Championship : premiers signaux et performances des clubs
Quatre journées seulement, et déjà quelques lignes de force qui se dessinent en Championship.
En haut, trois clubs ont appuyé très fort sur l’accélérateur : Swansea, QPR et Charlton pointent tous à 10 points. Swansea dégage une vraie maîtrise, QPR aussi, même si ce championnat a l’habitude de briser des élans trop précoces. Charlton, lui, pourrait bénir ce départ canon quand la bataille pour le maintien s’intensifiera au cœur de l’hiver.
West Ham, bousculé sur ses trois premiers matches, a enfin donné un coup de poing sur la table en corrigeant Wolves. Un rappel clair : le club reste candidat assumé à la montée automatique.
À l’autre bout du tableau, le décor est bien plus sombre. Preston a perdu ses quatre rencontres. Burnley, toujours sans victoire, patine déjà. Stoke City reste collé dans la zone rouge.
Top 8 actuel :
- Swansea (10 pts)
- QPR (10 pts)
- Charlton (10 pts)
- Wolves (7 pts)
- Boro (7 pts)
- Bristol City (7 pts)
- West Brom (7 pts)
- Birmingham (6 pts)
Derniers :
- Stoke City (3 pts)
- Burnley (2 pts)
- Preston NE (0 pt)
La saison est encore un brouillon, mais certains clubs écrivent déjà les premières lignes de leur scénario.
Tottenham : un mois de septembre pour faire le plein
Pas de Coupe d’Europe, un effectif quasiment figé en attendant le dénouement du dossier Richarlison : Tottenham aborde septembre avec un calendrier allégé, mais stratégique.
Quatre matches pour l’équipe masculine, dont un déplacement piégé à Anfield en EFL Cup. Un mois charnière pour Roberto De Zerbi, dont l’équipe a montré des choses intéressantes contre Newcastle… sans prendre le moindre point. Ce mois doit servir à engranger avant un octobre plus brutal.
Calendrier de Tottenham (hommes)
- Forest (5 septembre)
- Everton (12 septembre)
- à Liverpool, EFL Cup (15 septembre)
- Villa (19 septembre)
Chez les femmes, la saison démarre ce week-end face à West Ham. Ensuite, deux déplacements, à Liverpool puis à Palace, avant d’entrer dans les coupes. L’été a été agité : des cadres comme Beth England et Molly Bartrip sont parties. Nouveau visage, nouveaux repères, mêmes attentes.
Calendrier de Tottenham (femmes)
- West Ham (6 septembre)
- à Liverpool (13 septembre)
- à Palace (20 septembre)
- West Ham, League Cup (23 septembre)
- Villa (27 septembre)
- à Brighton, League Cup (30 septembre)
Un double chantier, donc : capitaliser pour les hommes, se réinventer pour les femmes. Septembre dira si ce Tottenham nouvelle version tient la route.
Marché des transferts : Tottenham sort le chéquier, De Zerbi hérite d’un effectif remodelé
Le verdict tombe : une fenêtre de transferts notée B+.
La direction de Spurs a clairement armé son entraîneur. Plus de 300 millions de livres investis pour retaper un groupe qui a flirté avec la relégation la saison passée. Des départs lourds, comme Cristian Romero et Guglielmo Vicario, mais surtout un signal fort avec l’arrivée de Mateus Fernandes, recrue majeure censée incarner une nouvelle ère.
Le club a aussi flairé quelques bonnes affaires : Marcos Senesi et Andy Robertson recrutés libres, une opération qui sent la maîtrise et l’opportunisme. Sur les ailes, Tottenham a payé le prix fort pour Savio, attendu pour apporter du tranchant et de la qualité. Omar Marmoush intrigue, profil intéressant, alors que l’arrivée de Mykhailo Mudryk interroge. De Zerbi peut-il le relancer ? Et si oui, quel bénéfice réel pour Tottenham sur le long terme ?
Au milieu, l’arrivée de Sandro Tonali pèse lourd. Sur le papier, tout converge vers un mercato réussi. Désormais, la pression se déplace sur le banc : à De Zerbi de transformer ce potentiel en résultats.
Tout n’inspire pourtant pas la même confiance. Le départ définitif de Will Lankshear laisse un goût d’inachevé. Une gestion par prêts semblait possible, Tottenham s’est finalement contenté d’une clause de revente intéressante, mais le sentiment d’avoir laissé filer un potentiel demeure.
Dans les buts, les doutes persistent. Martin Dubravka ne devrait pas constituer une vraie menace pour Antonin Kinsky, dont la fiabilité reste loin de faire l’unanimité. L’impression domine que le club a laissé passer une occasion d’élever franchement le niveau au poste de gardien.
Une chose est sûre : l’effectif n’a plus d’excuse sur le plan du recrutement. La question, désormais, est simple et brutale : ce Tottenham-là va-t-il enfin jouer à la hauteur de son investissement ?



