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Florian Wirtz impatient de rejoindre Liverpool sous Andoni Iraola

Florian Wirtz impatient de s’installer dans le Liverpool d’Andoni Iraola

La défaite 3-2 de Liverpool face à AS Monaco n’a pas laissé grand-chose à célébrer sur le plan comptable. Mais au milieu des ajustements de présaison et des automatismes encore hésitants, une certitude se dégage déjà : Florian Wirtz se projette pleinement dans le projet d’Andoni Iraola.

Le meneur de jeu allemand, auteur de 15 contributions décisives toutes compétitions confondues lors de sa première saison en Angleterre, parle sans détour de son nouveau coach. Et son regard trahit plus de curiosité que d’inquiétude.

« Les trois dernières années qu’il a faites à Bournemouth, on a pu voir ce qu’il est capable de faire avec une équipe », souligne Wirtz. « Bien sûr, on a hâte de travailler avec lui. »

Un nouveau visage sur le banc, une idée claire du jeu

L’été a été agité sur le banc de Liverpool. Arne Slot parti, c’est Andoni Iraola qui a pris le relais, après trois saisons solides à la tête de Bournemouth. Un changement de cap assumé, avec un entraîneur réputé pour son intensité, son pressing agressif et son exigence sans ballon.

Pour Wirtz, l’adaptation vient à peine de commencer. Deux semaines d’entraînement, pas plus. Mais déjà, le ton est donné.

« Les premières semaines, pour moi, ça ne fait que deux semaines que je m’entraîne, donc je peux juste dire que je prends du plaisir », explique-t-il. « J’aime l’idée du football qu’il a, donc j’ai vraiment hâte. »

Pas de grands discours théoriques, pas encore. Le travail se fait sur le terrain, dans les répétitions, dans la manière de vivre chaque minute de match.

« On n’a pas tellement parlé du style en détail. Il a ses idées de jeu. À nous de travailler encore plus là-dessus maintenant. »

Trente bonnes minutes, puis le rappel à la réalité

Face à AS Monaco, Liverpool a montré deux visages. Une entame intéressante, rythmée, proche de ce que veut Iraola. Puis une baisse de régime qui a coûté cher. Wirtz ne se cache pas.

« Je pense que seuls les 30 premières minutes ont été bonnes de notre part », reconnaît-il. « On a encore beaucoup à améliorer à l’entraînement et aussi lors du prochain match. »

La présaison, dans ce contexte, ressemble à un laboratoire. Les principes d’Iraola se mettent en place, mais l’équipe n’est pas encore capable de les tenir sur 90 minutes. Intensité, coordination, gestion des temps faibles : tout reste à affiner.

L’Angleterre, un autre monde

Arrivé d’Allemagne, Wirtz sait à quoi il a été confronté cette première année. Le choc du style, du rythme, des contacts. Il ne minimise pas la différence.

« J’ai joué un an maintenant en Angleterre. Je l’ai déjà dit souvent, c’est un style de football différent en Angleterre par rapport à l’Allemagne. On s’habitue aux matches et aux adversaires », explique-t-il.

Ce vécu, il devra maintenant le mettre au service d’un Liverpool en transition, qui change de voix sur le banc mais ne peut pas se permettre de changer d’ambition. Iraola arrive avec ses convictions, Wirtz avec sa créativité et son volume de jeu. Les deux devront rapidement s’accorder.

Le décor est planté : un entraîneur de 44 ans, une star de 23 ans en pleine progression, un club qui refuse le moindre pas en arrière. Reste une question, simple et brutale : combien de temps faudra-t-il à ce Liverpool-là pour que les promesses de juillet deviennent des résultats en plein cœur de la saison ?