À l’Allianz Stadium de Turin, dans le cadre de la 28e journée de Serie A 2025, Juventus, sixième avec 50 points et une différence de buts de +22, a déroulé face à la lanterne rouge Pisa, 20e avec 15 points et une différence de -28. Le 4-0 final valide la hiérarchie du classement et illustre l’écart structurel entre une équipe en course pour l’Europe (zone « Promotion - Conference League (Qualification) ») et un candidat déclaré à la relégation (« Relegation - Serie B »).
Le premier acte, pourtant, ne laissait pas présager un tel score. Juventus, en 3-4-2-1, prenait très vite le contrôle du ballon (60 % de possession au final) et s’installait dans le camp adverse. Avec 19 tirs dans la surface sur 25 tentatives, les Turinois assiégeaient déjà la défense toscane, mais butaient sur un bloc de Pisa en 3-5-2 qui multipliait les interventions. Les 4 tirs bloqués des visiteurs traduisent cette résistance initiale, appuyée par un gardien Nícólas vigilant (3 arrêts).
Pisa, timide offensivement (7 tirs, dont 2 cadrés), se contentait surtout de transitions sporadiques. La première période était marquée par une bataille au milieu, relativement propre (7 fautes de chaque côté), mais où les Toscans commençaient à accumuler la nervosité. À la 39e minute, Marius Marin recevait un carton jaune pour une faute, premier avertissement d’une soirée compliquée pour les visiteurs. Malgré une circulation fluide (550 passes, 87 % de réussite) et un volume offensif conséquent, Juventus rejoignait les vestiaires sur un 0-0 frustrant, mais avec un expected_goals déjà orienté en sa faveur (2.89 sur l’ensemble du match, contre 0.45 pour Pisa).
Deuxième Période
Au retour des vestiaires, Juventus passait à la vitesse supérieure, aidée par des choix forts dès la reprise. À la 46e minute, Federico Gatti cédait sa place à Lloyd Kelly, tandis que Jonathan David était remplacé par Jérémie Boga. Ces deux changements donnaient un nouveau visage aux Bianconeri, plus agressifs sur les côtés et plus imprévisibles entre les lignes.
La pression finissait par faire céder Pisa. À la 54e minute, Andrea Cambiaso ouvrait le score sur une action d’open play, servi par Kenan Yıldız. Le piston récompensait la domination territoriale de Juventus et lançait une seconde période à sens unique. Pisa tentait de réagir, mais voyait d’abord Mehdi Léris averti à la 48e minute, puis procédait à un triple changement à la 60e : Léris sortait pour l’entrée de Juan Cuadrado, Marin laissait sa place à Felipe Loyola, et Malthe Højlholt était remplacé par Gabriele Piccinini. Des ajustements qui n’allaient pas enrayer la montée en puissance turinoise.
À la 65e minute, Khéphren Thuram doublait la mise sur un nouveau but de plein jeu, sans passe décisive attribuée. Le milieu, très présent dans les projections, concrétisait la supériorité technique et physique de Juventus dans l’entrejeu. Pisa, de plus en plus acculé, voyait Antonio Caracciolo recevoir à son tour un carton jaune pour une faute à la 70e minute, signe d’une défense en retard sur les déplacements adverses.
La rencontre basculait définitivement dans une démonstration à partir de la 75e minute. Kenan Yıldız, déjà passeur, s’offrait un but en convertissant une action initiée par Francisco Conceição, crédité de la passe décisive. Ce 3-0 reflétait la justesse offensive de Juventus, capable de transformer un expected_goals élevé en réalisme clinique. Pisa réagissait encore par des changements offensifs : à la 76e minute, Rafiu Durosinmi sortait pour l’entrée de Samuel Iling Junior, et Arturo Calabresi cédait sa place à Filip Stojilković. Mais les Toscans restaient contenus par une défense turinoise concentrée, où Bremer, malgré un carton jaune pour faute à la 72e minute, tenait la barre.
Massivement dominé, Pisa ne parvenait pas à mettre réellement en danger Mattia Perin, auteur de 2 arrêts et dont le indicateur goals_prevented restait à 0, signe qu’aucune intervention décisive hors norme n’a été requise. En face, Nícólas ne pouvait rien sur la vague finale. Juventus gérait aussi son effectif : à la 77e minute, Thuram sortait pour Teun Koopmeiners, tandis que Conceição était remplacé par Fabio Miretti. Puis, à la 82e, Yıldız laissait sa place à Filip Kostić, preuve d’une profondeur de banc que Pisa ne peut égaler, malgré ses 15 remplaçants disponibles sur la feuille.
Le dernier mot revenait à Jérémie Boga, entré dès la pause. À la 90e minute, il signait le 4-0 sur une nouvelle action d’open play, servi par Manuel Locatelli. Un but qui récompensait son influence dans le second acte et scellait une victoire large, en cohérence avec la domination statistique : 25 tirs à 7, 60 % de possession, 481 passes réussies contre 290 pour Pisa.
Au coup de sifflet final, Juventus confirme son statut de prétendant européen depuis la sixième place, avec 50 points et une différence de buts de +22 inchangés dans les données de classement, et un bilan général de 14 victoires, 8 nuls et 6 défaites. À domicile, les Bianconeri restent solides (8 victoires, 5 nuls, 1 défaite). Pisa, avec 15 points, un bilan de 1 victoire, 12 nuls et 15 défaites, et une différence de -28, demeure scotchée à la 20e place et pleinement engluée dans la zone menant à la Serie B. Cette soirée à Turin illustre, mieux que tout discours, l’écart qui sépare aujourd’hui les deux clubs dans cette Serie A 2025.





