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José Mourinho révèle la conversation clé avec Vinicius avant sa prolongation

José Mourinho a raconté sans détour la conversation décisive qu’il a eue avec Vinicius et qui a pesé lourd dans la balance au moment où l’ailier brésilien hésitait entre un départ et un nouveau bail avec le Real Madrid cet été.

Le contexte était brûlant. Vinicius entrait dans la dernière année de son contrat avec les Merengue. Dans douze mois, il aurait pu quitter le Santiago Bernabéu libre, sans la moindre indemnité. Forcément, en Premier League, certains avaient flairé l’ouverture.

Arsenal s’est engouffré dans la brèche. Informés du blocage des discussions pendant l’hiver, les dirigeants londoniens ont approché le clan du joueur. Les Gunners y ont cru. Vraiment. Mikel Arteta rêvait d’ajouter le Brésilien à sa ligne d’attaque et gardait l’espoir de réaliser un coup retentissant sur le marché.

La suite, on la connaît : Vinicius a finalement signé un contrat de six ans, le liant au Real Madrid jusqu’en 2032. Un engagement de très longue durée, qui ferme la porte à tout départ immédiat et envoie un signal fort au reste de l’Europe.

Dans un entretien accordé à Josep Pedrerol dans l’émission El Chiringuito, Mourinho est revenu sur les coulisses de cette décision. Il a tenu à calmer le jeu sur son propre rôle, refusant l’idée que la prolongation ne soit que son œuvre. Selon lui, le cœur du joueur a fait le reste.

« Évidemment, j’ai parlé avec lui, mais Vinicius est tombé amoureux du Real Madrid », a confié le technicien portugais. Il raconte ce qu’il lui a dit, sans fioritures : « La seule chose que je lui ai dite, c’est : “Vini, où veux-tu aller ? Tu n’as connu que le Brésil et le Real Madrid… On ne comprend vraiment le Real Madrid que lorsqu’on le quitte. Quand tu pars, c’est là que tu réalises ce qu’est le Real Madrid. Ne pars pas. Ça n’en vaut pas la peine.” »

Pendant que les négociations entre Madrid et le joueur patinaient, l’optimisme montait à Londres. Arsenal se voyait déjà capable de profiter de la brèche pour arracher une star au champion d’Europe. Mais la dynamique interne au vestiaire madrilène a finalement pesé plus lourd qu’un nouveau projet en Premier League.

Vinicius s’est senti porté par ce que construit Mourinho au quotidien. Le coach l’a expliqué sans chercher d’effets de manche : c’est l’ambiance de travail, le sentiment de progression collective, qui ont fini de convaincre l’attaquant de rester en Espagne.

« Je pense que ce qu’il a ressenti en termes de croissance du groupe, la façon dont nous travaillons et nous développons, lui a donné un sentiment très important », a détaillé Mourinho. Avant de glisser un compliment qui en dit long sur l’exigence du vestiaire : « Vinicius est une autre machine – c’est un plaisir de le voir travailler. Nous avons beaucoup de qualité. »

Arsenal repart bredouille, avec l’impression d’avoir été tout près d’un transfert monumental. Madrid, lui, verrouille l’un de ses joueurs majeurs pour presque une décennie. Et Mourinho, sans s’en attribuer tout le mérite, sait qu’il a trouvé les mots justes au bon moment.