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Gio Reyna marque son premier but en Ligue 1 avec Strasbourg

Gio Reyna lance enfin son compteur. Et il l’a fait avec fracas.

Sur seulement sa troisième apparition avec Strasbourg, le milieu offensif a inscrit le tout premier but de sa carrière en Ligue 1 lors du large succès 6-2 sur la pelouse de Troyes. Dans le scénario du match, ce n’était pas le but décisif. Pour Reyna, en revanche, c’est un tournant. Un repère dans cette quête de relance après des mois à chercher du rythme et de la continuité en club.

Le signal est clair : il est en train de s’installer. Entré en fin de match lors de l’ouverture de la saison face à Marseille, il avait ensuite signé une première titularisation très propre contre Lens, avec 92 % de passes réussies et trois occasions créées. À Troyes, il a ajouté la finition à la création : un but, 18 passes réussies sur 21 tentées, deux tirs cadrés. Il ne se contente plus d’exister dans le jeu, il pèse.

La saison ne fait que commencer, mais Reyna imprime déjà sa patte en Ligue 1. Son vrai combat, on le connaît : rester debout, enchaîner, tenir physiquement. Si son corps suit, ces premières semaines laissent entrevoir un joueur capable de faire basculer des matchs dans le championnat de France.

Pepi en série, PSV en rouleau compresseur

Tout roule pour PSV. Et tant que Ricardo Pepi marque, personne à Eindhoven ne voit de raison de ralentir.

Avec son but après seulement cinq minutes lors du succès 3-1 face à Ajax samedi, l’attaquant américain a porté son total à trois réalisations sur ses quatre derniers matchs. Dans le même temps, PSV vient d’aligner quatre victoires consécutives, pour un score cumulé de 16-4. La saison est encore jeune, mais le champion en titre donne déjà l’impression d’avoir lancé le mode échappée.

La vraie question ne concerne pas son niveau, mais son avenir. Les rumeurs de transfert l’accompagnent depuis plusieurs saisons. Est-ce l’année où il fera enfin le grand saut ?

Rien ne bougera avant janvier au minimum. D’ici là, s’il garde ce rythme, Pepi a toutes les cartes en main pour atteindre la barre symbolique des dix buts avant même l’ouverture du marché.

Musah tient la baraque, Milan craque à la dernière seconde

Quand Milan et Juventus se croisent, le public américain a l’habitude de suivre deux visages : un de chaque côté. Cette fois, le choc a eu un parfum d’inachevé. Pas de Weston McKennie, blessé musculairement. Christian Pulisic sur le banc, encore ménagé après sa blessure en Coupe du monde. Il restait donc Yunus Musah pour porter seul le flambeau de la sélection américaine.

Il ne s’est pas caché. Aligné au cœur du jeu aux côtés de Luka Modric, Musah a répondu présent dans un match fermé entre deux poids lourds de Serie A. Milan tenait sa victoire, maîtrisait son affaire, contrôlait le tempo. Puis tout a basculé sur un dernier coup de pied arrêté.

Juve a arraché le nul 1-1 dans les derniers instants, transformant une soirée maîtrisée en frustration pour les Rossoneri. Les locaux ont célébré un point qu’ils n’espéraient plus, les visiteurs sont repartis avec le sentiment d’avoir laissé filer bien plus qu’un résultat.

Aux États-Unis, beaucoup retiendront surtout les absents. McKennie, attendu sur le flanc depuis plusieurs jours, manquait à l’appel. Pulisic, lui, a vécu une troisième rencontre de la saison sur le banc sans entrer en jeu. Milan prend son temps avec lui, le protège, repousse encore le moment de son retour complet à la compétition. Personne ne sait vraiment quand il sera enfin prêt à enchaîner.

Peut-être la semaine prochaine. Peut-être plus tard. En attendant, l’un des deux rendez-vous annuels entre deux des meilleurs joueurs de la sélection américaine s’est joué sans eux.

Scally marque, Gladbach s’effondre

Tout l’été, une question revenait à Borussia Mönchengladbach : Joe Scally va-t-il partir, comme Gio Reyna avant lui a changé d’air ? Le mercato s’est refermé sans mouvement. Et quelques jours plus tard, le latéral a offert un premier argument en faveur de ceux qui voulaient le garder.

Samedi, Gladbach s’est incliné 4-3 au terme d’un match fou face à Elversberg. Scally, lui, a fait partie des buteurs, signant seulement le sixième but de sa carrière professionnelle. Sa frappe, à la 56e minute, a donné un avantage de 3-1 à son équipe. À ce moment-là, son but ressemble à un tournant, presque à un but de la victoire.

Puis tout s’est défait. Le score passe à 3-2. Scally est remplacé. Depuis le banc, il assiste impuissant au naufrage : deux buts encaissés dans les dix dernières minutes, défaite 4-3, et sa réalisation qui glisse du statut de but décisif à celui de simple note de bas de page.

Il n’a pas été irréprochable derrière, avec une erreur qui amène l’un des buts adverses. Mais le reproche récurrent qui le suit concerne surtout sa contribution offensive. Le football moderne réclame des latéraux capables d’apporter dans le camp adverse, et Scally n’a pas toujours prouvé qu’il pouvait le faire au plus haut niveau. Ce week-end, il a envoyé un signal. À lui de transformer ce but en tremplin pour s’installer durablement dans le onze.

Les autres Américains en Europe et au-delà

Folarin Balogun, au cœur d’une semaine agitée par les rumeurs de transfert, n’était pas sur la feuille de match lors de la victoire renversante 2-1 de Monaco face au Paris Saint-Germain.

En Angleterre, Sebastian Berhalter, Aidan Morris et Max Arfsten ont tous débuté, tandis que Rokas Pukstas est entré en jeu pour ses premières minutes lors du succès 1-0 de Middlesbrough contre Queens Park Rangers.

En Serie B, Gianluca Busio a délivré une passe décisive pour Venezia, insuffisante dans la défaite 3-2 face à Frosinone.

Du côté de la Premier League, Chris Richards a pris le dessus sur Antonee Robinson dans le duel des Américains, Crystal Palace s’imposant 3-2 contre Fulham.

En Bundesliga, Noahkai Banks a livré une prestation solide lors du large succès 4-1 d’Augsburg contre Eintracht Frankfurt.

Jack McGlynn a fêté sa première apparition avec Stoke City, entré en jeu dans un large 4-0 infligé à Charlton Athletic.

En Ligue 1, Tim Weah portait le brassard de capitaine avec Marseille, battu 3-2 par Paris FC porté par un triplé de Lassine Sinayoko.

Tanner Tessmann est entré à la 76e minute lors de la victoire 3-1 de Lyon face à Auxerre.

Au Danemark, le gardien de Lyngby Diego Kochen a réalisé quatre arrêts pour signer un clean sheet à Viborg.

Tyler Adams a dicté le tempo au milieu, mais Bournemouth a dû se contenter d’un nul 2-2 contre Newcastle.

En Championship, Brenden Aaronson est entré à la 62e minute lors du 1-1 entre Leeds et Brighton.

En Liga, Johnny Cardoso a disputé les dernières minutes pour Atletico Madrid, surpris 3-0 par Athletic Bilbao.

Alex Freeman a joué l’intégralité de la rencontre dans la défaite 3-2 de Villarreal contre Deportivo La Coruña.

George Campbell a contribué à préserver la cage inviolée de West Brom lors du succès 1-0 face à Watford.

John Tolkin a disputé 63 minutes dans le nul 2-2 de Holstein Kiel contre FC Nürnberg.

En Écosse, Auston Trusty et Cameron Carter-Vickers ont formé la charnière centrale de Celtic, vainqueur 2-1 de St. Mirren.

Caleb Wiley a joué 59 minutes dans la victoire 2-1 de Preston contre Blackburn Rovers.

Enfin, Malik Tillman a été titularisé et a tenu 67 minutes lors de la démonstration 4-0 de Bayer Leverkusen face à Union Berlin.

Des buts, des débuts, des brassards, des déceptions aussi : les internationaux américains s’éparpillent sur la carte du football européen, mais une chose ne change pas. Chaque week-end, ils laissent des traces. La question, désormais, est simple : lesquels transformeront ces éclats en vraie saison référence ?

Gio Reyna marque son premier but en Ligue 1 avec Strasbourg