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Gabriel Jesus au cœur des rumeurs à Napoli

À Castel di Sangro, un simple visage dans les tribunes a suffi à enflammer l’Italie du football. Giovanni Branchini, représentant de Gabriel Jesus, est apparu vendredi soir au camp d’entraînement de pré-saison de Napoli, et la rumeur a aussitôt pris feu.

Le timing n’a rien d’anodin. L’attaquant d’Arsenal entre dans la dernière année de son contrat à Londres. À 29 ans, pièce importante de la rotation de Mikel Arteta mais sans garantie sur son avenir à long terme, son nom circule désormais avec insistance de l’autre côté des Alpes. En Italie, plusieurs médias assurent que Napoli le considère comme une cible prioritaire en cas de départ cumulé de Romelu Lukaku et Lorenzo Lucca avant la fermeture du mercato.

Branchini au centre du jeu… et sur la défensive

Face à cette agitation, Branchini a tenté de reprendre le contrôle du récit. Pour lui, cette visite n’a rien à voir avec Gabriel Jesus. L’agent gère aussi les intérêts du nouvel entraîneur napolitain, Massimiliano Allegri, et s’est empressé de présenter sa présence comme une simple visite de courtoisie à son prestigieux client.

Interrogé par Videoinformazioni.com, il a coupé court aux interprétations : il est venu voir Allegri, point. L’Italien a décrit un coach « qui travaille dur », satisfait de son environnement et du groupe mis à sa disposition. Un technicien qui, selon lui, a toujours eu une haute opinion de cette équipe et se montre content du travail en cours.

La scène est presque classique de fin de mercato : un agent influent, un grand club en quête de certitudes offensives, un attaquant de premier plan à un tournant de son contrat. Tout est en place pour nourrir les spéculations. Branchini, lui, s’y refuse.

« Je n’ai pas parlé de lui avec Allegri »

Lorsque la question devient frontale – Gabriel Jesus a-t-il été évoqué avec les dirigeants ou le staff de Napoli ? – le ton se durcit. Branchini nie fermement. Selon lui, aucune discussion, ni formelle ni informelle, n’a eu lieu au sujet de l’avant-centre d’Arsenal. À la mention directe du nom de Jesus, la réponse tombe, sèche : il affirme ne pas avoir parlé de lui avec Allegri.

Les médias italiens présents sur place ont bien noté sa volonté de détourner la conversation dès que le nom du Brésilien surgit. Rien de surprenant, au regard du contexte. Arrivé à Arsenal en provenance de Manchester City à l’été 2022, Gabriel Jesus sort d’une saison de très haut niveau, marquée par un titre de Premier League et une campagne européenne achevée en finale de Champions League, perdue face au Paris Saint-Germain.

Un bilan qui renforce son statut à Londres, mais aussi sa valeur sur le marché. Dans ce climat, Branchini n’a aucun intérêt à exposer publiquement l’avenir de son client alors que les lignes peuvent encore bouger à tout moment.

« Les si comptent très peu »

La pression ne retombe pas pour autant. Une autre question fuse : un éventuel deal pour le Brésilien dépend-il absolument des ventes de Lukaku et Lucca ? Là encore, l’agent ferme la porte. Pour lui, les scénarios conditionnels n’ont pas leur place.

Il rappelle que, dans son métier, les « si » pèsent peu, bien moins que dans celui des journalistes. Mieux vaut, selon lui, éviter de se perdre dans les hypothèses et refuser de nourrir la spéculation. Une façon de parler, mais aussi une stratégie : tant que rien n’est lancé, tout reste possible.

Les déclarations publiques de Branchini calment la surface, sans éteindre le brasier. Sa réticence à entrer dans le détail laisse justement de l’espace à toutes les interprétations. Napoli a un nouvel entraîneur, un agent puissant à ses côtés, deux attaquants susceptibles de partir et un nom, celui de Gabriel Jesus, qui revient avec insistance.

Le mercato approche de son dénouement. Reste à savoir si cette apparition à Castel di Sangro restera une simple visite de courtoisie… ou le premier chapitre d’un feuilleton majeur de fin d’été.