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Carbery forfait face à UCC : un calendrier impitoyable

Carbery disputera bien le championnat « proprement dit » pour la première fois depuis 2022. Sur le papier, c’est une bonne nouvelle. Dans la réalité, la route s’est ouverte sur un forfait qui laisse un goût amer et une vraie inquiétude pour l’avenir de la section divisional/colleges.

Carbery devait affronter UCC ce week-end. Le match n’aura pas lieu. Pas faute d’envie, insiste l’entraîneur de la formation universitaire, Johnny Clifford.

Jeudi matin, au micro de The Echo, il a déroulé le casse-tête qui a fini par étouffer toute possibilité de présenter une équipe.

« Nous sommes exactement dans la même situation que les hurlers de UCC pour leur match, a-t-il expliqué. Les hurlers ont pu aligner une équipe. De notre côté, nous avons tout essayé. »

Le problème n’avait rien de théorique. Il était brutalement concret : un calendrier saturé, des règles strictes, et des joueurs tirés dans tous les sens.

Clifford détaille : enchaînement de fixtures de clubs sur le week-end, chocs de dates avec des engagements en Kerry et Tipperary, et cette fameuse règle des « four man rule » limitant le nombre de joueurs qu’UCC peut nommer. Ajoutez à cela les obligations avec les clubs d’origine, et la conclusion s’impose : impossible de rassembler un panel digne de ce nom.

« C’est aussi simple que ça », lâche-t-il. Simple dans l’énoncé, dévastateur dans les conséquences.

L’entraîneur insiste : UCC n’a pas levé le pied. Loin de là.

« Nous avons fait de notre mieux. Vous essayez de contacter chaque joueur autour de UCC pour jouer, mais les effectifs n’y étaient pas. Chaque joueur a été contacté, chaque option explorée. Ce n’est pas faute d’efforts. »

Même les catégories U21 ont pesé dans la balance, avec des matches de clubs programmés ce week-end. Une couche de plus sur un millefeuille déjà ingérable.

« Un autre week-end, avec un autre ensemble de circonstances, et nous n’aurions aucun problème à jouer ce match », estime Clifford.

Cette fois, la montagne était trop haute.

« C’est décevant pour tout le monde. C’est vraiment déchirant. On ne veut jamais se retirer d’un match de championnat, mais la situation était inévitable. Nous avions plus de 40 noms sur une liste et malgré ça, nous n’avons pas pu avoir assez de joueurs disponibles. C’est le signe des temps. »

Derrière ce forfait, une alarme retentit. La place et la viabilité à long terme de la section divisional/colleges vont, une nouvelle fois, revenir au centre du débat. Historiquement, lorsque UCC est porté par des joueurs de niveau comté, le college a souvent bousculé des équipes bien plus installées dans la hiérarchie.

« UCC a une fière tradition. Je pense toujours qu’il y a un avenir pour le college, mais il nous faut une vraie fenêtre pour jouer. Difficile à dire pour le moment », admet Clifford, lucide mais pas résigné.

Pendant que UCC panse ses plaies, Carbery se retrouve avec un week-end soudainement libéré. Un cadeau empoisonné ? Peut-être.

Le groupe s’était préparé sérieusement pour ce duel. Dans le vestiaire, personne ne prenait les étudiants de haut. UCC était vu comme un adversaire dangereux, capable de sortir un grand match sur un coup de chaud, surtout avec quelques renforts de qualité.

Le plan de match, les vidéos, les séances ciblées… tout cela part à la poubelle, remplacé par une autre préoccupation : comment garder le rythme alors que les quarts de finale approchent ?

Carbery n’avait plus atteint ce stade depuis 2022, année où la route s’était arrêtée face à Ballincollig. Deux ans plus tard, les voilà de retour dans le grand bain, mais portés par un forfait plutôt que par un exploit sur le terrain.

Reste à savoir si ce week-end sans opposition deviendra un tremplin ou un trou d’air au moment où la pression du championnat va, elle, monter d’un cran.