L'avantage majeur du PSG en Ligue des champions est aussi son plus grand défi
Juste après la finale de la Ligue des champions 2026, Mikel Arteta ne cessait de se poser une question qui presque éclipsait la joie d’un nouveau titre en Premier League : comment Arsenal pourrait-il devenir champion d’Europe ? En d’autres termes, comment battre Paris Saint-Germain ? Habituellement, c’est cette interrogation qui anime le retour de la compétition, surtout à l’aube d’une possible troisième victoire consécutive pour le club qatari.
Pourtant, la vraie question pourrait être légèrement différente. Ce n’est pas forcément savoir si PSG est la meilleure équipe, ce qu’ils sont probablement, mais plutôt si le format actuel favorise involontairement les superclubs issus de championnats dominés par un seul club, comme la Ligue 1 ou la Bundesliga.
Un format qui minimise la phase de groupes
Depuis leur double succès récent, PSG a terminé 15e puis 11e lors des phases de groupes, ce qui les a forcés à passer par un barrage qualificatif. Ils savent toutefois monter en puissance quand cela compte vraiment, un exploit que beaucoup peinent à reproduire.
Cette situation révèle une vérité : la phase de groupes, devenue insignifiante, réduit la compétition à une sorte de « football décoratif ». La multiplication des primes et l’écart financier entre clubs expliquent en grande partie l’absence de véritables surprises dans cette étape. Néanmoins, cette phase garde un certain charme, avec des histoires inédites autour d’équipes comme Como, LASK, Viking ou Sabah.
L’impact anglais et les défis du calendrier
Les clubs anglais dominent clairement le haut du tableau, aucun n’ayant été éliminé dès la phase de groupes, même Tottenham qui a connu une saison difficile. Pourtant, ils ne représentent pas forcément le top réel du continent, comme l’a montré la performance éclatante d’Atletico Madrid, classé 14e lors de la phase initiale, face aux Spurs en huitièmes.
La Premier League reste plus compétitive et exigeante que les autres grands championnats, ce qui complique la gestion des clubs anglais entre championnat et Ligue des champions. L’intensité du calendrier impose souvent une gestion prudente des effectifs, certains clubs préférant économiser leurs meilleurs joueurs pour les phases finales.
Un équilibre fragile entre pouvoir économique et compétitivité
La nouvelle formule de la Ligue des champions agit aussi comme un contrepoids à la domination financière anglaise, dans un contexte où les plus grands clubs européens cherchent à freiner cette hégémonie, comme le projet avorté de la Super League l’a montré. L’élargissement de la compétition européenne concurrence directement la Premier League, notamment par ses droits télévisés et la charge imposée aux joueurs.
Au-delà du terrain, le poids économique s’exprime aussi dans la qualité des effectifs. Des clubs comme Real Madrid, Barcelone ou PSG peuvent offrir des salaires plus élevés et ainsi attirer ou prolonger la carrière de stars. Le transfert de Rodri à Barcelone illustre cette dynamique, lui permettant de revenir en Liga tout en renforçant considérablement son équipe, désormais redevenue une menace crédible en Ligue des champions.
Une lutte inévitable contre le géant parisien
Malgré un début de saison hésitant, PSG reste la seule équipe maîtrisant parfaitement la fin de la compétition. Les adversaires doivent donc comprendre comment contourner cette force dominante. C’est précisément pourquoi Arteta insiste sur l’importance d’élever le niveau collectif pour espérer rivaliser.




