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Fabregas salue le projet d'Arsenal et son impact sur Como

Au bord de la pelouse de l’Emirates Stadium, Cesc Fabregas avait le regard d’un homme qui connaît la maison. L’Espagnol, 303 matches sous le maillot d’Arsenal, n’a pas parlé de nostalgie. Il a parlé de projet, de patience, et d’une chose devenue rare dans le football moderne : la cohérence.

L’ancien milieu a tenu à souligner la ligne de conduite du club londonien depuis l’arrivée de Mikel Arteta, malgré des débuts compliqués. Pour lui, la clé se trouve bien plus haut que sur le banc de touche, dans la vision portée par la direction. Il a rappelé comment le board a refusé de céder à la panique alors que les résultats tardaient.

Fabregas a raconté avoir déjà félicité Edu et Andrea Berta lors d’une visite à l’Emirates pour un match de Champions League la saison passée. Il les avait alors mis face au mérite de cette constance : trois saisons de suite terminées à la huitième place, puis une quatrième année où Arsenal échoue tout près de la Champions League, devancé par Tottenham et relégué à la cinquième place. Un enchaînement qui aurait brisé bien des projets ailleurs. À Londres, il a servi de carburant.

Le message est clair : le club n’a pas dévié. Objectif maintenu, plan respecté, progression assumée. On continue d’avancer, même quand le classement raconte autre chose.

Pour Fabregas, cette attitude tranche avec un football où la réaction à chaud dicte trop souvent les décisions. Perdre trois matches suffit à condamner un entraîneur, à jeter un style de jeu à la poubelle pour repartir dans une autre direction. Une logique à laquelle il dit ne pas adhérer. Changer de cap sans cesse, c’est renoncer à construire.

C’est précisément ce qu’il tente d’éviter à Como. Le champion du monde 2010 ne se fait aucune illusion sur l’écart de niveau, d’histoire et de moyens entre le club lombard et Arsenal. Mais il veut importer ce qu’il considère comme l’essentiel : stabilité, valeurs, culture. Bâtir quelque chose qui dure, même à une autre échelle.

Fabregas ne cache pas son admiration pour le travail de Mikel Arteta. Il estime que l’Espagnol a accompli un « travail formidable » et insiste sur le profil humain du vestiaire actuel. Des joueurs respectueux, désireux de produire un football de qualité, fidèles au plan de jeu. Un groupe qui, selon lui, incarne l’esprit du projet. Revenir à l’Emirates, dit-il, lui permet de « respirer » à nouveau cette atmosphère.

La suite s’annonce dense pour les champions d’Angleterre. Arsenal affrontera Manchester City en Community Shield, à Cardiff, le dimanche 16 août, avant de lancer sa défense de titre en Premier League six jours plus tard contre le promu Coventry City.

Le même jour, de l’autre côté de l’Europe, Como disputera un double amical face à Liverpool. Une première rencontre à huis clos, puis une seconde ouverte aux supporters. Dernier galop d’essai avant l’entrée en lice en Serie A, le samedi suivant, contre l’Udinese.

Deux clubs, deux mondes, une même idée en toile de fond : tenir le cap, coûte que coûte. Fabregas, lui, a choisi son modèle.