Champions League 2026/27 : Le club en quête de gloire
La déception de Budapest est encore fraîche. Une séance de tirs au but perdue face au Paris Saint-Germain, une deuxième finale de Champions League en deux ans envolée au bout de la nuit hongroise. Mais le club revient à la table des géants, porté par un premier titre de Premier League depuis 2004 et une quatrième qualification consécutive pour la plus grande scène européenne.
Un format désormais installé
La Champions League ne reviendra pas en arrière. Le format à 36 équipes, avec phase de ligue, remplace définitivement l’ancien système de groupes à 32 clubs. La version 2025/26 a servi de confirmation : huit matchs pour chaque équipe, huit adversaires différents, quatre rencontres à domicile, quatre à l’extérieur.
L’arithmétique est simple, la pression beaucoup moins. Les huit premiers de cette ligue géante filent directement en huitièmes de finale. Les clubs classés de la 9e à la 24e place doivent passer par un barrage aller-retour pour décrocher leur billet pour le top 16. Un long chemin, sans filet.
Deux places supplémentaires sont réservées aux championnats les plus performants de la saison précédente. En 2024/25, l’Angleterre et l’Espagne ont dominé le classement collectif, offrant un ticket de plus à la Premier League et à la Liga.
Dans ce nouveau paysage, le club a déjà laissé son empreinte : en 2025/26, il a terminé en tête de la phase de ligue, avec huit victoires en huit matchs. Une première depuis l’instauration du format. Une référence, et une cible.
Cinq clubs anglais, cinq espagnols : l’armada est en place
La Premier League enverra cinq représentants. Le club sera accompagné de Liverpool, Manchester City, Manchester United et Aston Villa, tous qualifiés grâce à leur place dans le top 5 du championnat.
La Liga répond avec la même puissance de feu : Real Madrid, Barcelona, Atletico Madrid, Villarreal et Real Betis composent le contingent espagnol. Deux ligues, dix clubs, une influence écrasante sur la compétition.
L’Italie et l’Allemagne alignent chacune quatre équipes. Depuis la Serie A arrivent Napoli, Inter Milan, AS Roma et Como. La Bundesliga sera représentée par Bayern Munich, Borussia Dortmund, RB Leipzig et Stuttgart.
La France compte trois clubs : le champion d’Europe en titre Paris Saint-Germain, accompagné de Lens et Lille. Les Pays-Bas placent deux équipes, PSV et Feyenoord, respectivement champion et dauphin d’Eredivisie.
Le Portugal envoie Porto et Sporting Lisbon, la Turquie Galatasaray, la Tchéquie Slavia Prague, l’Ukraine Shakhtar, tandis que Club Brugge portera les couleurs de la Belgique. Tous ont validé leur billet en remportant leur championnat national ou via leur position en ligue.
Les sept dernières places sont réservées aux rescapés des tours préliminaires. Cinq viendront de la “voie des champions”, qui rassemble les vainqueurs de 42 championnats nationaux. Les deux autres sortiront de la voie des clubs non champions (deuxièmes, troisièmes ou quatrièmes de leurs ligues). Les qualifications s’achèveront le 26 août, veille du tirage au sort de la phase de ligue.
Un chapeau 1 qui dit tout du statut
Les règles du tirage sont claires. Impossible d’affronter un autre club de Premier League en phase de ligue. Le club évitera donc Liverpool, Manchester City, Manchester United, Aston Villa, ainsi que les autres représentants anglais potentiels à ce stade.
Le chapeau 1, déjà figé, a des allures de carré royal. On y retrouve Paris Saint-Germain, Bayern Munich, Real Madrid, Liverpool, Inter Milan, Manchester City, Barcelona, Atletico Madrid… et le club, solidement installé parmi les poids lourds européens grâce à son coefficient UEFA.
Le chapeau 2 promet déjà des affiches musclées : Borussia Dortmund, AS Roma, Sporting CP, Porto, Club Brugge, Real Betis, PSV Eindhoven, plus Aston Villa et Manchester United.
Le chapeau 3 rassemble Feyenoord, Lille, Napoli, RB Leipzig, Villarreal, Shakhtar Donetsk et Galatasaray. Lens et Como sont pour l’instant assurés d’être en chapeau 4, tandis que Slavia Prague, Stuttgart et les sept qualifiés restants basculeront soit en chapeau 3, soit en chapeau 4 selon leur coefficient.
Le principe est limpide : le club affrontera deux équipes de chaque chapeau, une à domicile, une à l’extérieur. Autre contrainte, cruciale pour l’équilibre de la ligue : aucune équipe ne peut se retrouver face à plus de deux adversaires du même pays.
Les barrages de qualification sont en cours, les scores se jouent en ce moment même sur deux manches. La liste définitive des participants, et donc la composition finale des chapeaux, sera arrêtée le 26 août.
Le jour du tirage, puis la course folle
Le rendez-vous est fixé : jeudi 27 août 2026. Ce jour-là, le club découvrira ses huit adversaires de la phase de ligue. Huit noms, huit voyages, huit ambiances, et sans doute quelques déplacements brûlants sur des pelouses où la Champions League fait vibrer les tribunes depuis des décennies.
Le calendrier, lui, ressemble à un marathon condensé. Les journées de ligue sont programmées les 8-10 septembre, 13-14 octobre, 20-21 octobre, 3-4 novembre, 24-25 novembre, 8-9 décembre, puis, après la trêve, les 19-20 janvier et 27 janvier.
Les choses sérieuses continueront très vite derrière. Le tirage au sort des barrages pour les places en huitièmes aura lieu le 29 janvier 2027, avec des confrontations aller les 16-17 février et retour les 23-24 février.
Ensuite, le sprint final prendra forme d’un seul bloc : tirage des huitièmes, quarts, demi-finales et finale le 26 février 2026. Une date qui fixe déjà le chemin entier jusqu’au trophée. Les huitièmes se joueront les 9-10 et 16-17 mars, les quarts les 6-7 et 13-14 avril, les demi-finales les 27-28 avril et 4-5 mai.
Et puis, l’ultime rendez-vous. La finale, le 5 juin 2027, au Wanda Metropolitano, à Madrid. Un stade déjà habitué aux grandes nuits européennes, une ville qui vit pour ce genre de rendez-vous.
La question est simple, brutale, inévitable : après avoir tutoyé le titre et dompté la Premier League, le club reviendra-t-il à ce dernier match, cette fois pour ne plus laisser la coupe lui échapper ?




