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Julian Alvarez face à la colère des supporters de l'Atlético Madrid

Les retrouvailles ont tourné au règlement de comptes. À peine le nom de Julian Alvarez annoncé au Wanda Metropolitano que les sifflets ont déferlé depuis les tribunes. L’Argentin, décidé à quitter l’Atlético Madrid cet été et annoncé avec insistance du côté d’Arsenal et du Barcelona, a goûté à la colère d’un public qui ne lui pardonne pas ses envies d’ailleurs.

Un banc, des sifflets, et une fracture

La tension planait déjà avant le coup d’envoi. Premier match à domicile de la saison, feuille de match scrutée : Alvarez allait-il jouer ? Oui… mais sur le banc. Un choix qui n’a rien apaisé.

Lors de l’échauffement, les premiers signes ne trompent pas : huées, bronca ciblée. Quand Diego Simeone décide finalement de le lancer à la 66e minute, le stade explose à nouveau. Des sifflets assourdissants accompagnent chaque pas de l’attaquant vers la pelouse. Le message est clair, brutal, public : le divorce est consommé entre une partie des supporters et le joueur de 26 ans.

À ce moment-là, le match vient de basculer. Marc Pubill avait ouvert le score pour l’Atlético, mais Gerard Moreno a égalisé sur penalty peu avant l’heure de jeu. Alvarez entre donc dans un climat électrique, sur le terrain comme en tribunes.

Un match fou, un climat glacé

La soirée sportive, elle, ne manque pas de rebondissements. Villarreal retourne la situation grâce à un nouveau penalty, transformé cette fois par Georges Mikautadze, qui place les visiteurs sur la voie d’un succès de prestige à Madrid.

L’Atlético vacille, le public gronde, et Alvarez reste au cœur de la tempête. Chaque ballon touché par l’Argentin se joue dans une atmosphère lourde, saturée de reproches. La délivrance ne vient pas de lui, mais d’un autre Argentin.

À cinq minutes de la fin, Giuliano Simeone surgit et arrache l’égalisation, 2-2. Le stade explose, cette fois de joie. Le point est sauvé, la soirée ne tourne pas au cauchemar sportif. Mais la tension autour d’Alvarez, elle, ne retombe pas.

Le tunnel plutôt que les remerciements

Au coup de sifflet final, les scènes habituelles se mettent en place. Les joueurs de l’Atlético s’avancent vers les tribunes pour saluer et remercier leurs supporters. Tous… sauf un.

Julian Alvarez tourne les talons. Pas un geste vers le public, pas un regard. L’attaquant file droit vers le tunnel, sous une nouvelle salve de sifflets qui l’accompagnent jusqu’à sa disparition dans les entrailles du stade. Geste de frustration, réponse à l’hostilité, symbole d’une rupture désormais visible de tous.

Pendant que la direction de l’Atlético martèle qu’il n’est « pas à vendre », la réalité du terrain raconte autre chose : un joueur déterminé à partir, un public qui le rejette, et une fracture qui s’élargit à chaque apparition.

Le mercato n’est pas encore terminé. La saison, elle, ne fait que commencer. Reste une question brûlante : combien de temps encore l’Atlético Madrid pourra-t-il retenir un joueur qui n’est déjà plus vraiment chez lui ?