Chelsea termine la saison sans trophée ni Europe
La saison s’achève dans un soupir pour les Blues. Une défaite 2-1 sur la pelouse de Sunderland, un dimanche gris, et le couperet tombe : dixième place en Premier League, aucune Coupe d’Europe au programme la saison prochaine. Rideau sur une campagne trop irrégulière pour espérer mieux.
Pour Calum McFarlane, intérimaire sur le banc lors du dernier tronçon de la saison, ce n’était certainement pas le scénario rêvé pour tirer sa révérence. Il espérait un dernier élan, une victoire pour remercier un public resté fidèle, et offrir au club un billet continental. Il repart avec la frustration d’un rendez-vous manqué.
Le technicien n’a pas cherché à masquer la déception partagée avec les tribunes. Le vestiaire sait qu’il a laissé passer une chance. Les joueurs ont senti le soutien, surtout dans ces dernières semaines où chaque match ressemblait à une finale. L’équipe avait besoin de victoires, le public a répondu présent. Le terrain, lui, n’a pas toujours suivi.
Car tout n’a pas été sombre sous la direction de McFarlane. Dans les grands rendez-vous, Chelsea a parfois rappelé ce qu’il pouvait être. Un nul solide 1-1 à Anfield face à Liverpool. Une finale de FA Cup à Wembley perdue de justesse contre Manchester City, où les Blues ont tenu tête au champion jusqu’au bout. Ces affiches ont servi de vitrine : à leur meilleur niveau, ces joueurs peuvent rivaliser avec l’élite.
Le problème, c’est que ces éclairs sont restés trop rares. Surtout après la mi-saison. Le potentiel, visible par séquences, ne s’est jamais mué en série, en dynamique, en identité claire. Une équipe capable d’accrocher Liverpool chez lui et de bousculer City en finale ne peut pas se contenter d’une dixième place sans se poser de sérieuses questions.
McFarlane, lui, ne doute pas de la matière première. Il parle d’un groupe doté d’une vraie qualité, capable d’affronter « n’importe qui en Europe » quand il est dans le bon état d’esprit. Il voit des joueurs de talent, blessés dans leur orgueil, mais encore réceptifs. Il insiste aussi sur le respect mutuel construit en un peu plus d’un mois de travail commun, 31 jours à tenter de recoller les morceaux et de remettre le club sur des rails plus stables.
La suite, désormais, porte un nom : Xabi Alonso. L’Espagnol doit prendre officiellement les commandes au début du mois de juillet. Sa réputation le précède, celle d’un entraîneur moderne, précis, exigeant, bâtie dans le prolongement d’une carrière de milieu de terrain d’exception au très haut niveau. Dans un vestiaire qui a parfois manqué de repères et de continuité, son arrivée fait figure de repère fort.
McFarlane, qui doit rester dans le staff, se projette déjà. Il dit attendre avec impatience ce que le nouveau manager va apporter au club, convaincu que ce groupe, correctement encadré, peut enfin trouver la constance qui lui a tant fait défaut. Les références sont là : Anfield, Wembley, ces « flashes » de haut niveau qui laissent un goût d’inachevé, mais aussi une promesse.
La saison se termine sans Europe, sans trophée, avec un classement qui ne correspond ni aux ambitions du club ni à la valeur affichée dans les grands soirs. Reste une question brûlante : sous la main d’Alonso, ces éclairs deviendront-ils enfin la norme plutôt que l’exception ?



