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Como s'impose 2-0 face à Sassuolo en Serie A

Au bord du lac, au Stadio Giuseppe Sinigaglia, Como a signé une victoire statement face à Sassuolo (2-0) en cette 8e journée de Serie A 2026, sous les yeux de Davide Di Marco. Après 90 minutes de contrôle méthodique, le promu lombard consolide sa 5e place avec 17 points, un parcours global de 5 victoires, 2 nuls et 1 défaite, et un ADN déjà bien identifié : bloc discipliné, transitions tranchantes et une efficacité offensive qui porte la marque de Cesc Fàbregas sur le banc.

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Face à eux, Sassuolo quitte le nord de l’Italie avec plus de doutes que de certitudes. Avec seulement 8 points, une 14e place et un différentiel global de -4 (12 buts marqués, 16 encaissés), l’équipe d’A. Aquilani reste plombée par une vulnérabilité criante loin de ses bases : sur leurs déplacements, les Neroverdi n’ont toujours pas gagné, avec 0 victoire, 1 nul et 4 défaites, 6 buts inscrits pour 12 concédés. Sur leurs voyages, ils encaissent en moyenne 2.4 buts par match, un chiffre qui pèse lourd dans la dynamique actuelle.

I. ADN de saison et structure tactique

Fàbregas a reconduit son 4-2-3-1, déjà utilisé 7 fois cette saison, comme colonne vertébrale du projet. J. Butez garde les cages, protégé par une ligne Yan Couto – Willy Kambwala Ndengushi – M. Kempf – Kaiki. Devant eux, le double pivot S. Ricci – M. Perrone sert de rampe de lancement à une ligne de trois créative, composée de M. Caqueret, L. da Cunha et M. Baturina, au service de l’avant-centre T. Douvikas.

Ce Como-là est cohérent avec ses chiffres de saison. Dans l’ensemble de la campagne, l’équipe a marqué 14 buts et n’en a encaissé que 7, pour un différentiel global de +7, parfaitement aligné avec sa place dans le top 5. À domicile, elle a disputé 3 rencontres de Serie A, sans la moindre défaite (2 victoires, 1 nul), avec 4 buts marqués pour 1 seul encaissé : une moyenne de 1.3 but inscrit et 0.3 concédé par match à la maison, qui illustre un équilibre rare pour un promu.

En face, Aquilani a lui aussi opté pour un 4-2-3-1, une des deux structures utilisées cette saison avec le 4-3-3. S. Turati dans le but, une défense à quatre I. Van der Brempt – D. Ćaleta-Car – Fali Candé – Rafael Obrador, un double pivot Vasilije Adžić – N. Matić, avec D. Berardi, D. Bakola et B. Domínguez en soutien de K. Bowie. Sur le papier, une équipe capable de tenir le ballon et de frapper en transition, mais que les chiffres trahissent : globalement, Sassuolo marque 1.5 but par match, mais en concède 2.0, et sur ses déplacements, la moyenne offensive chute à 1.2 but marqué pour 2.4 encaissés.

II. Les absences et les failles structurelles

La performance de Como prend encore plus de relief au regard des absences. Cesc Fàbregas devait composer sans T. Chalobah, A. Diao, M. Kean, M. Liberali et J. Rodriguez, tous listés comme forfaits sur blessure. Cela a réduit ses options dans la rotation, notamment en termes de puissance offensive (Kean) et de polyvalence défensive (Chalobah), mais le onze aligné a compensé par une grande discipline collective.

Sassuolo n’était pas mieux loti : D. Boloca, J. Idzes, I. Kone, F. Leysen et Y. Paz manquaient à l’appel, tous sur blessure. Ces absences ont touché plusieurs lignes – milieu, défense, profondeur d’effectif – et contribuent à expliquer pourquoi Aquilani n’a toujours pas trouvé la bonne formule défensive. Les Neroverdi n’ont réalisé aucun clean sheet cette saison, ni à domicile, ni sur leurs voyages, et n’ont échoué à marquer qu’une seule fois. Le problème n’est pas de se créer des occasions, mais bien de protéger leur surface.

Disciplinaires, les deux équipes restent relativement propres sur la saison. Como concentre 27.27% de ses cartons jaunes entre la 46e et la 60e minute, et 18.18% dans les quinze dernières minutes du temps réglementaire, signe d’un bloc qui souffre parfois à la reprise et en fin de match, mais sans basculer dans l’excès. Sassuolo, lui, voit 25.00% de ses avertissements distribués entre la 46e et la 60e, 25.00% entre la 61e et la 75e, et encore 25.00% entre la 76e et la 90e, dessinant un profil d’équipe qui perd progressivement le contrôle émotionnel à mesure que la pression monte.

III. Duels clés : chasseurs et boucliers

Le premier face-à-face majeur opposait T. Douvikas à la défense de Sassuolo. Avec 5 buts en 8 apparitions de Serie A, un total de 19 tirs dont 13 cadrés et une note moyenne de 7.16, l’attaquant grec est l’une des références offensives du championnat. Il arrive porté par un Como qui, globalement, marque 1.8 but par match, et même 2.0 sur ses voyages – preuve que l’animation offensive est transposable en toutes circonstances.

En face, la ligne Candé – Ćaleta-Car – Rafael Obrador – Van der Brempt devait contenir ce point de fixation. Or, les chiffres des Neroverdi sur leurs déplacements sont sans appel : 12 buts encaissés en 5 matches, soit 2.4 par sortie, avec un maximum de 4 buts concédés sur un même match loin de leurs bases. Dans ce contexte, le duel penchait clairement vers le « chasseur » Douvikas, d’autant que Sassuolo n’a jamais réussi à verrouiller un match cette saison (aucun clean sheet).

Autre intersection tactique majeure : la bataille du milieu. Côté Como, M. Caqueret et N. Paz incarnent le cerveau de l’équipe. Paz, même remplaçant sur cette rencontre, reste un repère de la saison avec 2 buts, 2 passes décisives, 12 passes clés, 22 tacles réussis et 5 interceptions, pour une précision de passe de 89%. Caqueret, lui, a déjà délivré 2 passes décisives, avec 11 passes clés, 10 tacles et un volume de 185 passes à 85% de réussite. Ensemble, ils structurent un milieu capable de presser, d’orienter et de casser des lignes.

En face, Vasilije Adžić est le phare créatif de Sassuolo : 3 buts, 1 passe décisive, 13 passes clés et une précision de 86% dans le cœur du jeu. Mais son influence doit composer avec une structure défensive friable et un double pivot où N. Matić doit souvent éteindre des incendies plutôt que de guider la relance. Le duel « engine room » tournait donc à l’avantage d’un Como plus équilibré entre récupération et projection.

IV. Lecture statistique et verdict tactique

En croisant les données de saison, la victoire 2-0 de Como s’inscrit dans une logique claire. À domicile, les Lombards encaissent en moyenne 0.3 but par match et ont déjà signé 2 clean sheets en 3 rencontres de Serie A. Globalement, ils n’ont pas encore connu la défaite à la maison. Leur différentiel global de +7 (14 marqués, 7 concédés) confirme une équipe qui convertit plutôt bien ses occasions tout en protégeant sa surface.

Sassuolo, à l’inverse, se présente avec un différentiel global de -4 (12 buts pour, 16 contre) et une incapacité chronique à fermer les espaces. Sur leurs voyages, ils concèdent le double de buts qu’ils n’en marquent (6 pour, 12 contre), ce qui rend tout scénario de match fermé hautement improbable. Même sans données détaillées d’xG, les moyennes offensives et défensives racontent une histoire limpide : Como se crée suffisamment d’occasions pour marquer au moins une fois par match, tandis que Sassuolo offre, en moyenne, plus de deux opportunités franches à ses adversaires sur ses déplacements.

Tactiquement, le 4-2-3-1 de Fàbregas a trouvé son rythme : un double pivot qui filtre, une ligne de trois qui multiplie les courses entre les lignes, et un Douvikas capable de peser dos au but comme d’attaquer la profondeur. Le même schéma, côté Sassuolo, apparaît plus fragile, avec un bloc qui s’étire et des couloirs exposés dès que l’équipe perd le ballon.

En sortie de ce match, Como confirme son statut d’outsider sérieux pour l’Europe, avec une base défensive solide et un secteur offensif emmené par un buteur en confiance. Sassuolo, lui, reste une équipe plaisante balle au pied mais structurellement déséquilibrée, condamnée à corriger en urgence sa phase défensive sur ses voyages s’il veut s’extraire durablement du bas de tableau.