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Ibo Maza : le nouvel espoir de Manchester City et Leverkusen

Pep Guardiola connaît la route pour l’Allemagne par cœur. Et chaque fois qu’il l’emprunte, c’est rarement pour revenir les mains vides. Après Josko Gvardiol arraché au RB Leipzig pour 90 millions d’euros en 2023, après Erling Haaland chipé au Borussia Dortmund un an plus tôt, Manchester City a coché un nouveau nom sur sa liste : Ibo Maza.

Cette fois, la cible vient de Leverkusen. Et elle ne laisse personne indifférent.

Le remplaçant rêvé de Bernardo Silva ?

Le timing n’a rien d’un hasard. Bernardo Silva s’apprête à tourner la page. Le Portugais, pilier de City depuis 2017, arrive au bout de son contrat et ne prolongera pas. Pour Guardiola, cela ouvre un vide au cœur de son dispositif : un créateur entre les lignes, capable d’enchaîner volume de jeu, dernier geste et intelligence tactique.

Le profil colle. Maza est exactement ce type de milieu offensif moderne, à mi-chemin entre relayeur créatif et attaquant de soutien. Arrivé à Leverkusen l’été dernier en provenance du Hertha BSC, pour douze millions d’euros seulement, il a explosé à une vitesse qui a surpris même les plus optimistes du club.

Titulaire en quelques semaines, indispensable en quelques mois. Cinq buts, six passes décisives en 38 rencontres avec le Bayer : au-delà des chiffres, une empreinte constante sur le jeu, une capacité à accélérer les attaques, à casser des blocs par la passe ou le dribble.

Un avantage caché pour City

Dans ce dossier, les champions d’Angleterre disposent d’un petit atout. Maza est représenté par la même agence qu’Omar Marmoush, que City avait réussi à sortir de l’Eintracht Frankfurt au début de l’année 2025. Les canaux de discussion sont ouverts, la confiance déjà installée. À ce niveau, ce genre de détail peut faire basculer une négociation.

Mais Leverkusen ne compte pas se laisser dépouiller sans résister.

Leverkusen verrouille… mais fixe un prix

Sous contrat jusqu’en 2030, Maza n’est pas un joueur en fin de cycle à monnayer rapidement. C’est un projet de long terme pour le Bayer, un visage de la prochaine génération. Et Simon Rolfes, directeur sportif du club, l’a rappelé avec fermeté en mars, lors de son passage dans l’émission « Doppelpass » sur Sport1.

Interrogé sur un éventuel retour de Julian Brandt, en fin de contrat à Dortmund cet été, Rolfes a été catégorique : Leverkusen ne le recrutera pas. La raison ? La confiance totale accordée à Maza pour occuper ce rôle clé dans les années à venir.

Le message est clair : la place est prise, et le club croit suffisamment en son Algérien pour fermer la porte à un ancien cadre de Bundesliga.

Pour autant, le football moderne a ses lois. Devant la puissance financière de certains géants européens, Leverkusen ne se montre pas totalement inflexible. Le club aurait fixé la barre à 45 millions d’euros. En dessous, pas de discussion. Au-dessus, tout devient possible.

Milan, Atlético… et le parfum d’enchères

City n’est pas seul. Ces dernières semaines, l’AC Milan et l’Atlético de Madrid se sont également positionnés. Deux institutions, deux projets très différents, mais un même constat : Maza représente une opportunité rare sur le marché, un joueur déjà décisif mais encore loin de son plafond.

Leverkusen, de son côté, joue sur deux tableaux. Protéger son actif, afficher sa détermination à garder son meneur… tout en laissant filtrer qu’une offre à 45 millions d’euros pourrait ouvrir la porte. De quoi attiser l’appétit des prétendants et, peut-être, lancer une véritable surenchère cet été.

D’un Berlin métissé aux rêves du Mondial

L’histoire de Maza ne se résume pas à ses statistiques. Né à Berlin, formé dans le giron de la DFB, il a porté le maillot de l’Allemagne des U18 aux U20. Puis il a choisi l’Algérie. Un tournant fort, assumé, porté par ses racines : un père algérien, une mère vietnamienne, et un sentiment d’appartenance qui l’a poussé vers la Fédération algérienne.

Sa première sélection avec les Verts date d’octobre 2024. Quelques mois plus tard, il s’impose déjà comme l’un des visages d’avenir de la sélection. Sa Coupe d’Afrique des Nations récente l’a propulsé dans une autre dimension : des prestations solides, une influence grandissante, et une place de plus en plus centrale dans les plans du sélectionneur.

Le prochain chapitre se jouera au Mondial.

Un groupe piégé, une cote à faire exploser

L’Algérie n’a pas été épargnée par le tirage. Un groupe avec l’Argentine, tenante du titre, l’Autriche et la Jordanie. Sur le papier, la marche est haute. Très haute.

Mais ce genre de contexte peut transformer un bon joueur en star du marché. Face à l’Argentine, face à une Autriche rugueuse, chaque éclair de Maza sera scruté par les recruteurs du monde entier. Une bonne phase de groupes, un but décisif, un geste marquant, et les 45 millions fixés par Leverkusen pourraient vite paraître presque raisonnables.

Pour City, Milan, l’Atlético et les autres, le dossier ne se jouera donc pas seulement dans les bureaux, mais aussi sur la scène mondiale.

Le Bayer veut garder son maître à jouer. L’Europe entière le surveille. Et Maza, lui, s’avance vers le Mondial avec une double pression sur les épaules : porter l’espoir d’un pays… et décider, peut-être, de la prochaine grande secousse du marché des transferts.

Ibo Maza : le nouvel espoir de Manchester City et Leverkusen