Coupe du monde 2026 : L'Italie pourrait remplacer l'Iran
À moins de deux mois du coup d’envoi, la Coupe du monde 2026 se retrouve déjà au cœur d’une tempête qui dépasse largement les lignes de touche. Le tournoi à 48 équipes, censé débuter le 12 juin aux États‑Unis, au Mexique et au Canada, se voit rattrapé par la géopolitique. Et un scénario improbable s’invite dans le débat : voir l’Italie repêcher… à la place de l’Iran.
L’émissaire qui veut l’Italie au Mondial
Selon le Financial Times, Paolo Zampolli, envoyé spécial auprès du président américain Donald Trump, a officiellement demandé que l’Iran soit remplacé par l’Italie lors de ce Mondial 2026. Une requête adressée à Trump lui‑même et au président de la FIFA, Gianni Infantino.
Zampolli ne s’en cache pas. Italien d’origine, il assume le rêve de voir la Nazionale fouler la pelouse d’un tournoi organisé sur le sol américain. Il avance un argument simple, presque brutal : quatre titres mondiaux, un palmarès qui, selon lui, « justifie » une présence, malgré l’échec en qualifications.
L’Italie, quadruple championne du monde, a en effet manqué le train de la Coupe du monde après sa défaite en qualifications. Un séisme sportif. Aujourd’hui, c’est la diplomatie qui rouvre, en théorie, une porte que le terrain avait fermée.
Un geste politique sous haute tension
Cette suggestion ne tombe pas du ciel. Elle s’inscrit dans un contexte diplomatique tendu entre Washington et Téhéran, mais aussi dans une volonté de recoller les morceaux entre Trump et la présidente du Conseil italien, Giorgia Meloni, après un refroidissement des relations consécutif à des propos du président américain sur la guerre en Iran et le rôle du Vatican.
Le football devient ici un levier, presque un prétexte. Offrir une place à l’Italie serait, dans cette lecture, un geste de rapprochement envers Rome, un symbole adressé à un allié européen, au moment où l’Iran se retrouve au centre de toutes les inquiétudes sécuritaires.
L’Iran, qualifié mais réticent à voyager
Sur le plan sportif, l’Iran est qualifié et intégré au groupe G. Mais sa participation effective reste entourée d’incertitudes. Téhéran a fait savoir qu’il ne souhaitait pas se rendre aux États‑Unis pour y disputer ses matches de poule.
Cette position s’est durcie après une déclaration de Trump, affirmant que le pays du Moyen‑Orient « ne devrait pas voyager aux États‑Unis pour sa propre sécurité ». Une phrase lourde de sous‑entendus, qui a immédiatement rejailli sur le climat autour de la sélection iranienne.
Gianni Infantino, lui, affiche sa confiance. Le patron de la FIFA répète croire à la présence de l’Iran au tournoi, comme prévu. Sur le papier, le calendrier est clair : premier match le 15 juin à Los Angeles contre la Nouvelle‑Zélande, deuxième rendez‑vous à Los Angeles encore, le 21 juin, face à la Belgique, puis un troisième match le 27 juin à Seattle contre l’Égypte.
Pour l’instant, tout cela tient plus de la programmation que de la certitude.
Une Coupe du monde déjà sous pression
La question est simple, la réponse beaucoup moins : l’Iran jouera‑t‑il vraiment cette Coupe du monde 2026 ? Tant que la fédération iranienne ne se retire pas officiellement et que la FIFA ne statue pas, l’hypothèse d’un repêchage de l’Italie reste au stade de proposition politique, aussi spectaculaire soit‑elle.
Mais la pression monte. Entre sécurité, diplomatie et intérêts sportifs, la Coupe du monde 2026 se retrouve prise dans un bras de fer où chaque mot compte, chaque geste est scruté. Et derrière les discours, une interrogation persiste : ce Mondial, pensé comme une grande fête planétaire, pourra‑t‑il vraiment s’ouvrir sans que la politique ne vienne dicter le coup d’envoi ?




