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Leon Goretzka blessé : un coup dur pour Aston Villa

Leon Goretzka n’a pas encore touché un ballon avec Aston Villa que sa nouvelle aventure est déjà mise sur pause. Le milieu allemand va manquer « plusieurs semaines », a-t-il annoncé, repoussant des débuts très attendus en Premier League.

Arrivé libre fin août après la fin de son contrat au Bayern Munich, le joueur aux 73 sélections avec l’Allemagne avait tout pour incarner le gros coup de l’été à Villa Park. L’enthousiasme est retombé d’un cran lundi soir, lorsque Goretzka a pris la parole sur ses réseaux sociaux.

« Mon corps a réagi »

Le message, adressé directement aux supporters de Villa, respire à la fois la gratitude et la frustration.

« Dear Villans, first of all, thank you for the incredible welcome. After my first few days at this club, the feeling that I'm exactly where I'm meant to be has grown stronger with each passing day. Unfortunately, my body has reacted to the increased workload after my time away from the pitch. It's frustrating, but I need this short break now to come back at full strength. »

Derrière ces mots, un constat simple : après une période loin des terrains, la montée en intensité lui a coûté cher. L’arrêt est immédiat, la durée se comptera en semaines, et son intégration dans le système d’Unai Emery est déjà retardée.

Le timing pique encore plus quand on regarde son été. Goretzka a pris part à trois des quatre matches de l’Allemagne lors de la Coupe du monde, avant une élimination dès les huitièmes de finale face au Paraguay. Il sortait de ce tournoi avec le statut de cadre confirmé, prêt à enchaîner en club et à poursuivre sous un nouveau sélectionneur.

Un casse-tête pour Klopp en sélection

Car en parallèle de son arrivée à Birmingham, un autre chantier l’attendait : celui de la Mannschaft version Jürgen Klopp. Le technicien a succédé à Julian Nagelsmann et s’apprête à lancer son mandat par des matches de Nations League contre les Pays-Bas, la Grèce et la Serbie.

Goretzka devait être l’un des piliers de ce nouveau cycle. Il n’en sera rien pour ce premier rassemblement. Sa blessure l’écarte complètement de la trêve internationale et oblige Klopp à revoir ses plans pour son tout premier camp d’entraînement aux commandes de la sélection.

Le milieu, lui, préfère regarder droit devant. Dans la suite de son message, il promet de mettre ce contretemps à profit :

« I'll use the coming days, including the international break, to recover fully and I'll be back ready to fight and give everything for you and for Villa. Can't wait to see you on the pitch soon. Thank you for your support. Leon. »

Le ton est posé, mais la détermination est claire : ce ne sera qu’une parenthèse.

Villa déjà dans la tourmente

Pour Aston Villa, le contexte rend ce coup dur encore plus lourd. Le club a mal démarré sa saison de Premier League : une seule unité au compteur après trois journées, avec un nul et deux défaites, et une 17e place qui rappelle de mauvais souvenirs.

Dans ce décor déjà tendu, Unai Emery espérait injecter rapidement l’expérience et la puissance de Goretzka dans son entrejeu. Au lieu de cela, il doit composer sans lui au moment d’aborder un autre rendez-vous majeur : le début de la campagne de Ligue des champions, mardi, sur la pelouse du Club Brugge.

Perdre une recrue de ce calibre avant même qu’elle ait foulé la pelouse en match officiel, c’est un scénario que l’entraîneur espagnol se serait volontiers épargné. Il ne l’a pas caché en évoquant la situation.

Emery se tourne vers ses solutions internes

Unai Emery a tout de même choisi de garder le cap et de mettre en avant la profondeur de son effectif. « Goretzka's injury and his problems are a little frustrating, but we have players who can replace him, like Ross Barkley, Joao Gomes, Lamare Bogarde and Boubacar Kamara », a-t-il expliqué.

Le message est limpide : pas question de s’apitoyer. Ross Barkley peut apporter sa créativité entre les lignes, Joao Gomes son agressivité à la récupération, Lamare Bogarde sa fraîcheur et Boubacar Kamara son sens de l’équilibre devant la défense. Sur le papier, Emery dispose de profils variés pour compenser l’absence de l’Allemand.

Mais Goretzka, par son vécu au plus haut niveau avec Schalke puis le Bayern, incarnait autre chose : une présence, une autorité, une habitude des grands rendez-vous européens que Villa espérait injecter immédiatement dans son vestiaire.

La question est désormais simple et brutale : sans lui pour lancer la saison, Aston Villa saura-t-il tenir le choc en Premier League tout en découvrant la pression d’une Ligue des champions qu’il n’a pas le droit de rater ?