L'Inter et Pavard : Vers un départ inévitable ?
L’Inter pousse Pavard vers la sortie et s’emmêle avec Al-Ittihad pour Diaby
À Milan, une page est en train de se tourner. Benjamin Pavard n’entre plus dans les plans de Cristian Chivu et l’Inter a décidé d’accélérer son départ. Le Français, champion du monde 2018, n’est plus qu’un dossier à boucler pour un club qui prépare déjà sa défense sans lui.
Selon Fabrizio Romano, l’état-major nerazzurro a tranché : il faut libérer de la place dans l’effectif et sur la masse salariale. La raison est claire, presque brutale. Un accord de principe est déjà trouvé pour faire venir l’Argentin Cristian Romero en provenance de Tottenham Hotspur. Avec Romero en approche, garder Pavard n’a plus de sens, ni sportivement, ni économiquement.
La direction milanaise ne se contente plus d’attendre les offres. Romano révèle que l’Inter a proposé Pavard à Al-Ittihad et à d’autres clubs, avec un objectif limpide : accélérer son départ et récupérer au plus vite des liquidités. Le Français attire toujours des prétendants prestigieux en Europe, mais son futur reste flou. Les dernières propositions officielles arrivées sur son bureau ont été refusées.
À Milan, on s’impatiente. À Pavard, on met la pression. Mais le défenseur ne se précipite pas.
Pavard dit non, encore
En Italie, les échos sont unanimes : Pavard ne veut pas se précipiter, malgré l’insistance de son club. D’après le quotidien Tuttosport, il a rejeté des offres de Benfica et de Galatasaray. Deux destinations sérieuses, deux refus nets. Le message est clair : il ne se voit plus à l’Inter, mais il choisira lui-même le prochain chapitre.
Al-Ittihad, lui, reste une option séduisante. Pas uniquement pour le salaire. Le club de Jeddah lui offrirait un vestiaire rempli de stars et une place de choix dans un championnat saoudien qui continue de s’armer à coups de grandes signatures. Pour l’Inter, un transfert vers l’Arabie saoudite serait une aubaine : un gros chèque, un salaire en moins, et la possibilité de foncer sur d’autres cibles.
Parmi ces cibles figure un nom qui revient avec insistance : Nico Gonzalez, ailier de l’Atletico Madrid, identifié comme l’une des pistes offensives pour la saison à venir. Un départ de Pavard bien monnayé donnerait à l’Inter une marge de manœuvre bien plus confortable sur ce dossier.
Al-Ittihad, entre Pavard et le casse-tête Moussa Diaby
Pendant que le dossier Pavard traîne, Al-Ittihad doit gérer un autre feuilleton brûlant : l’avenir de Moussa Diaby. Le club veut se renforcer, mais se retrouve sous pression. Selon plusieurs rapports, l’agent du Français pousse pour lui trouver une porte de sortie et quitter « Al-Ameed ».
La direction saoudienne, elle, campe sur ses positions. Moussa Diaby est considéré comme l’un des joueurs offensifs les plus importants de l’effectif, et Al-Ittihad n’entend pas le brader. Les offres reçues jusqu’ici sont jugées trop faibles, loin de la valeur technique et marketing investie pour l’attirer.
Le ton est monté publiquement. Le journaliste saoudien Hattan Al-Najjar a pris la parole sur la plateforme X pour clarifier la ligne du club : aucune intention de vendre Diaby dans ces conditions. Il estime que les propositions actuelles ne reflètent ni l’importance du joueur ni son prix réel, et qu’elles ne permettraient même pas de financer un remplaçant de niveau équivalent. Il fixe une barre symbolique : 40 millions d’euros comme juste valeur, si jamais Al-Ittihad acceptait d’ouvrir la porte.
L’Inter insiste pour Diaby, mais les chiffres s’entrechoquent
Malgré ce mur dressé par Al-Ittihad, l’Inter ne lâche pas Moussa Diaby. Le club lombard s’est clairement positionné sur le marché saoudien cet été, et le Français reste un objectif prioritaire pour renforcer les ailes.
Le journaliste Mohammed Al-Bakiri affirme que l’Inter a déjà formulé une offre de 40 millions d’euros pour un transfert sec de Diaby. Al-Ittihad a hésité, temporisé, sans donner de feu vert. Face à cette résistance, les dirigeants italiens ont ajusté leur stratégie : ils proposent désormais un prêt d’une saison, valorisé à 28 millions d’euros. Une formule lourde, presque au prix d’un transfert, mais qui ne convainc pas totalement l’entourage du joueur. Diaby, lui, préférerait un départ définitif plutôt qu’une parenthèse temporaire.
Un autre son de cloche vient du quotidien Al-Riyadiah, qui évoque une proposition différente : 18 millions d’euros plus le milieu albanais Kristjan Asllani en échange de Diaby. Une offre hybride, mi-cash mi-échange, qui montre à quel point l’Inter tente de jouer sur tous les leviers possibles pour attirer le Français.
Pour l’instant, rien ne bouge vraiment. Moussa Diaby a déjà été annoncé sur le départ à plusieurs reprises. À chaque fois, l’histoire s’est terminée de la même manière : il est resté à Al-Ittihad.
Cette fois, l’équation est plus complexe. L’Inter veut vendre Pavard pour financer sa nouvelle défense et ses rêves offensifs. Al-Ittihad veut garder Diaby tout en se positionnant sur des profils comme Pavard. Entre les exigences financières, les agents qui poussent, les clubs qui calculent et les joueurs qui choisissent leur destin, une question s’impose : qui cédera le premier dans ce bras de fer transcontinental ?




