. Dans le onze de départ, un nom attire immédiatement l’œil italien : Marco Palestra. Recruté pour 60 millions d’euros en provenance de l’Atalanta, l’international italien obtient une place de titulaire d’entrée.
Installé dans une défense à quatre, Palestra débute aux côtés de Tosin, Fofana et Hato, devant Sanchez dans le but. Une occasion idéale pour lui de s’imposer comme une pièce maîtresse d’un secteur défensif en pleine recomposition.
Chelsea doit faire sans Levi Colwill et Cole Palmer, ménagés par précaution. Rien d’alarmant, mais assez pour obliger Xabi Alonso à ajuster ses plans. Sur le banc, Mykhailo Mudryk fait son retour et figure parmi les nombreux remplaçants : 21 options à disposition, de quoi remodeler entièrement l’équipe au fil de la rencontre.
Welbeck, entrée directe dans le bain
Devant, la nouvelle recrue Danny Welbeck ne passe pas par la case adaptation. L’attaquant est immédiatement propulsé titulaire dans l’attaque dessinée par Xabi Alonso. Il est entouré de Joao Pedro, Jamie Gittens et Geovany Quenda dans un 4-2-3-1 résolument offensif.
Derrière ce quatuor, le double pivot Nicoll-Jazuli – Moisés Caicedo doit assurer l’équilibre et la première relance. Un duo capable d’alterner récupération agressive et projection rapide, parfait pour tester la capacité de la Juventus à gérer les vagues bleues.
Les compositions officielles
Le coup d’envoi est programmé à 12h30 (heure britannique). Les deux entraîneurs ont déjà posé leurs cartes sur la table.
Chelsea (4-2-3-1) : Sanchez ; Palestra, Tosin, Fofana, Hato ; Nicoll-Jazuli, Caicedo ; Quenda, Joao Pedro, Gittens ; Welbeck. Remplaçants : à confirmer, avec notamment Mudryk parmi les options offensives.
Juventus (3-4-2-1) : Di Gregorio ; Kalulu, Gatti, Kelly ; Çelik, Locatelli, Douglas Luiz, Cambiaso ; Miretti, Boga ; Milik.
Match amical, certes. Mais entre le retour de Yildiz, les débuts de Palestra et l’intégration express de Welbeck, ce rendez-vous à Hong Kong ressemble déjà à un révélateur. Pour certains, ce sera un simple galop d’essai. Pour d’autres, peut-être le premier jalon d’une saison décisive.




