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Declan Rice et Arsenal visent les demi-finales de la Ligue des champions

Le doute n’aura pas duré longtemps. Annoncé incertain après avoir manqué l’entraînement de mardi, touché lors de la défaite contre Bournemouth le week-end dernier, Declan Rice est bien là. Titulaire. Au cœur du jeu. Exactement là où Mikel Arteta en a besoin au moment où Arsenal tente de plier l’affaire face au Sporting CP et de valider son billet pour les demi-finales de la Ligue des champions.

Arsenal a fait le plus dur à Lisbonne, avec ce succès 1-0 arraché loin de Londres. Un score étriqué, mais un avantage précieux dans une confrontation de ce niveau. Ce soir, l’Emirates attend la confirmation, pas les calculs.

Rice et Zubimendi, le moteur reste allumé

Rice a récupéré assez vite pour conserver sa place dans le onze de départ, associé à Martin Zubimendi dans l’entrejeu. Le plan est clair : contrôler le rythme, fermer les espaces, dicter le tempo. Arteta ne touche pas à ce double pivot, malgré la frayeur des dernières 48 heures.

Autour d’eux, le décor ne change pas beaucoup, mais les absents pèsent lourd. Bukayo Saka n’est toujours pas là. Jurrien Timber non plus. Le capitaine Martin Odegaard manque encore à l’appel, tout comme Riccardo Calafiori et Mikel Merino. Une colonne vertébrale amputée, que l’entraîneur espagnol doit recomposer sans perdre l’identité de son équipe.

Sur Saka, Arteta a donné le cadre : un problème au tendon d’Achille, présent depuis un moment déjà. Le staff parle de progression, de jours plutôt que de semaines. Mais tout dépendra de la manière dont son corps acceptera la montée en charge. Pour Arsenal, chaque séance compte, chaque minute aussi. Sans lui, la marge d’erreur se réduit.

Eberechi Eze revient, Havertz souffle

Devant, un visage change, et pas des moindres. Eberechi Eze, remis d’une blessure au mollet, retrouve une place de titulaire après être entré en jeu le week-end dernier. Il prend la place de Kai Havertz, héros discret du match aller avec ce but tardif à Lisbonne.

Arteta, lui, ne bouleverse rien d’autre : il conserve le même trio offensif qui n’a pas vraiment convaincu contre Bournemouth. Un choix assumé, presque un défi lancé à ses attaquants. À eux de répondre, cette fois, dans un contexte européen où chaque occasion manquée peut coûter une saison.

Devant, Viktor Gyokeres obtient une nouvelle chance de mener la ligne face à son ancien club. L’attaquant reste sur deux buts en trois rencontres depuis la trêve internationale. Il chasse le troisième en quatre matches, mais celui-ci aurait une tout autre saveur : éliminer le Sporting CP, là où tout a commencé pour lui, et inscrire un peu plus son nom dans le printemps européen d’Arsenal.

Le décor est planté. Un avantage à protéger, des cadres sur le flanc, un milieu reconstitué qui refuse de céder, et un buteur en quête de symbole. À ce stade de la compétition, ce ne sont plus seulement les jambes qui parlent, mais le caractère. Arsenal saura-t-il le montrer au moment où la porte des demi-finales s’entrouvre enfin ?