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Gary Neville voit Cole Palmer comme un joueur « or » pour Manchester United

Gary Neville n’a pas hésité. Pour lui, Cole Palmer appartient à cette caste rarissime de joueurs qui changent la trajectoire d’un club. Un profil « or », comme il dit. Le genre de recrue qui, à ses yeux, aurait autrefois été une évidence pour Manchester United.

Sur la chaîne YouTube de Rio Ferdinand, l’ancien capitaine de United a déroulé le fil de sa pensée, en s’appuyant sur l’histoire récente du club.

« Quand Manchester United a signé Bryan Robson, Ron Atkinson a dit quelque chose comme : “il n’y a aucun risque, c’est de l’or” », rappelle Neville. Dans sa bouche, l’expression n’est pas anodine. Elle sert de mètre étalon.

Palmer, un « or » moderne pour un United en reconstruction

Cole Palmer sort d’une saison paradoxale. La première partie de l’exercice l’a vu lutter avec sa forme et ses pépins physiques. Malgré cela, le milieu offensif de 24 ans a tout de même terminé avec dix buts en Premier League, au cœur d’une équipe de Chelsea largement en dessous des attentes.

Suffisant pour alimenter, en fin de saison, des rumeurs insistantes sur un malaise du joueur à Stamford Bridge et un possible départ. Manchester United et Manchester City ont alors été cités comme destinations potentielles.

Pour Neville, le profil est limpide : Palmer coche toutes les cases du transfert structurant. « Je pense que Harry Kane aurait été ça pour United, ça aurait été de l’or », explique-t-il. Puis il déroule la liste des références : l’arrivée de Ferdinand en provenance de Leeds, celle de Wayne Rooney d’Everton, ou encore Roy Keane arraché à Nottingham Forest. Autant de joueurs qui, à leurs époques respectives, incarnaient la certitude absolue.

« Declan Rice, c’était pareil avant qu’il rejoigne Arsenal. Ce sont des garanties totales, des certitudes, et au final ils paraissent bon marché », insiste Neville.

Dans ce prisme-là, Palmer entre parfaitement. Un joueur déjà installé en Premier League, jeune, décisif, capable de porter une équipe en difficulté. Le genre de pari qui n’en est pas vraiment un.

Chelsea ferme la porte

Le problème, c’est que ce scénario reste, pour l’instant, un exercice de style. Neville lui-même ne croit pas au moindre dénouement en faveur de son ancien club.

Chelsea considérerait Palmer comme l’un des éléments « intouchables » de son effectif. Un statut qui, combiné à son rendement et à sa marge de progression, rend l’opération presque impossible à imaginer cet été.

Neville ne s’y trompe pas : « Il y a des discussions autour de Cole Palmer et ça ressemble à une recrue qui pourrait être de l’or pour Manchester United s’il venait à Old Trafford. Je ne pense pas que ça arrivera, je pense que Chelsea va le garder. »

La rareté de ces profils renforce encore ce constat. « Il y a très peu de signatures de ce type sur le marché. Tous les quelques années seulement, ces joueurs deviennent disponibles », glisse l’ancien défenseur.

L’ombre de Sir Alex et les occasions manquées

En filigrane, Neville dresse aussi un réquisitoire contre le manque de tranchant de United sur certains dossiers majeurs. Il prend deux exemples récents : Harry Kane et Declan Rice.

À ses yeux, si Sir Alex Ferguson dirigeait toujours le club, l’issue aurait été radicalement différente. « Si Sir Alex était encore en charge, il n’aurait jamais laissé Harry Kane aller ailleurs, il se serait assuré qu’il vienne à Old Trafford. Declan Rice, ce serait pareil. Sir Alex aurait été partout sur ces deux-là. »

Neville étend son raisonnement à d’autres signatures jugées plus rationnelles que spectaculaires. Il cite ainsi Robin van Persie, déjà totalement établi en Premier League au moment de son arrivée à United, et dont le rendement était quasiment garanti.

Il apprécie aussi des profils comme Matheus Cunha ou Bryan Mbeumo, recrutés l’été dernier par d’autres clubs après s’être aguerris en Premier League. « Ils n’étaient pas de l’“or”, mais le risque était réduit : ils avaient déjà joué en Premier League, ils montaient d’un cran, ils étaient jeunes et affamés. Ce sont de bons types de signatures. »

Dans ce paysage, Palmer se situe clairement tout en haut de la pyramide.

Carrick, Ederson et la nouvelle ère à Old Trafford

Pendant que Neville rêve à voix haute d’un Palmer sous le maillot rouge, Manchester United avance sur un autre chantier : le milieu de terrain.

Le club s’apprête à enregistrer la première recrue de l’ère Michael Carrick, désormais confirmé dans ses fonctions d’entraîneur principal. Le Brésilien Ederson doit devenir le premier renfort de l’été, symbole d’un nouveau cycle qui cherche à capitaliser sur les débuts prometteurs de Carrick sur le banc.

United ne compte pas s’arrêter là. Au moins un autre milieu de terrain est attendu à Old Trafford dans les prochaines semaines, preuve que le cœur du jeu reste au centre du projet.

La question demeure : ce nouveau United saura-t-il, un jour bientôt, arracher à la concurrence un joueur du calibre « or » décrit par Neville ? Ou devra-t-il se contenter de regarder, encore une fois, ces profils rares briller sous d’autres couleurs que le rouge de Manchester ?