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John Stones libre et courtisé : Chelsea entre dans la bataille

Dix ans de trophées à Manchester City, puis le vide. John Stones a quitté l’Etihad cet été, les bras chargés de titres et le statut de joueur libre comme seul prix à payer. Forcément, l’Europe se penche sur son cas. Et Chelsea a décidé d’entrer sérieusement dans la danse.

Un palmarès lourd, un corps marqué

Six titres de Premier League, trois FA Cups, une Ligue des champions. John Stones sort par la grande porte de City, malgré une dernière saison presque fantomatique en championnat : seulement neuf apparitions en Premier League, rattrapé une fois de plus par les blessures.

Mais la qualité, elle, n’a pas bougé. Thomas Tuchel l’a prouvé en conservant le défenseur dans un rôle majeur avec l’Angleterre lors de la dernière Coupe du monde. À 32 ans, Stones a encore enchaîné trois titularisations, dont le quart de finale gagné face à la Norvège et la demi-finale perdue contre l’Argentine. Il est même entré en jeu lors de l’inoubliable huitième de finale remporté au stade Azteca face au Mexique. Un vétéran, oui. Un joueur de haut niveau, encore clairement.

Aujourd’hui libre, l’ancien de Barnsley représente une opportunité rare sur le marché : expérience internationale, culture de la gagne, aucun transfert à payer.

Chelsea change de cap

Selon The Athletic, Chelsea a ajouté Stones à sa liste de cibles en défense centrale, dans le cadre du grand chantier engagé par Xabi Alonso. Le club londonien, longtemps obsédé par les paris sur des jeunes à fort potentiel, corrige le tir : place désormais aux joueurs aguerris, capables d’encadrer une équipe en reconstruction.

Le signal est clair. Marco Palestra est arrivé d’Atalanta pour 43 millions de livres. Un joli coup… vite relativisé par l’accord trouvé avec Aston Villa pour Morgan Rogers. Le milieu anglais de 23 ans va débarquer pour 117 millions de livres, Chelsea ayant coiffé Arsenal et d’autres prétendants au poteau. Une somme gigantesque, qui repositionne d’un coup le marché et le standing des ambitions des Blues.

Dans ce contexte, Stones coche toutes les cases : coût de transfert nul, salaire important mais assumable, profil immédiatement opérationnel dans un vestiaire en mutation.

Et Chelsea ne compte pas s’arrêter là en défense. Le club discute aussi avec Crystal Palace pour le Français Maxence Lacroix. Les Londoniens refusent toutefois, pour l’instant, de s’aligner sur les 55 à 60 millions de livres réclamés pour le joueur de 26 ans. La piste n’est pas refermée, mais elle est coûteuse. D’où l’attrait renforcé d’un profil comme Stones, disponible sans indemnité.

Le virage est net à Stamford Bridge : l’expérience redevient une priorité. La tentative de recruter le vétéran de Sunderland, Granit Xhaka, va dans le même sens, même si les Black Cats ont repoussé la première offre pour le milieu de 34 ans.

Arsenal, Bayern, Inter, Everton : la file d’attente

Chelsea n’est évidemment pas seul. The Sun annonce qu’Arsenal réfléchit aussi à un mouvement pour Stones. Mikel Arteta connaît parfaitement le défenseur pour avoir travaillé avec lui à Manchester City. L’idée serait claire : en faire une couverture de luxe derrière William Saliba, actuellement en convalescence après une longue blessure au dos contractée après la Coupe du monde.

Le tableau est flatteur pour le Yorkshireman. Bayern Munich et Inter Milan sont également cités parmi les clubs intéressés. Deux géants qui cherchent régulièrement des défenseurs capables de s’adapter à des systèmes exigeants, dans des contextes où la pression est quotidienne.

Et puis il y a la piste du cœur : Everton. L’un de ses anciens clubs, qui fait figure de favori chez les bookmakers pour accueillir le défenseur libre. Un retour aux sources, une mission de sauvetage, une autre forme de défi.

Un choix de carrière, pas seulement un contrat

À 32 ans, Stones se trouve à un carrefour. Rejoindre un projet en reconstruction XXL comme Chelsea, retrouver Arteta dans un Arsenal qui joue le titre, s’exiler en Allemagne ou en Italie pour un nouveau décor, ou replonger dans l’intimité d’Everton : les options sont prestigieuses, mais les trajectoires très différentes.

Pour Chelsea, la question est tout aussi tranchante : jusqu’où pousser cette nouvelle politique de l’expérience, à l’heure où le club vient déjà de casser sa tirelire pour Morgan Rogers et vise encore d’autres renforts en défense centrale ?

La réponse passera peut-être par un simple coup de fil à John Stones. Et par la décision d’un joueur qui sait déjà ce que signifie gagner au plus haut niveau, mais doit encore choisir où écrire le dernier grand chapitre de sa carrière.