RDC Sport

Premier League 2026-27 : Arsenal et Manchester City en duel pour le titre

La saison n’a pas encore commencé, le marché des transferts est loin d’être bouclé, mais le décor se dessine déjà en haut de la Premier League. Une constante, presque rassurante dans un été de bouleversements : aux yeux de Jamie Carragher, le titre se jouera entre Arsenal et Manchester City. Les autres, pour l’instant, regardent de loin.

Arsenal arrive en champion, enfin. Le club londonien a brisé sa longue disette en 2025-26 et s’avance désormais avec l’assurance de ceux qui ont appris à gagner, semaine après semaine, sous pression. Cette régularité pèse lourd dans les projections de début de saison.

En face, Manchester City change de visage mais pas d’ambition. Pep Guardiola est parti, Enzo Maresca a pris le relais à l’Etihad. Une transition qui aurait tout pour faire trembler n’importe quel club. Pas City. Pas ce vestiaire-là.

« Je ne vois qu’Arsenal ou City »

Pour Carragher, le paysage est net, malgré un mois de mercato encore ouvert. « Là où on en est aujourd’hui, et on sait qu’il reste encore un mois sur le marché des transferts, je ne vois qu’Arsenal ou City », tranche l’ancien défenseur de Liverpool et de l’Angleterre.

Arsenal et Manchester City, donc, déjà installés sur un étage à part. D’un côté, la continuité d’un champion qui a trouvé sa formule. De l’autre, une machine qui change de conducteur mais dont la mécanique reste l’une des plus redoutables d’Europe.

La nomination de Maresca est l’une des grandes inconnues de la saison. Il succède à Guardiola, mission presque impossible sur le papier. Pourtant, certains, à commencer par Carragher, y voient un choix cohérent, presque naturel, au regard de ses idées de jeu.

L’ancien international anglais ne cache pas son admiration pour le travail du technicien italien : ce qu’il a montré « sur le terrain », sa façon de « s’organiser tactiquement », les problèmes posés à Liverpool lors des confrontations face à Chelsea sous Arne Slot. Ces matches-là ont marqué les esprits. Carragher en est ressorti avec une conviction : « Ce type sait ce qu’il fait » et il le juge « très capable » au niveau où il évolue désormais.

Le facteur Rodri, clé du trône

Une certitude, pourtant, vacille au-dessus de Manchester City : l’avenir de Rodri. Le milieu espagnol, pilier absolu du système, reste lié avec insistance au Real Madrid. Et là, le ton de Carragher devient presque d’alerte : si Rodri reste ou part, « cela peut être un facteur énorme » dans la course au titre.

Interrogé sur son favori, l’ancien défenseur se range malgré tout derrière City. Il s’appuie sur la saison passée : malgré tout, le club mancunien est resté « proche ». Guardiola est parti, oui, mais ce groupe-là n’a pas été démantelé. Et un nouveau discours dans le vestiaire, une voix différente, peut parfois réveiller des joueurs repus de titres.

Carragher le dit clairement : tant que Rodri ne file pas au Real Madrid, il donne l’avantage à City. Si le milieu venait à quitter l’Etihad, son pronostic basculerait.

Liverpool, trop loin du compte

Le regard se tourne forcément vers Liverpool. Nouveau cycle, nouveau visage sur le banc, mais pas encore de nouveau statut. Andoni Iraola arrive après une saison 2025-26 décevante et un reset profond. Pour l’instant, personne ne les voit revenir au premier plan dans la course au titre.

Carragher ne maquille pas son jugement : « À l’heure actuelle, je ne pense pas que Liverpool soit équipé pour penser au titre. » Le chantier est trop vaste, le recrutement encore trop incomplet pour viser plus haut que la reconstruction.

Il laisse une petite porte ouverte au mercato – « qui sait ce qui va se passer dans le mois à venir » – mais son sentiment ne change pas : Liverpool n’est « pas proche de ça » aujourd’hui. Les interrogations touchent aussi la stratégie de recrutement, notamment autour de la piste Bradley Barcola, qui suscite des réserves.

Manchester United, hors du tableau

Plus loin encore, Manchester United. Le club n’est même pas considéré comme un candidat crédible au titre dans ce tableau précoce. Sous Michael Carrick, l’équipe semble au moins s’éloigner de la course effrénée aux grands noms qui a parasité le projet ces dernières années à Old Trafford. Une correction de trajectoire bienvenue, mais pas de quoi les propulser dans la conversation pour la couronne.

Un duel, et le reste du monde

Pour l’instant, la Premier League 2026-27 se dessine comme un bras de fer à deux. Arsenal, champion en titre, porté par la continuité et la confiance retrouvée. Manchester City, porté par la qualité intacte de son effectif et le pari Maresca, avec une variable gigantesque : le futur de Rodri.

Les autres grands noms du championnat, eux, avancent encore dans le brouillard. Certains reconstruisent, d’autres se cherchent. Pendant ce temps, deux clubs ont déjà une idée très claire de l’endroit où ils veulent terminer la saison. Et ils n’ont pas l’intention de partager.