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Declan Rice en isolement avant le quart de finale contre la Norvège

L’Angleterre prépare un quart de finale de Coupe du monde, mais un nom manque à l’appel sur la pelouse d’entraînement : Declan Rice. Le milieu d’Arsenal, malade, a été placé à l’écart du groupe par la Fédération, qui veut éviter à tout prix une contagion à l’approche du choc contre la Norvège samedi.

Un cadre diminué au pire moment

Pilier du milieu anglais, Rice traîne déjà une double gêne musculaire : ischio-jambiers et bas du dos. La saison dernière, il a enchaîné les matches avec Arsenal en serrant les dents, symbole d’un joueur rarement épargné mais toujours disponible. Cette fois, son corps dit stop.

À cette fragilité physique s’ajoute désormais un virus. Selon les informations venues du camp anglais, Rice est tombé malade en pleine semaine de préparation. Les responsables de la FA ont immédiatement réagi : isolement du joueur, protocole strict, et surveillance accrue du reste de l’effectif.

Le milieu des Three Lions a déjà manqué deux séances d’entraînement consécutives. À ce niveau, à ce stade d’un tournoi, c’est énorme.

L’Angleterre retient son souffle avant la Norvège

La question est simple : Rice pourra-t-il tenir sa place contre la Norvège en quart de finale ? Pour l’instant, personne ne se mouille. Officiellement, il est trop tôt pour dire s’il sera apte. Officieusement, dans le camp anglais, on se veut rassurant : la maladie serait contenue, aucun autre cas majeur n’a été signalé.

Mais perdre un joueur de ce calibre, même pour un match, change tout l’équilibre d’une équipe. Rice, c’est le métronome, le récupérateur, le premier relanceur. Sans lui, la structure du milieu doit être repensée en urgence, face à une Norvège qui n’a rien d’un faire-valoir.

Le timing est cruel. L’Angleterre monte en puissance, la pression grimpe, et l’un de ses hommes de base se retrouve confiné, loin du groupe, à quelques jours d’un rendez-vous décisif.

Arsenal déjà privé de plusieurs cadres pour la reprise

Pendant que la sélection gère l’urgence, Arsenal calcule déjà les conséquences. Rice devait de toute façon revenir plus tard que le reste de l’effectif, Coupe du monde oblige. Son été sera raccourci, sa récupération aussi.

Le club londonien lancera sa préparation estivale à Girona le 1er août. Sans Rice. Sans Bukayo Saka. Sans Eberechi Eze. Sans Noni Madueke. Tous les joueurs engagés dans la Coupe du monde bénéficieront de trois semaines de vacances à partir de leur élimination. Résultat : ce quatuor manquera le premier match de présaison.

Et si l’Angleterre va au bout de son histoire dans ce tournoi, la suite se complique encore. Le deuxième match amical des Gunners est programmé le 5 août à Dublin, face au Real Betis. Là encore, Rice et ses coéquipiers internationaux anglais ont toutes les chances d’être absents en cas de qualification pour les demi-finales.

Mikel Arteta devra donc composer sans une bonne partie de son ossature pour lancer les automatismes. Un casse-tête récurrent pour les entraîneurs de clubs, mais particulièrement aigu pour Arsenal, qui sort d’une saison à haute intensité et vise un démarrage canon.

Une hémorragie d’internationaux à la reprise

Le cas Rice ne se limite pas à l’Angleterre. La Coupe du monde siphonne les forces vives des Gunners. Martin Odegaard, engagé avec la Norvège, William Saliba avec la France, David Raya avec l’Espagne, Martin Zubimendi et Mikel Merino également avec la Roja, Leandro Trossard avec la Belgique : tous sont concernés.

Eux aussi devraient manquer le début de la préparation à Girona. Pendant que l’Espagne affronte la Belgique ce soir pour une place en demi-finale, la France, déjà qualifiée après sa victoire 2-0 contre le Maroc, prolonge le séjour de Saliba loin de Londres.

Le tableau est clair : plus les internationaux d’Arsenal brillent avec leurs pays, plus Arteta devra patienter avant de les récupérer. Un luxe sportif pour les sélections, un casse-tête logistique pour le club.

Entre isolement et ambitions

Pour l’instant, tout se joue dans une chambre d’isolement et sur un terrain d’entraînement où Declan Rice manque à l’appel. L’Angleterre espère le récupérer à temps pour la Norvège. Arsenal, lui, espère surtout le retrouver en un seul morceau, physiquement remis et mentalement frais, au cœur d’un été tronqué.

La saison à venir s’annonce longue, dense, impitoyable. La question est désormais simple : combien de temps encore Rice pourra-t-il continuer à tout enchaîner sans que son corps ne présente l’addition ?