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Colo-Colo piégé par le transfert de Vozinha

Colo-Colo pensait avoir bouclé un joli coup de marché. Un gardien mondialiste, expérimenté, une figure rassurante pour le vestiaire et un nom à mettre en avant sur les réseaux. Le club a même officialisé l’arrivée de Vozinha, 40 ans, sur ses canaux digitaux. Photos, annonces, communication calibrée : tout y était.

Sauf l’essentiel. La signature.

Un vol manqué… et un transfert qui vacille

Selon MARCA, le vétéran cap-verdien ne s’est tout simplement pas présenté à l’embarquement pour son vol à destination de Santiago. Pas de problème de visa. Pas de document oublié. Le gardien a, pour l’instant, décidé de ne pas venir.

La raison tient en un coup de fil. Celui de Bubista, son ancien sélectionneur avec le Cap-Vert, désormais sur le banc de RS Berkane au Maroc. Cette conversation a tout renversé.

À 40 ans, Vozinha joue sans doute la dernière grande décision de sa carrière. D’un côté, Colo-Colo, géant chilien, un accord verbal, une présentation déjà publique. De l’autre, la possibilité de retrouver l’entraîneur qui l’a mené jusqu’à la Coupe du monde 2026 avec le Cap-Vert, un statut de titulaire garanti et une offre financière décrite comme très généreuse.

Le choix ne se fait plus seulement entre deux clubs. Il se fait entre deux fins possibles pour une carrière.

Le Mondial comme tremplin tardif

Si le nom de Vozinha circule autant, ce n’est pas un hasard. Le gardien sort d’un Mondial 2026 de haut niveau avec le Cap-Vert. Ses prestations face à des sélections majeures comme l’Espagne, l’Uruguay ou l’Argentine ont attiré les regards et gonflé sa valeur sur le marché.

À un âge où beaucoup rangent les gants, lui a relancé sa cote. Les offres ne viennent plus seulement de championnats secondaires ou de rôles de doublure. RS Berkane lui déroule le tapis rouge : place de numéro un dans les buts et contrat très attractif.

Colo-Colo, de son côté, pensait avoir verrouillé le dossier. Le club a sous-estimé un détail réglementaire devenu aujourd’hui un gouffre : sans contrat de travail signé, le joueur reste totalement libre. L’annonce officielle n’a aucune valeur juridique.

Vozinha, lui, en a parfaitement profité.

Colo-Colo exposé, les supporters en colère

La situation tourne à la crise de communication à Santiago. En présentant le gardien comme déjà acquis alors qu’aucun accord n’était formellement signé, Colo-Colo s’est mis en position de faiblesse.

Les médias chiliens pointent une faute grossière de gestion. Les réseaux sociaux s’embrasent. Les supporters se sentent trompés, certains moquent une direction trop pressée de s’offrir un coup de com’ avant d’avoir sécurisé la signature.

Pour tenter de calmer l’orage, la direction du club parle de « retards administratifs » et de « problèmes de permis de voyage ». Officiellement, rien n’est perdu. Officieusement, tout dépend d’un homme qui n’a encore rien signé et qui sait qu’il tient la main.

Car la réalité est brutale : sans contrat, c’est Vozinha qui décide. Pas Colo-Colo.

Dernières heures décisives

Les prochaines heures s’annoncent cruciales. Soit le gardien honore sa parole donnée au club chilien et finit par débarquer à Santiago pour parapher son engagement. Soit il tourne définitivement le dos à l’Amérique du Sud pour s’envoler vers le Maroc et rejoindre Bubista à RS Berkane.

Colo-Colo joue ici bien plus qu’un simple transfert. Le club joue sa crédibilité, sa capacité à conclure proprement un dossier qu’il a déjà offert en pâture au public.

Vozinha, lui, s’apprête à trancher. Dernier grand choix, dernier grand contrat. Reste à savoir si son ultime plongeon se fera sous les projecteurs de Santiago… ou sous le soleil de Berkane.