Joshua Abe refuse un contrat à 50 000 £ par semaine pour Liverpool
À Liverpool, un ado repousse une offre à 50 000 £ par semaine
À 16 ans vendredi, Joshua Abe a déjà pris une décision que beaucoup de professionnels aguerris hésiteraient à assumer. Un club de Premier League lui a proposé un contrat pouvant atteindre 50 000 livres par semaine. Il a dit non. Il a choisi Liverpool.
Pour un garçon qui n’a joué qu’une seule fois au-dessus du niveau des moins de 18 ans, la scène paraît presque irréelle. Mais sur les bords de la Mersey, personne ne s’en étonne vraiment. Le club a verrouillé le dossier très tôt, en juin, en lui faisant signer un accord de bourse assorti d’un pré-contrat professionnel de trois ans, qui prendra effet le jour de ses 17 ans, l’an prochain.
Un talent déjà courtisé au sommet
Joshua Abe n’est pas seulement un nom de plus dans une longue liste de prospects de l’académie. L’ailier a suscité l’intérêt de plusieurs clubs de l’élite anglaise avant de se lier à long terme avec Liverpool. L’un d’eux est allé jusqu’à dégainer cette offre astronomique pour un joueur de son âge.
Pour mesurer l’ampleur de la proposition, il suffit de rappeler que, selon les données de Capology, Wataru Endo, 33 ans, capitaine de la sélection japonaise pendant des années et milieu confirmé, touche un salaire similaire à Liverpool. Mettre un tel chiffre sur la table pour un adolescent encore en phase de formation en dit long sur la cote d’Abe sur le marché.
Liverpool, lui, a répondu autrement : pas avec la plus grosse feuille de paie, mais avec un plan de carrière.
Numéro de maillot, tournée américaine, signaux forts
Les signaux envoyés par le club sont clairs. D’après The Athletic, le jeune ailier a déjà reçu un numéro de l’effectif professionnel pour la saison 2026/27. Un détail en apparence, mais un message limpide en interne : on le voit déjà, à moyen terme, dans le groupe d’Andoni Iraola.
Et ce n’est pas tout. Abe est attendu avec la première équipe pour la tournée aux États-Unis. Une expérience qui vaut parfois plus que quelques zéros sur un contrat. Il va partager le vestiaire, les séances, les matches amicaux avec des internationaux, dans un contexte où plusieurs cadres bénéficient encore d’une coupure post-Mondial.
La fenêtre est idéale : des absents, une préparation où les jeunes ont de la place, un staff qui cherche des solutions fraîches. C’est dans ce cadre que le profil d’Abe a été mis en avant par Andy Jones dans The Athletic, comme l’un de ceux qui pourraient tirer le plus grand profit de cette pré-saison.
Une seule apparition au-dessus des U18… mais un pari majeur
Les chiffres de sa jeune carrière sont encore faméliques. Une seule apparition au-dessus des moins de 18 ans : une entrée en jeu avec les moins de 19 de Rob Page en UEFA Youth League, face à Zilina en février. Quelques minutes à ce niveau, rien de plus.
Et pourtant, un club de Premier League était prêt à lui confier un contrat de professionnel d’un montant digne d’un titulaire établi. C’est là que la décision du joueur prend tout son poids. Rester à Liverpool, accepter le chemin long, miser sur la progression plutôt que sur le jackpot immédiat.
Pour les Reds, conserver Abe dans ces conditions ressemble à un énorme coup. Non seulement ils gardent un talent très convoité, mais ils envoient aussi un message aux autres jeunes de l’académie : la voie royale vers l’équipe première passe toujours par Kirkby, pas forcément par les promesses venues d’ailleurs.
Pré-saison comme tremplin, avenir à façonner
La suite logique, maintenant, c’est le terrain. Abe devrait bénéficier de temps de jeu en pré-saison, ne serait-ce que par séquences. De quoi prendre la mesure de l’exigence du très haut niveau, accélérer son développement et se frotter à un rythme qui n’a rien à voir avec les catégories de jeunes.
Après cette parenthèse avec le groupe pro, le plan est clair : continuer à grandir dans l’académie, probablement monter avec les moins de 21 ans dans les prochains mois, s’installer, apprendre, encaisser les chocs d’un football plus rugueux.
À son âge, il serait hasardeux de parler déjà de futur titulaire à Anfield. Mais les indices s’accumulent. Un intérêt massif de la Premier League, une offre salariale hors norme refusée, un pré-contrat pro déjà ficelé, un numéro dans l’effectif pour 2026/27, une tournée américaine avec le groupe d’Iraola.
Pour un garçon qui n’a, pour l’instant, qu’une poignée de minutes au-dessus des U18, la question n’est plus de savoir s’il est suivi. Elle est de voir jusqu’où Liverpool et Joshua Abe pourront pousser cette histoire.



