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Cristian Romero quitte Tottenham : Arsenal en ligne de mire

Cristian Romero a pris sa décision : son histoire avec Tottenham touche à sa fin. Cinq ans après son arrivée, le défenseur argentin veut tourner la page. Les candidats se bousculent déjà, et au milieu d’eux se dresse un nom explosif : Arsenal.

Arsenal séduit, Tottenham inflexible

Romero est ouvert à l’idée de rejoindre l’Emirates. Il ne ferme aucune porte, pas même celle qui sépare les deux camps de north London. Arsenal, en quête de renforts de haut niveau en défense centrale, suit attentivement la situation et verrait d’un très bon œil l’arrivée du champion du monde.

Mais du côté de Tottenham, la ligne est claire, presque martelée : Romero ne traversera pas la frontière symbolique qui sépare les deux rivaux. Selon les informations du Sun, les dirigeants des Spurs ont prévenu qu’aucun scénario ne serait étudié pour un transfert vers Arsenal. Pas de discussion. Pas de négociation.

La cicatrice Sol Campbell n’a jamais vraiment guéri.

Le spectre de Sol Campbell

En 2001, Sol Campbell avait quitté Tottenham libre pour rejoindre Arsenal, au terme de son contrat. Un séisme. L’un des transferts les plus sulfureux de l’histoire de la Premier League, encore aujourd’hui brandi comme une trahison majeure par les supporters des Spurs.

Cristian Romero, lui, est loin de cette situation contractuelle. Il lui reste trois ans de bail avec Tottenham. Cette durée offre au club un contrôle total sur son avenir immédiat. Même si son départ est attendu cet été, la direction n’a aucune intention de le voir effectuer les 4,5 miles qui séparent Tottenham de l’Emirates.

Le dernier à avoir fait ce chemin reste William Gallas, en 2010, là encore à la fin de son contrat. Les deux clubs n’avaient pas eu à s’asseoir autour d’une table. Cette fois, il faudrait un accord frontal. Tottenham s’y refuse.

Un remplaçant déjà trouvé

Un signe ne trompe pas : Roberto De Zerbi prépare déjà l’après-Romero. Le coach italien a validé l’arrivée de Jan Paul van Hecke, recruté à Brighton pour 52 millions de livres. Le Néerlandais est clairement pensé comme le successeur de l’Argentin dans l’axe de la défense.

Van Hecke s’inscrit dans une campagne de recrutement massive, plus de 200 millions de livres dépensés, avec notamment l’arrivée de Sandro Tonali. Tottenham se reconstruit, mais veut choisir le destin de ses cadres. Et surtout éviter une nouvelle affaire Campbell.

L’appel de l’Espagne

Si Arsenal se heurte à un mur politique, d’autres pistes restent très concrètes. Atlético de Madrid suit Romero depuis longtemps. Diego Simeone apprécie particulièrement son compatriote, dont le profil agressif, engagé, colle parfaitement à sa vision défensive.

Le club madrilène préparerait une offre d’environ 40 millions de livres pour tenter de l’arracher à Londres. Atlético avait déjà tenté sa chance l’été dernier, avant que Thomas Frank, alors entraîneur de Tottenham, ne parvienne à convaincre Romero de prolonger et de porter le brassard de capitaine.

Cette fois, le contexte a changé. Le défenseur veut partir, Tottenham a anticipé son remplacement, et l’Espagne offre une sortie sans scandale interne. Une solution qui préserverait les susceptibilités de north London.

Une fin de cycle mouvementée

Romero ne quitte pas Tottenham dans l’anonymat. Sa fin de saison a été marquée par une polémique tenace. Quand il a été révélé qu’il comptait manquer le dernier match décisif de la saison pour retourner en Argentine, afin d’assister au choc de son club de cœur Belgrano face à River Plate dans un match pour le titre, la colère a grondé.

Sous la pression, il a finalement fait marche arrière et s’est présenté pour la rencontre capitale contre Everton, remportée par Tottenham. L’épisode a laissé des traces, alimentant le sentiment d’un cycle achevé entre le joueur et le club.

Romero s’apprête donc à quitter Londres avec un statut ambigu : défenseur majeur, mais figure contestée sur la fin.

Le seul point non négociable, pour l’instant, reste celui-ci : s’il doit plier bagage, ce ne sera pas pour enfiler le maillot rouge d’Arsenal. Tottenham préfère le voir partir à l’étranger plutôt que de revivre, un quart de siècle plus tard, un nouveau traumatisme à la Sol Campbell.