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Dortmund met la pression sur le Bayern : Ricken s'exprime

Borussia Dortmund signe un début de saison parfait. Et quand le BVB enchaîne les victoires, le regard se tourne forcément vers Munich. Lars Ricken, désormais directeur général sportif, le sait très bien. Il s’en sert même.

Face à Bild, l’ancien héros de la Ligue des champions a glissé une petite pique au Bayern, tout en gardant le ton officiel de la “grande entente” entre les deux clubs.

« Il existe une relation très respectueuse entre les deux clubs. Néanmoins, ces dernières années, nous n’avons pas donné au Bayern le sentiment qu’une déclaration d’intention devait leur être adressée », a-t-il posé, presque diplomate.

Puis il a appuyé là où ça fait mal. Le classement. Pour l’instant, le Bayern regarde Dortmund d’en bas, avec deux points de retard. Et ça, Ricken ne va pas faire semblant que ça ne lui plaît pas.

« Je ne veux pas cacher que j’espère qu’ils sont un peu agacés », a-t-il admis. Il enchaîne, plus tranchant : « Nous connaissons le tableau et ils ne sont actuellement pas là où ils pensent appartenir. Si ce sentiment domine, j’en serais heureux. »

Dortmund n’en est qu’au début de sa saison, mais le ton est donné : le BVB veut exister sportivement… et mentalement.

Un coach de Bundesliga, fan du BVB depuis 1995

Pendant que Dortmund s’installe en haut du classement, un autre club anime la Bundesliga : le promu SV Elversberg. À sa tête, Vincent Wagner. Sur le banc, il fait parler de lui. Dans son cœur, il est ailleurs.

L’entraîneur a confessé à Bild qu’il est fan du BVB depuis près de trente ans.

« Maintenant je dois faire attention à ce que je dis. Je suis fan du Borussia Dortmund depuis la saison 1995/1996 », a-t-il reconnu. Une fidélité de longue date, assumée, mais qu’il ne projette pas encore sur son avenir de carrière : « Pour le moment, je manque encore d’imagination pour me voir un jour sur ce banc-là. Je suis heureux à SV Elversberg et content d’avoir le droit d’être entraîneur de Bundesliga – parce que j’aime mon métier. »

Sur le terrain, Wagner revendique des influences XXL. Il veut des équipes complètes, intenses, exigeantes : « J’essaie de faire jouer mes équipes de manière holistique. L’intensité et la passion de Klopp associées à la compréhension tactique et au perfectionnisme de Pep Guardiola. »

Un entraîneur formé par la télévision et les grandes idées, mais dont le premier poster, lui, était jaune et noir.

Mussa Kaba, retour discret mais essentiel

Dans l’ombre de l’équipe première, une autre histoire compte pour le club : celle de Mussa Kaba. À 17 ans, le milieu de terrain du BVB a enfin rejoué après six mois de galère.

Aligné d’entrée avec la réserve lors de la victoire 3-2 contre Rödinghausen, il a disputé la première période. Un pas simple, mais énorme pour un joueur freiné par une poussée de croissance et des problèmes musculaires depuis mars.

Le club a choisi la prudence, programme de reprise progressif et gestion serrée de la charge. Kaba a retrouvé le terrain en même temps qu’Enzo Duarte, lui aussi de retour après blessure. Les deux ont engrangé des minutes cruciales avec les U23.

L’entraîneur Daniel Rios a rappelé l’objectif principal : « Maintenant, il s’agit que Mussa et Enzo prennent des minutes et retrouvent du rythme. Il y a toujours une coordination avec le département professionnel. »

Pas de précipitation, mais une idée claire : reconstruire des corps pour, peut-être, bientôt renforcer l’équipe première.

Pourquoi le BVB a dit non à un retour de Jadon Sancho

Pendant l’été, une rumeur a enflammé l’environnement du club : un deuxième retour de Jadon Sancho à Dortmund. Libre de tout contrat, l’Anglais semblait être une tentation évidente. Le BVB a pourtant fermé la porte.

Lars Ricken a expliqué à Bild les raisons de ce choix. Et elles vont bien au-delà du simple terrain.

« Dans une certaine mesure, il était important pour moi de faire venir de nouveaux visages, de nouvelles histoires, de nouvelles figures d’identification », a-t-il insisté. Le club voulait tourner une page, pas raviver l’ancienne.

Sancho, même avec un temps de jeu réduit, aurait tout monopolisé.

« Jadon a cette force-là », a résumé Ricken. Sa présence aurait écrasé tout le reste : « Jadon serait devenu notre seul sujet. »

Le dirigeant a aussi exposé le casse-tête sportif que son arrivée aurait provoqué.

« En conséquence, il faudrait alors regarder : est-ce que vous vendez un Fabio Silva ? » Les plans de recrutement auraient été bouleversés : « Pouvez-vous alors seulement faire venir Karetsas et pas Konstantelias ? »

Et derrière, les jeunes de l’académie auraient payé l’addition. Ricken a cité deux noms précis :

« Nous avons de jeunes joueurs comme Inacio ou Mathis Albert. Devez-vous alors les vendre ou les prêter ? »

Au bout du processus, la décision est tombée, nette : pas de retour pour Sancho.

« Ce sont des décisions que nous prenons », a conclu Ricken.

Un choix qui dit beaucoup du Dortmund version actuelle : moins nostalgique, plus stratégique, décidé à protéger ses jeunes et son vestiaire. La question, désormais, est simple : cette ligne de conduite suffira-t-elle pour tenir tête au Bayern jusqu’au bout de la saison ?