Christos Tzolis impressionne Arsenal à Monaco
À peine arrivé, Christos Tzolis fait déjà beaucoup de bruit à Arsenal. Pas seulement sur la pelouse. Dans les couloirs feutrés du tirage au sort de la Ligue des champions, à Monaco, les dirigeants des Gunners ont passé une bonne partie de leur temps à dire à Club Brugge à quel point ils étaient impressionnés par leur ancien joueur.
Recruté cet été pour environ 34 millions de livres, l’international grec de 24 ans a signé un contrat longue durée à l’Emirates Stadium après un accord avec le club belge. Mikel Arteta l’a ciblé clairement : le technicien espagnol a validé son arrivée dans la foulée du départ de Leandro Trossard, tandis que Gabriel Martinelli était également placé sur la liste des joueurs disponibles à la vente. Un choix fort, assumé.
Un début tonitruant à Londres
Depuis, Tzolis n’a pas traîné pour justifier cet investissement. Installé à Londres, il a déjà pris part au départ parfait du champion d’Angleterre en titre : quatre victoires en quatre matches de Premier League avant l’entrée en lice en Ligue des champions contre Napoli, mercredi.
Arsenal le voyait comme un joueur capable d’élever le niveau. Andrea Berta, directeur sportif des Gunners, l’avait annoncé dès sa signature : l’ailier grec devait « élever le niveau technique de l’effectif » et apporter une « mentalité forte » au groupe. Les premières semaines confirment cette intuition.
Club Brugge fier de son “produit fini”
À Monaco, les dirigeants d’Arsenal n’ont pas caché leur enthousiasme aux représentants de Club Brugge. Le président du club belge, Bart Verhaeghe, a raconté ces échanges dans la presse de son pays, presque avec fierté.
« Au tirage de la Ligue des champions, j’ai vu des gens d’Arsenal et ils ont montré un énorme respect », a-t-il confié à Het Belang van Limburg. « “Quel joueur vous nous avez livré”, m’ont-ils dit. Ils ont expliqué qu’il avait une excellente attitude, qu’il était le meilleur aux tests physiques et que c’était aussi un type formidable. »
Dans Het Laatste Nieuws, Verhaeghe est allé plus loin. Il a expliqué qu’à Arsenal, on lui avait répété « quel joueur » en venant à sa rencontre après le tirage. Selon lui, Tzolis est sorti en tête de tous les tests réalisés à Londres. Une confirmation du travail de formation et de préparation réalisé à Bruges, dont il se sert comme vitrine.
Le dirigeant belge a défendu la méthode du club, longtemps moquée : approche globale de la nutrition, suivi du sommeil, accessoires spécifiques comme des lunettes particulières… Ce qui passait pour de l’excentricité est devenu la norme. « Nous étions les innovateurs dès le premier jour, et nous continuerons à innover », a-t-il insisté, rappelant que Club Brugge vend désormais des joueurs à Arsenal et à Inter Milan, deux clubs finalistes de la Ligue des champions sur les deux dernières saisons, tout en recrutant directement en Premier League, notamment à West Ham. Une situation qu’il jugeait « impensable » il y a dix ans.
Le vestiaire d’Arsenal conquis
L’enthousiasme ne vient pas seulement des bureaux. Dans le vestiaire, Christos Tzolis a aussi frappé fort. Le défenseur Ben White a raconté le choc ressenti lors de la préparation estivale.
« Christos a été incroyable », a expliqué l’international anglais. « Il est arrivé, a fait tous les tests, et il a battu tout le monde. Il s’intègre vraiment très bien et tout le monde est très content de l’avoir ici. »
Un message clair : physiquement, le Grec s’est immédiatement mis au niveau – voire au-dessus – d’un champion d’Angleterre.
Les témoignages concordent : attitude irréprochable, exigence maximale, adaptation express. Exactement le profil recherché par un Arsenal qui veut rester au sommet en Premier League et franchir un cap en Europe.
Déjà candidat au titre de recrue de la saison ?
L’écho dépasse maintenant les frontières du club. Sur sa chaîne YouTube, Rio Ferdinand s’est déjà mouillé. Pour l’ancienne légende de Manchester United, Tzolis pourrait bien être la recrue de la saison en Angleterre.
« Qui est le meilleur transfert du mercato ? D’après ce que j’ai vu jusqu’ici, je vais dire Tzolis », a lancé Ferdinand. Il a souligné le montant du transfert – environ 35 millions de livres – et le profil du joueur : un ailier vif, déroutant, doté d’une belle vision du jeu et capable de prendre les bonnes décisions dans le dernier tiers. Pour lui, Arsenal a réalisé « une excellente opération » et il n’hésite pas : en termes de valeur et d’impact, il en fait son favori pour le titre de recrue de la saison.
Le tableau est flatteur. Un président fier de son travail, un vestiaire conquis, une direction qui se félicite de son pari et des consultants séduits par ses premières sorties.
Reste maintenant la scène qui compte vraiment pour un club comme Arsenal : la Ligue des champions. Si Christos Tzolis confirme ce début fracassant face à l’Europe entière, on ne parlera plus seulement d’un “bon coup” du mercato, mais peut-être de l’un des joueurs clés d’une nouvelle ère à l’Emirates Stadium.



