Karim Adeyemi n’a peur d’aucun joueur au Barça
Karim Adeyemi, sans peur et sans complexe : « Je n’ai peur d’aucun joueur »
À Saint George's Park, au cœur de la campagne anglaise, Karim Adeyemi n’a pas eu besoin de hausser le ton pour envoyer un message clair. Nouveau visage du Barça, fraîchement arrivé de Borussia Dortmund, l’attaquant allemand sait exactement dans quel vestiaire il vient de mettre les pieds. Compétition féroce, talent brut, pression permanente. Et pourtant, aucun tremblement.
Interrogé par Mundo Deportivo sur la concurrence avec Lamine Yamal, prodige de 17 ans déjà érigé en futur symbole du club, Adeyemi a répondu sans détour. Une phrase, tranchante : « Non. Je n’ai peur d’aucun joueur. » Pas de détour, pas de faux respect de façade. Il assume.
Il enchaîne : « Je sais que si je donne le meilleur de moi-même, j’aurai une chance de jouer. » Tout est là. Pas de calcul sur les hiérarchies, pas de débat sur les postes. Le message est simple : il est venu pour se battre, pas pour regarder.
Un transfert sans hésitation
Son arrivée au Barça n’a pas été le fruit d’un long feuilleton ni d’un discours interminable. Hansi Flick a simplement décroché son téléphone. Le reste s’est fait presque naturellement.
« Convaincre est le mauvais mot, explique Adeyemi. Il m’a simplement appelé et m’a demandé si je voulais venir. Je lui ai répondu : bien sûr, parce que c’est le plus grand club du monde et que ce genre d’opportunité ne se présente qu’une fois. Il n’a pas eu besoin de me convaincre. Je lui fais confiance depuis longtemps et j’ai beaucoup de respect pour lui. »
L’attaquant de 24 ans connaît Flick depuis leurs années communes en sélection allemande. Une relation déjà installée, une confiance mutuelle, et la sensation d’arriver dans un environnement où son entraîneur sait exactement ce qu’il peut lui demander.
« J’espère qu’il voit en moi des choses que je peux apporter à l’équipe sur le terrain. Il me connaît très bien de l’équipe nationale, et nous sommes très proches », ajoute-t-il. On comprend vite que ce transfert n’est pas un pari isolé, mais une pièce d’un plan pensé par Flick pour remodeler son attaque.
Une place à prendre dans le front offensif
Au Barça, personne ne lui déroulera le tapis rouge. Entre la montée en puissance de Yamal, la présence d’autres options offensives et l’exigence inhérente au club, Adeyemi sait qu’il devra imposer son profil : vitesse, percussion, capacité à attaquer la profondeur et à changer le rythme d’un match en quelques touches.
Pour lui, la concurrence n’est pas un problème. C’est le cadre naturel. Plutôt que de se projeter dans un duel figé avec Yamal pour une place sur l’aile, il recentre le débat sur ce qu’il maîtrise : ses performances, son intensité, sa capacité à convaincre Flick sur le terrain, pas devant les micros.
Camp d’entraînement sous haute intensité
Arrivé au Royaume-Uni avec le reste du groupe lundi, Adeyemi découvre un Barça en mode travail. Flick a emmené un groupe de 30 joueurs à Saint George's Park, base habituelle de la sélection anglaise, pour un camp de préparation dense, sans fioritures.
Au programme : double séance d’entraînement avant un premier test, vendredi soir, face à Birmingham City, pensionnaire de Championship. Une affiche modeste sur le papier, mais capitale pour ceux qui, comme Adeyemi, veulent frapper fort dès les premières minutes en blaugrana.
L’Allemand attend ce moment. Un premier match, un premier sprint, un premier un-contre-un gagné, un premier appel en profondeur bien senti. Dans un club où chaque détail compte, la première impression pèse lourd.
La scène est posée : un entraîneur qui le connaît par cœur, une concurrence jeune et brillante, un club qui ne pardonne pas la moindre baisse de régime. À 24 ans, Adeyemi a choisi le feu plutôt que le confort. La question n’est plus de savoir s’il a peur de Yamal. La vraie question est de voir jusqu’où cette rivalité interne peut pousser le niveau offensif du Barça cette saison.




