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Cristiano Ronaldo, futur copropriétaire d'Al-Nassr ?

Cristiano Ronaldo, bientôt copropriétaire d’Al-Nassr ? Le scénario qui se dessine en Arabie saoudite a tout d’un séisme.

Selon la presse portugaise, et notamment le quotidien « A Bola », un consortium de cinq investisseurs se prépare à déposer une offre officielle pour racheter Al-Nassr au Fonds d’investissement public saoudien (Public Investment Fund, PIF). Au cœur de ce groupe, un nom écrase tous les autres : Cristiano Ronaldo.

Ronaldo, de capitaine à investisseur

Depuis son arrivée dans la Saudi Pro League, le Portugais est le visage d’Al-Nassr, son capitaine, son meilleur buteur, son argument marketing numéro un. Il pourrait bientôt devenir bien plus que cela.

Le projet révélé au Portugal prévoit que Ronaldo intègre un consortium d’acheteurs désireux de prendre le contrôle du club. S’il va au bout, le quintuple Ballon d’Or ne se contenterait plus de mener l’équipe sur le terrain : il deviendrait l’un des investisseurs majeurs du club auquel il est lié depuis son départ vers le championnat saoudien. Une bascule totale dans la nature de sa relation avec Al-Nassr, avec à la clé un poids accru dans les décisions qui façonneront l’avenir du club.

Un consortium à cinq têtes et 500 millions de dollars

Le groupe d’investisseurs ne repose pas uniquement sur le nom de Ronaldo. À ses côtés, on retrouve Gerry Cardinale, patron de RedBird Capital et propriétaire du Milan, ainsi que trois hommes d’affaires saoudiens : Ibrahim Al-Muhaidib, Mohammed Al-Khereiji et Sharaf Al-Hariri.

Le plan évoqué par « A Bola » est clair : chaque membre du consortium s’engagerait à injecter environ 100 millions de dollars. Cinq investisseurs, 100 millions chacun, soit un total de 500 millions de dollars mobilisés pour le rachat et le développement futur du club.

Cardinale apporte une dimension internationale évidente. L’Américain, déjà engagé dans la gestion de clubs et dans l’investissement sportif, représente un relais d’expérience dans la structuration d’un projet footballistique d’envergure. Les trois hommes d’affaires saoudiens, eux, incarnent l’ancrage local, la connaissance du marché sportif national et des réseaux économiques du royaume.

Un attelage hybride, à la croisée des capitaux internationaux et de l’écosystème saoudien.

Le PIF, arbitre décisif

Tout se joue désormais dans les bureaux, loin des pelouses. D’après les informations venues du Portugal, les représentants de RedBird et du consortium préparent une rencontre avec les responsables du Public Investment Fund. L’enjeu : discuter formellement de l’offre de rachat.

Le PIF détient aujourd’hui une participation majoritaire dans Al-Nassr. Son feu vert conditionne absolument la suite. Une approbation ouvrirait la voie à un changement d’ère pour le club, avec un passage de témoin historique au profit du consortium. Un refus, au contraire, pourrait figer le dossier et mettre un coup d’arrêt brutal aux ambitions affichées.

Tout se cristallise donc autour de cette négociation. Une réunion, un accord potentiel, et derrière, une nouvelle architecture de pouvoir autour d’Al-Nassr.

Un tournant pour Al-Nassr… et pour le football saoudien

Ce mouvement intervient alors qu’Al-Nassr vit déjà une phase de transformation, sportive comme économique. Le club s’est installé au centre du projet de développement du football saoudien, porté par des recrutements de stars et une montée en puissance médiatique.

Changer de propriétaire dans ce contexte ne serait pas un simple ajustement capitalistique. Ce serait un acte fondateur. Si l’accord se concrétise, il s’agirait de l’un des plus grands rachats de l’histoire du football saoudien, par les montants engagés, mais surtout par la présence de Cristiano Ronaldo au cœur du projet.

De star recrutée pour accélérer la croissance du championnat, le Portugais deviendrait l’un des architectes de l’avenir d’Al-Nassr.

Jusqu’où ira cette métamorphose, si le PIF accepte de lâcher les clés du club ?