Cole Palmer au cœur de la tempête : son retrait de l’équipe nationale
Rappelé par Thomas Tuchel pour les prochaines rencontres de l’UEFA Nations League face à l’Espagne, la Tchéquie et la Croatie, Cole Palmer devait signer son retour en sélection après avoir manqué la Coupe du monde 2026. Sur le papier, c’était l’occasion idéale de se réinstaller dans le paysage international.
Quelques heures plus tard, tout a basculé.
L’attaquant de Chelsea a quitté le rassemblement en invoquant des problèmes physiques. Un détail n’a pas échappé aux supporters : il venait de disputer 90 minutes complètes lors de la lourde défaite 3-0 de Chelsea contre Brentford, le vendredi précédent. Le timing a mis le feu aux poudres.
Un retrait qui fait grincer des dents
Palmer n’est pas le seul à avoir quitté le camp : Declan Rice, Kobbie Mainoo et deux autres joueurs ont également renoncé, tandis que Morgan Gibbs-White et James Garner ont été appelés en renfort. Mais c’est bien le cas du meneur de jeu de Chelsea qui concentre la colère.
Dans les médias comme chez les fans, la frustration est palpable. L’équipe de Tuchel se prépare à une série de matchs cruciaux sans l’un de ses créateurs les plus talentueux, et le doute s’installe sur les priorités du joueur.
Sur talkSPORT, Adrian Durham a allumé la mèche. Sans filtre.
« Je commence à remettre en question l’engagement de Cole Palmer envers l’Angleterre », a lancé le commentateur. Il a rappelé les chiffres : 14 sélections, 2 buts, une seule apparition en éliminatoires de Coupe du monde – un match raté à l’extérieur contre Andorre en juin 2025 – et seulement cinq matchs joués avec l’Angleterre depuis l’Euro, où il avait pourtant marqué en finale.
Pendant ce temps, l’équipe nationale a disputé 28 rencontres depuis cette finale de 2024 face à l’Espagne. Cinq sur vingt-huit. Le contraste est violent.
« Dis-le au monde »
Durham ne nie pas la réalité des blessures. Mais pour lui, la récurrence des absences de Palmer en sélection ouvre une question bien plus profonde : son envie réelle de porter le maillot national sur la durée.
Le journaliste a posé les mots que beaucoup murmurent déjà :
« Je remets en cause son engagement envers l’Angleterre. Est-ce qu’il veut vraiment jouer pour l’Angleterre ? Si ce n’est pas le cas, qu’il le dise au monde, qu’il dise qu’il ne veut pas jouer pour l’Angleterre. »
Le reproche va plus loin. Selon lui, ce genre de gestion « à la carte » des convocations perturbe la hiérarchie à son poste, le fameux numéro 10. Il cite Morgan Gibbs-White, de Nottingham Forest, et Josh King, de Fulham, comme exemples de joueurs qui, eux, brûleraient d’envie de saisir chaque opportunité.
« Parce que choisir quand tu veux jouer pour l’Angleterre, ça perturbe d’autres numéros 10 qui, eux, veulent jouer », insiste Durham. « Alors qu’on l’entende clairement de la bouche de Cole Palmer : veux-tu jouer pour l’Angleterre ou non ? »
À ses côtés, Jamie O’Hara a poussé la critique encore plus loin, estimant que Palmer aurait dû passer outre les recommandations du staff médical et rejoindre malgré tout le rassemblement.
L’Angleterre avance sans lui, la pression reste
Pendant que le débat enfle, la sélection continue sa route. Tuchel devra composer sans Palmer pour ces matchs de Nations League, en misant sur les renforts de dernière minute. Un plan B imposé, pas choisi.
Palmer, lui, reste à Cobham pendant la trêve internationale, officiellement pour soigner ses pépins physiques et se remettre en état pour le prochain rendez-vous de Premier League avec Chelsea. Le club londonien a tout intérêt à le récupérer au sommet de sa forme.
Mais une autre bataille s’ouvre, loin des pelouses : celle de son image en équipe nationale. Après ce nouvel épisode, chaque future convocation, chaque absence, chaque minute jouée ou manquée avec l’Angleterre sera scrutée.
La prochaine fois que son nom apparaîtra sur une liste, la question reviendra immanquablement : Cole Palmer, pilier de Chelsea, veut-il encore vraiment être un joueur de l’Angleterre ?



