Chelsea privé de Maxence Lacroix jusqu’en 2025 : un coup dur pour la défense
La soirée de coupe contre Liverpool devait tester les nerfs de Chelsea. Elle a surtout brisé l’un de ses piliers. Maxence Lacroix ne rejouera pas avant la fin de l’année civile, victime d’une grave blessure musculaire qui rebat brutalement les cartes dans la défense de Xabi Alonso.
Une blessure qui change tout
Mercredi, en Carabao Cup, la rencontre bascule pour le Français juste avant la pause. Sur une course pour suivre Cody Gakpo, Lacroix s’arrête net, la main immédiatement levée vers le banc. Pas de choc, pas de duel spectaculaire. Juste ce geste que tous les entraîneurs redoutent : celui du joueur qui sait que quelque chose a lâché.
Contraint de quitter la pelouse avant la mi-temps, le défenseur central assiste depuis le bord du terrain à l’élimination de son équipe aux tirs au but. La mauvaise nouvelle ne fait que commencer.
Selon talkSPORT, les examens ont révélé une déchirure de grade 3 aux ischio-jambiers. Le genre de blessure qui ne se règle pas avec quelques jours de repos. On parle de huit à douze semaines d’absence. Autrement dit, Chelsea doit désormais envisager un long hiver sans celui qui était devenu l’homme de base de son arrière-garde.
Le discours d’Alonso rattrapé par la réalité médicale
Face aux médias vendredi, Xabi Alonso avait tenté de garder un ton mesuré. Le coach espagnol annonçait alors que Lacroix manquerait les prochains rendez-vous, sans imaginer l’ampleur réelle du problème.
« Max a eu une blessure et nous pensons qu’il ne sera pas prêt avant la trêve internationale », expliquait-il. « Il sera absent quelques semaines. »
Quelques semaines, croyait-il. Les rapports médicaux détaillés ont vite douché cet optimisme. Le diagnostic précis – déchirure de grade 3 – repousse tout retour bien au-delà de la trêve de novembre. La saison de Lacroix n’est pas compromise, mais son année 2024 avec Chelsea est pratiquement terminée.
Le soldat le plus utilisé tombe au plus mauvais moment
Pour Alonso, c’est un problème tactique majeur. Arrivé cet été en provenance de Crystal Palace, Maxence Lacroix s’était imposé sans discussion possible dans le onze. Inamovible, indiscutable, indispensable.
Avant cette soirée cauchemar face à Liverpool, aucun joueur de l’effectif n’avait passé plus de temps que lui sur la pelouse. Il avait disputé l’intégralité de sept des huit premières rencontres de Premier League et avait débuté tous les matches de Carabao Cup. Un métronome défensif, toujours là, toujours aligné.
Le perdre maintenant, c’est retirer la pièce maîtresse d’un puzzle encore en construction. Chelsea n’avait pas seulement trouvé un bon défenseur : le club tenait un repère, un point fixe autour duquel organiser sa ligne arrière. Ce repère disparaît au moment où le calendrier se durcit.
Une infirmerie qui se remplit au pire moment
Le cas Lacroix ne vient pas seul. À Stamford Bridge, la salle de soins ne désemplit pas. Reece James poursuit sa rééducation après une opération légère au genou. Joao Pedro, lui, doit déjà composer avec plusieurs semaines d’absence en raison d’un problème à la cuisse.
Chaque nom ajouté à cette liste réduit les options d’Alonso, qui voit sa marge de manœuvre fondre alors que les matches s’enchaînent. Réorganiser, bricoler, tenter des associations inédites : le technicien espagnol va devoir faire preuve d’imagination. Et vite.
Un hiver sans filet pour Chelsea
Car le calendrier ne fera aucun cadeau. La blessure de Lacroix devrait le priver d’environ dix rencontres toutes compétitions confondues. Dix matches sans le défenseur le plus utilisé depuis le début de saison, au cœur d’une période où chaque faux pas se paie cher.
Le premier test arrive immédiatement : Manchester United, pour lancer cette séquence avec une défense remodelée sous la pression. Derrière, décembre s’annonce brutal, presque sans respiration, avec notamment des rendez-vous brûlants face à Liverpool et Manchester City.
Chelsea devra traverser cette tempête sans son patron défensif. À Alonso de trouver, au sein de son vestiaire, celui qui acceptera d’endosser ce rôle laissé vacant. La saison bascule souvent en hiver : la question est désormais simple. Les Blues survivront-ils à ces semaines sans Maxence Lacroix, ou y laisseront-ils leurs ambitions ?



