Endrick, l'avenir en Premier League pour le Real Madrid
Le dossier n’a rien d’anecdotique. Selon le journaliste Ramon Alvarez, les représentants d’Endrick, la société Roc Nation, travaillent déjà à trouver un point de chute en Premier League pour le jeune attaquant du Real Madrid. Le club merengue et le clan du joueur de 20 ans seraient tombés d’accord : un nouveau prêt est la meilleure option après les arrivées de Carlos Espi et Yan Diomande.
Le décor est planté. Madrid a empilé le talent offensif. Endrick, lui, doit jouer.
De Lyon à l’Angleterre, une trajectoire en accéléré
Endrick vient à peine de rentrer à Valdebebas. La saison dernière, il avait quitté le Real Madrid en janvier pour un prêt à l’Olympique Lyonnais, où il a enfin enchaîné les minutes et les responsabilités. Huit buts en 21 apparitions toutes compétitions confondues, une influence grandissante dans le jeu, et au bout du chemin, une récompense majeure : une place dans la sélection du Brésil pour la Coupe du monde 2026.
La parenthèse dorée n’a pourtant pas tout changé. Sur la scène mondiale, Endrick n’a pas bénéficié de la même confiance. Carlo Ancelotti, alors sélectionneur de la Seleção, l’a utilisé avec parcimonie. Trop peu pour marquer le tournoi, trop peu pour installer un nouveau statut.
De retour à Madrid, le Brésilien a pourtant envoyé les bons signaux. Reprise de l’entraînement plus tôt que prévu, implication visible, et un but en match amical face à la Fiorentina pour rappeler qu’il sait toujours faire ce qu’on lui demande avant tout : finir les actions.
Mourinho séduit… mais rattrapé par la réalité du mercato
Les premières semaines sous les ordres de José Mourinho ont laissé penser qu’un retournement de situation était possible. Intéressé un temps par l’AS Roma, le Portugais aurait choisi de conserver Endrick, impressionné par son attitude et ses qualités à l’entraînement.
Mais la concurrence au Real Madrid ne se regarde pas seulement sur le terrain, elle se lit aussi sur le tableau des transferts. L’été merengue a été brutal pour les espoirs de temps de jeu du Brésilien : arrivée de Bernardo Silva, signatures de Carlos Espi et Yan Diomande, prolongation de Vinicius Jr. Dans un secteur offensif déjà saturé, chaque nouveau nom repousse un peu plus Endrick vers la sortie… temporaire.
Brahim Diaz veut s’installer durablement. Rodrygo reviendra bientôt de blessure avec l’ambition de reprendre sa place. Dans ce contexte, l’idée d’un prêt en Premier League ne ressemble plus à une option secondaire, mais à une nécessité sportive.
Un nouveau prêt, mais cette fois au plus haut niveau
Le Real Madrid et Roc Nation ont donc lancé les manœuvres pour placer Endrick en Angleterre dès la saison 2026-2027. Un deuxième prêt consécutif pour un joueur acheté à prix fort, mais un choix assumé des deux côtés.
Le club sait ce qu’il a entre les mains : un talent brut, explosif, mais qui a besoin d’un environnement où il sera titulaire ou proche de l’être, semaine après semaine. Endrick, lui, a déjà prouvé à Lyon qu’il pouvait s’adapter à un nouveau championnat, à une nouvelle langue, à une pression différente. La marche suivante s’appelle Premier League, avec son rythme infernal, ses duels physiques, ses défenses compactes.
Pour un attaquant de 20 ans, c’est un test de caractère autant que de talent.
Le bon choix pour Madrid… et pour lui ?
Le constat est implacable. Depuis son arrivée, Endrick n’a jamais réellement eu sa chance au Real Madrid. Sous Carlo Ancelotti, le gamin n’a obtenu que des miettes, qu’il a pourtant su transformer en éclairs prometteurs. Sous Xabi Alonso, la hiérarchie ne s’est pas inversée, jusqu’à ce prêt hivernal à l’OL.
Aujourd’hui, la porte de l’équipe première se referme à nouveau, non pas par manque de niveau, mais par excès de concurrence. Pour un attaquant en phase de construction, rester sur le banc au Bernabéu serait un luxe dangereux. S’exposer en Premier League, au contraire, peut devenir une rampe de lancement définitive vers le onze madrilène.
Le Real y trouve aussi son compte : un joueur valorisé, aguerri par le championnat le plus exigeant d’Europe, prêt à revenir avec un autre statut. Ou à être vendu au prix fort si la voie se bouche définitivement.
Endrick, lui, s’apprête à vivre une nouvelle saison loin de Madrid. Encore une. Mais si ce détour par l’Angleterre le transforme en attaquant prêt pour le Bernabéu, personne ne parlera plus de prêt. On parlera enfin de place à prendre. Et de place à garder.




